Interview Forest In Blood


Forest In Blood
Genre : Metal, Hardcore, Trash
Ville d’origine : Paris
Nouvel Album : Pirates
Sortie : 29 octobre 2018
Label : KungfuCrew Records
 

Tracklist :
1- Seul Au Large
2- My Dues
3- Black Parrot
4- Calme Et Tempetes
5- Legacy
6- No Redemption
7- The Code
8- 1518
8- The Descendants
10- James
11- Path Of The The Dead


Membres :

Elie : Chant
Hervé : Guitare
Barthélemy : Guitare
Pierre : Basse
Nech: Batterie


Lyrics video « Legacy »


Time lap du dessin de la pochette



« Ça fait 12 bières que je bois, tu t’attendais à quoi ! »

Christophe Favière pour boosteleson.com


Certaines interviews sont un peu… Comment dire… Pas vraiment fun.  Celle d’aujourd’hui a été… Comment dire… N’importe quoi du début à la fin. Rencontre avec deux déconneurs patentés, j’ai nommé Barthélemy et Hervé, les deux guitaristes de Forest In Blood à l’occasion de la sortie de leur nouvel album « Pirates ».

Comment définissez-vous votre musique ?
Barthélemy : Bonne question ! Putain je sèche !
Hervé : Comme une sorte de crossover de Metal et de Hardcore avec des touches de Trash.
Barthélemy : Et pas que, j’ajouterais aussi de légères touches de progressif.

Pourquoi ce style, ce sont les influences de chacun ?
Hervé : Effectivement, pas un dans le groupe n’écoute la même chose.
Barthélemy : Tous les autres écoutent de la merde ! C’est vrai que chacun écoute des trucs différents, par exemple moi j’écoute très peu de Hardcore, mais nous avons tous les mêmes influences fondamentales.
Hervé : Comme Slayer.
Barthélemy : En fait je dirais le Power Metal.
Hervé : Un groupe comme Pantera est le parfait exemple.
Barthélemy : Hatebreed aussi. Du coup lorsqu’on écrit, cela se ressent. Même si nous n’avons pas la prétention d’arriver à leur niveau !

Je trouve un petit côté Punk Metal à la Suicidal Tendencies aussi, je me trompe ?
Barthélemy : C’est vrai que dans les solos, les chœurs, cela peu se ressentir.

Dans le phrasé aussi.
Hervé : Oui, pour cet album, Élie a chanté un peu différemment. Habituellement, il hurle plus, il est plus dans la puissance. Là, il a essayé de poser un peu plus sont chant.
Barthélemy : C’est plus rythmé au niveau du chant. Mais ce sont les influences d’Elie. Il vit dans un environnement différent du nôtre, il n’aime pas les mêmes choses que nous. Hormis Slayer, il n’aime pas trop les hurleurs.
Hervé : En fait il kiff le phrasé de Tom Araya, les premiers Sepultura et Death.
Barthélemy : Du coup il n’a pas la même approche que nous.
Hervé : On ne peut pas lui demander de faire « Arrrrrrrrrrrrrrrg » pendant super longtemps.

Alors sachez que les onomatopées, c’est super chiant à retranscrire.
Hervé : Si tu mets RHRHRHRHR (Rires) !
Hervé : Blague à part, tout cela fait qu’il ne chante pas comme tous les autres. Il a vraiment son style à lui.

Musicalement, nous ne sommes pas loin du Mathcore par moments.
Hervé : C’est vrai que lorsqu’on compose, on pense en même temps à la rythmique, on imagine tout de suite la batterie. En général pour chaque morceau, il y a quatre essais de batterie différents, comme ça nous pouvons choisir la plus saccadée. Par exemple, le premier morceau, « Seul Au Large », a vraiment été pensé pour donner une sensation de roulis de bateau.

