Hyperdump


Artiste :  Hyperdump

CD : « The Weak Man »

Label : Send the Wood

 

01 Awaken
02 History
03 The Weak man
04 The Departure
05 The Calling
06 No one can divides us
07 Forlorny
08 Incoherence
09 Massacre
10 No more
11 Revelation
12 Circling down the drain

 

Avec : Hyperdump,

Arno Strobl, 

Guillaume Bideau,

Kamel Guellil,

Drix,

Deke,

Mark Basile,

Blaze Bayley,

Fred Blanchard,

Benhanced.


Membres :
Ws : Vocals
Holyv : Guitar
Fred : Guitar
Sancho : Bass
Andrew : Keyboards
Gael : Drums


Hyperdump

Forlornly feat Mark Basile



Multi-facettes !


Interview de Ws (chant) par © Hugues Chantepie



Pourquoi un tel mode/choix d’expression artistique, le Rock/Metal ? C'est culturel chez toi ?
Ws (chant) : J’ai commencé la musique par accident à 14 ans, j’écoutais des trucs comme les Wampas et j’ai rencontré des potes ayant monté un groupe de punk et je leur ai dit pour faire le kéké : « je peux vous écrire des textes, choses que je n’avais jamais faites ! » Je suis arrivé à la première répète avec mes textes et ils m’on fait chanter ! Tout a commencé comme cela. Un jour je suis parti en Angleterre avec l’école et ma copine de l’époque avait acheté une compile et dedans il y avait Iron Maiden. Je fais beaucoup de dessin et j’ai toujours été fasciné par leurs pochettes étant gosse. J’ai donc écouté « Fear of the Dark » et dès la première note j’ai pris une claque. Cette claque est la vraie raison de mon choix pour le metal. Ce n’était pas culturel du tout, c’était plutôt Jean-Jacques Goldman, chez moi !

Pourquoi le chant finalement ?
Les choses se nourrissent, lorsque j’ai découvert Maiden, j’ai été voir le groupe et je leur ai dit : « je veux plus faire de Punk, mais du heavy Metal ». De toute façon techniquement ils ne suivaient pas pour ce genre de musique, ça s’est donc terminé tout simplement. Ensuite, plus j’écoutais de groupes de metal, plus ça alimentait mon imagination et c’est là que j’ai rencontré à 17 ans Olive et Sylvain qui sont dans le groupe aujourd’hui. On a monté notre premier combo de Heavy Metal et ensuite 2ème claque, Devin Townsend avec l’album « Infinity » et ça m’a fait exactement la même sensation que Maiden. J’avais réellement la sensation de me retrouver dans sa musique. Une fois de plus, ça a alimenté mon imaginaire. Le fait d’écouter beaucoup de musique m’enrichit et me donne encore plus le besoin de m’exprimer de cette manière.

Comment penses-tu que le groupe a évolué humainement depuis votre rencontre en 2007, une démo et trois albums ?
Depuis le début, on a toujours la même manière de travailler, mais comme on se connaît très très bien, tout est plus facile, on est finalement chacun dans la tête des autres, une véritable complicité musicale et de plus on est une famille.

Juste chanteur ou musicien également ?
Je fais la voix et je compose, mais mes démos c’est un beat de batterie et du chant, pas plus, il faut que la chanson soit là avec son impact. Je compose un titre par jour, par contre les textes c’est juste horrible pour moi. Ce n’est pas ma meilleure façon de m’exprimer, mais je me fais violence car ce n’est pas trop le truc des autres membres du groupe. Donc je me suis dit : « si on fait un concept album, ça va m’aider pour le texte, mais c’est encore pire ! » Mais sur cet album, il y a un pote, Kamel qui chante sur « The Departure », il m’a aidé à écrire la plus grosse partie des textes. Je lui ai donné le concept, balancé mon chant en yaourt et ensuite il m’a renvoyé les textes. En fait je suis un passeur d’idées !

Featuring Arno Strobl (CARNIVAL IN COAL, 6:33), Guillaume Bideau (MNEMIC, SCARVE) et Blaze Bayley (IRON MAIDEN), etc ? Raconté moi ? Et pourquoi le choix de prendre des guests sur un album ?
En fait c’est un accident ! Le petit kif, au départ ce sont des gens que l’on admire artistiquement. Après l’album s’est fait par accident, on a sorti notre ep, on bossait sur notre nouvel album et à l’époque on avait eu un plan avec Klonosphère pour sortir sur un sampler avec tous les groupes du label. En fait, je trouvais dommage de mettre un titre déjà sorti, du coup on a composé un nouveau titre « the Weak Man ». Ce qui s’est passé, c’est que je suis un grand fan de Guillaume Bideau et je lui ai envoyé le titre. Je flippais un peu car il est très critique, mais il a trouvé le morceau génial et a enregistré le guest. À ce moment là, ça m’a donné envie car j’ai vraiment trippé d’entendre quelqu’un chanter une de nos chansons et le concept est parti de là. ça tombait super bien car depuis des années je fais de la BD et je bosse sur un projet qui s’inscrivait dans cet univers que j’étais en train de créer. J’ai donc conçu tous ça en préquouelle à la sortie de la BD que je prépare. Je ne me considère pas vraiment comme un zicos, car finalement sans les autres on n’est pas grand-chose.

Sur scène, guests ou pas guests ?
Je chante tout, là où j’ai été malin, c’est qu’au niveau des textes ce ne sont pas forcement des personnages, les seuls c’est Arnaud Strobl et Guillaume Bideau, tout le reste ce sont plutôt des sentiments du personnage principal représentés par les guests. Par rapport à l’attente du public sur scène au sujet des invités de l’album, je ne me suis jamais posé la question de l’impact que ça pouvait avoir. Mais c’est vrai que ce serait un rêve de pouvoir rassembler tout le monde sur scène pour un show.

On peut résumer l’album par « riche », mais on a un peu de mal à trouver une influence qui s’en dégage ?
En fait cette fusion de styles sert le propos de l’histoire. On a voulu faire une bande son de film ! Et cette fusion est plutôt naturelle par rapport à toutes nos influences. Je ne peux pas écouter un seul style de musique, mais je pense que tout le monde est un peu comme cela.
 
Alors cette Ville purgatoire, cet îlot carcéral, pourquoi y mettre la révolution ?
Ce qui se passe dans notre histoire, c’est toujours cyclique, on passe toujours par des phases où les gens essayent de détruire les choses