L’arrivée de Denis Grrr, le dessinateur de la pochette va largement perturber cette interview déjà compliquée tant les deux guitaristes de Forest In Blood ont l’air « fatigués » de leur journée de promo…

Denis : Encore au coca Bart’ ?
Barthélemy : heu, oui, oui (en écartant la bouteille de rhum) ! Mais va au bar, prends toi un verre sur notre compte.
Denis : Encore l’argent de la drogue ?
Hervé : On en était où ? Question numéro quatre ?
Barthélemy : Non, 421 !
Denis : Qui a eu cette idée de merde pour la pochette ?
Barthélemy : Ouais, en plus il y a un bout qui est coupé !
Denis : Oui, d’ailleurs il faut qu’on en parle !
Barthélemy : Je pense que je vais pouvoir m’excuser pendant de très nombreuses années !
Denis : Mais non ! Tu sais quoi, on va faire un très, très beau vinyle.
Hervé : Nous n’avons pas prévu d’en faire.
Denis : mais si, on va niquer Mr Tonr de Providence !
NDR : Tonr joue dans le groupe de Hardcore Parisien Providence, et accessoirement réalise des pochettes de vinyles absolument superbes.
Barthélemy : Ah oui, carrément !
Denis : Non, mais il faut que ce soit un bel objet.
Barthélemy : Arrête, il fait du bon boulot.
Hervé : Il fait du TRES bon boulot !
Denis : C’est pour ça que j’aimerais bien bosser avec lui.
Hervé : On espère bien être partenaire.
Barthélemy : Bon, on a bien foutu la merde dans ton interview ?
Hervé : Allez, on enchaîne !

C’est comme vous voulez ! Vous avez fait une pause depuis le dernier six titres en 2010 ?
Hervé : Oui, on s’est un peu perdu dans la façon de faire de la musique, puisque nous avons carrément arrêté !
Barthélemy : Nous avons fait de la musique différemment, Chacun chez sois !
Hervé : L’idée du concert de reformation était une super opportunité de rejouer, mais il est vrai que durant toutes ces années, c’était terminé la musique. La famille, le boulot, nous nous sommes retrouvés rattrapés par les problèmes du quotidien.

Ce fameux concert, c’était pour les 20 ans du groupe, comment pensez vous avoir évolué musicalement ?
Hervé : Nous n’avons pas vraiment réfléchi à cette évolution. Nous jouons la musique que l’on aime. Mais on se rend compte que maintenant c’est tout de même beaucoup plus lent, même si il y a tout de même quelques titres vénères !
Barthélemy : On vieillit !
Hervé : C’est un fait ! On aime plus les mêmes choses.
Barthélemy : Et puis je pense que nous avons commencé à asseoir notre style.
Hervé : C’est-à-dire que nous avons fait de la musique qui nous ressemblait sans vraiment y réfléchir. Le fait d’écrire sur une courte période nous a poussé à aller à l’essentiel.
Barthélemy : C’est vrai, nous étions un groupe à répèt’. On se tapait des tonnes de répèt’ avant de pondre un morceau. Suite au break, nous avons formé Apocalypse Now et signé sur un label Hollandais. Nous avons beaucoup tourné en Europe, très peu en France. Nous étions sur du Metal Hardcore très très bourrin, et le dernier album du groupe était vraiment la quintessence du bourrin-Trash-Hardcore ! Et puis après, tu te dis « j’ai fait ce que je voulais, et maintenant ? ».  Du coup tu fais une pause, et lorsque tu reviens, tu écoutes du Mastodon, de la Folk, Shawn James, des trucs différents quoi !
Denis : Du Cajun !
Barthélemy : Oui, le pire c’est que c’est vrai ! Tout ça fait que tu as moins envie de faire du gros bourrin.
Hervé : Même si les riffs sont assez agressifs, nous ne sommes plus dans le gros bourrin. Je pense que nous avons vraiment trouvé notre style. Tout est arrivé naturellement.
Barthélemy : Voilà, cela correspond à ce que nous sommes aujourd’hui. Ce que l’on aime et ce que l’on écoute.

Et humainement ?
Barthélemy : Humainement ? C’est bande de gros connards ! (rires) Une bande de gros blaireaux !
Denis : Je confirme !
Barthélemy : Non, nous sommes de vieux potes de 20 ans, donc même si nous sommes crétins, cela ne change pas.

Vous n’avez donc pas coupé le contact durant votre break ?
Barthélemy et Hervé en chœur : Pas du tout !
Hervé : Nous sommes aussi liés par certains liens familiaux.
Barthélemy : Oui, nous sommes consanguins !
Denis : Cajun quoi ! (rires)

C’est un challenge ? Placer le maximum de fois le mot Cajun dans une interview ?
Barthélemy : Oui, mais juste pour toi !
Denis : Et puis il faudrait introduire le triangle dans le groupe.
Hervé : Et puis du banjo !
Barthélemy : Quoi, c’est bien le banjo !
Denis : Je veux bien faire le triangle !

Retrouver ses marques n’a pas posé de problème ?
Hervé : Ça a été assez facile.
Barthélemy : Naturel.
Hervé : J’ai eu pas mal d’autres expériences avec d’autres groupes. Mais quant tu joue avec des mecs depuis dix ans, tu sais comment ils fonctionnent, où est ta place, il y a des automatismes. De plus, comme nous sommes aussi de vrais bons amis, il y a moins de problème à se dire les choses, ça élimine les conflits tout de suite. C’est aussi pour ça que nous avons été aussi rapides sur les compos.
Barthélemy : nous avons été efficace.

Justement, comment vous fonctionnez ?
Hervé : Alors sur cet album tout a été un peu différent. Avant nous travaillions les compos en répèt’. Là, nous avons travaillé via messenger. Chacun bossait de chez lui sur des morceaux, puis nous les postions sur messenger. Ensuite chacun y allait de son petit commentaire, parfois nous faisions même des votes sur facebook. Du coup arrivé en répèt’, les morceaux étaient prêts et chacun savait ce qu’il avait à faire.
Barthélemy : Il y avait même des plans de batterie à la bouche ! Tadatadatatata ! À toi de retranscrire (rires) !

Donc c’est une vraie démocratie ?
Hervé : Non ! C’est une démocratie dirigée. Chacun défends son morceau. Il y a des choses acceptables et d’autres non. Lorsque tu composes, tu as ton idée, tu la défends, mais tu sais aussi que cela fait partie du jeu si ça ne plaît pas forcément aux autres. Il faut que tout le monde y trouve son compte artistiquement.

« Pirates » est un concept album, vous pouvez nous en parler ?
Barthélemy : Oui, si tu as une demi-heure !

Justement je n’ai qu’une demi-heure, et le dessinateur m’en a déjà bouffé la moitié !
Barthélemy : Ben oui, il est chiant ce type !
Denis : Non pas du tout !
Hervé : Pour en revenir au concept, effectivement, tout a été écrit autour de la piraterie. Au départ, nous avons écrit le concept. Puis nous avons imaginé la pochette que Denis a dessinée. Et ensuite nous avons écrit les textes. Si tu prends la première chanson « Seul Au Large », c’est un voyage dans la mer.
Barthélemy : Dans les huîtres !
Denis : Et les moules !
Hervé : Putain, mais comment tu veux faire une interview sérieuse avec des mecs comme ça ! Je vais aller boire des bières moi si ça continue.
Barthélemy : Nous sommes assez vieux jeu, on aime bien écouter un album du début à la fin contrairement aux jeunes qui n’écoutent qu’un ou deux titres. Donc comme nous sommes vieux, nous avons fait un truc de vieux qu’on aime. Les deux morceaux « Seul Au Large » et « Calme Et Tempête » sont deux poses dans l’album, mais, en même temps ils invitent à aller plus loin dans l’album.

Et donc l’histoire !
Hervé : D’abord il y a ce premier titre, avec le roulement de la batterie, tu as vraiment la sensation de commencer un voyage sur un bateau. Ensuite il y a l’histoire de ce marin, qui s’en va en guerre pour ne pas payer ses dettes. Puis tu finis sur sa chute avec le morceau « Path Of The Dead » où là, le type se retrouve dans l’eau, son bateau fracassé autour de lui. C’est le dernier pirate, tous les autres sont morts. Ce disque raconte l’histoire de tous ces pirates. Celui au bar poursuivi par ses problèmes d’alcool, celui qui pense à la religion, le perroquet noir affirmant sa différence, le titre « The Code » nous parle du code de la piraterie.

C’est Élie (le chanteur) qui écrit tout ?
Barthélemy : Hervé a écrit « Path Of The Dead » et moi « James ». Pour le reste, Élie se charge des textes. Le challenge, c’était d’apporter notre imaginaire dans ce monde de la piraterie, et de faire des parallèles avec l’histoire actuelle. La piraterie était un contre-pouvoir très puissant, et ce fut les premiers à apporter une notion de démocratie. Et malheureusement c’est encore d’actualité.

Tu parles de l’actualité en France ?
Hervé : Tu as ton gilet jaune ?
Barthélemy : Non, je n’ai que mon slip qui est jaune ! Mais il était blanc à 11 heures.

Pourquoi deux titres en Français ?
Barthélemy : La piraterie c’est Français-Anglais, regarde Surcouf, bon ok, lui c’était un corsaire, mais il arrivait bien à mettre la mine aux Anglais en leur parlant Français. Donc pour nous la piraterie c’est Français-Anglais. Même s’il y avait quelques Hollandais qui traînaient par là.

Pour la scène, vous retravaillez les morceaux ?
Hervé : Non. Nous avons déjà travaillé la setlist, il fallait aussi inclure de vieux morceaux incontournables pour notre public. Mais on joue les titres tels quels.

Justement, à l’annonce de votre reformation, quelles ont été les réactions ?
Barthélemy : Plein de beauferies ! On a reçu plein de bouteilles de rhum (rires) ! Non, mais bizarrement, il y a encore plein de gens qui nous aiment, nous sommes ce que j’appelle la Madeleine de Proust de nos copains voyous. Lorsqu’ils nous réécoutent, ça leur rappelle leurs 20 ans !

Et ils ont accroché à ce nouvel album ?
Barthélemy : Oui, nous avons eu de supers bons retours.
Hervé : Mais nous avons aussi touché un nouveau public.
Barthélemy : Oui, les grands-mères avec ces histoires de pirates (rires) !
Hervé : Mais tu dis n’importe quoi !
Barthélemy : Ben oui ! Ça fait 12 bières que je bois, tu t’attendais à quoi (rires) !
Denis : Mais rentre chez toi !

Ça va me faire une bonne interview !
Barthélemy : Donc Hervé, tu disais que l’on touchait quel public à part les enfants (rires) ?
Hervé : Oui, nous avons un nouveau public en plus de nos vieux fans. D’ailleurs nous allons faire une tournée juste pour les EPAD (NDR : maisons de retraites) !
Barthélemy : En plus ils sont subventionnés.
Hervé : Ça y est, j’en peux plus, je vais aller boire une bière et je reviens dans 10 minutes. Pour en revenir au sujet, auparavant, nous étions très orienté Hardcore. Avec cet album, nous nous rapprochons un peu plus de la scène Metal. Et les fans de Metal nous suivent beaucoup plus. Ce qui étonne ce milieu, c’est qu’un groupe de Hardcore fasse un concept album. En général, les groupes Hardcore abordent plus des sujets de société, ou des sujets de voyous, de gangster. Là avec cet album, le public accroche vraiment au concept, et nous fait de bons retours.
Barthélemy : Et puis surtout, les filles adorent le dernier morceau, même si c’est Hervé l’auteur. Ma femme la première. Comme il est plus Prog’, il parle plus aux filles.

Vous n’avez pas déjà de projets pour la suite tout de même ?
Barthélemy et Hervé : Si !
Hervé : Pour commencer, il y a le clip pour janvier. Et il y a une reprise, déjà enregistrée lors des sessions studio.
Barthélemy : Avec des surprises… Mais on ne peut pas en dire plus…
Denis : Ben il ne fallait rien dire alors !
Barthélemy : Bon, ok, c’est un chanteur Américain.
Denis : Qui va chanter ?
Hervé : Non, c’est une reprise d’un chanteur Américain.
Barthélemy : Mais avec un guest intéressant…
Hervé : Et ça c’est prévu pour février, et il y aura probablement un clip aussi pour ce titre.
Barthélemy : Et puis on bosse déjà sur la suite. Nous avons quelques pistes, quelques directions artistiques.

Ça vous a boosté ce retour ?
Hervé : Travailler de cette manière est beaucoup plus simple.
Barthélemy : Tu as un concept, tu as l’image, il te suffit de transposer l’image dans ta sonorité. On choisi les notes, les déclinaisons de ces notes, c’est-à-dire sur quelles tierces on va les jouer, et c’est parti. Nous allons aussi écrire beaucoup plus vite de cette manière. Tout le monde s’imprègne du sujet et l’on bosse plus vite. Par exemple, moi, j’écoute des trucs différents en fonction du sujet. Dont du Cajun !!!  Au final, même si nous sommes trois à écrire, il y a une unité.

Cela se ressent sur l’album, on a l’impression « d’écouter » un film.
Hervé : C’est ce à quoi nous voulions arriver. Certains journalistes nous ont demandé pourquoi avoir choisi tel ou tel single, mais nous n’avons pas choisi. Aucun morceau, isolé des autres, n’est représentatif de l’album. J’ai envie de dire aux gens : « prenez 40 minutes de votre vie, écoutez cet album en entier, et mettez-vous en tête de prendre un bateau, et vivez-le ».

La conversation revient sur la pochette de l’album. Et comme le dessinateur est présent, on ne va pas se priver pour lui poser deux ou trois questions.
Hervé : Ce qui nous a botté de bosser avec Denis, c’est le côté dessin au stylo-bille. Nous avons fait un time laps où on le voit dessiner.
Barthélemy : Et l’on voit vraiment qu’il fait nawak !
Denis : L’intérêt du Bic, c’est l’immédiateté, la spontanéité, cela correspond bien avec la musique. Même si il n’y a vraiment que la partie du bas au bic. Le reste a été fait au feutre très fin. Comme on voulait se rapprocher des gravures du XVIIIe et évoquer un peu Jules Vernes, cette technique est parfaite. Mais ça manque de gonzesses ! Il faut que j’en rajoute.

Dans le vinyle ?
Denis : Oui, dans le vinyle ! On va faire un livret de 450 pages avec pleins de dessins ! Ce sera plus un livre avec un disque au milieu (rires) !
Barthélemy : Blague mise à part, il a fait un boulot de dingue. Un mois et demi de taff !
Hervé : Mais non, il a fait ça à l’arrache sur un coin de nappe au bistrot du coin (rires) !

C’est donc ça les touches de rouge ?
Denis : Oui, en fait ce sont des tâches de rouge ! Mais tu vois, c’est bien la preuve que ces mecs racontent n’importe quoi, regarde la vidéo, ça dure deux minutes (rires) ! Non, c’est vrai qu’en tout cela a duré un mois et demi entre les croquis, les discutions et tout le reste, mais pour le dessin final, il m’a fallu une grosse semaine.
Barthélemy : Et puis il y a eu un gros travail sur le concept. Il y a eu un échange d’idées, et entre ce que nous avions imaginé et le résultat final, il y a eu un vrai travail artistique sur une œuvre globale. Et tout cela fait que nous sommes heureux du résultat car c’est un ensemble avec la musique.
Denis : Il aura suffi de cinq minutes de discutions pour comprendre que nous étions sur la même longueur d’onde, ça a matché tout de suite. Efficace quoi ! Et puis j’apprécie vraiment les pochettes de disques avec un beau dessin. Il y a trop de merdes avec des photos retouchées à mort sur photoshop. D’autant que souvent les pochettes se ressemblent. Là il y a vraiment un concept.

Ça revient pas mal les pochettes en dessin tout de même.
Denis : Oui, cela revient grâce au vinyle. Prends par exemple Mr. Tonner de ???? Record, tout est dessiné, avec des découpes, c’est super classe.
Hervé : C’est vrai qu’avec le retour du vinyle, les groupes ont envie de faire de belles pochettes avec plein de détails, comme les pochettes de Iron Maiden à l’époque.
Barthélemy : C’est ça, c’est juste fournir une belle pochette, nous ne sommes plus sur du consumériste.
Denis : Mais c’est valable pour n’importe quelle pochette, tu la regardes en CD et tu la regardes sur un vinyle, c’est un monde différent. Et puis je ne te parle même pas du son !
Barthélemy : Ouais, enfin t’emballe pas trop, le vinyle se sera pour 2019.
Denis : Oui, mais il faut qu’on s’éclate à le faire, quitte à faire de petits ajouts surprise…
Barthélemy : Des olives ?
Denis : Non, sans oignons et sans olives.
Barthélemy : Oh merde ! Je suis déçu !

Bon allez, on va réussir à la conclure cette interview ? Le petit mot de la fin ?
Hervé : Écoutez l’album en entier et d’une traite !
Barthélemy : Mangez cinq fruits et légumes par jour !
Denis : Sans pesticides ! Ça va être dur !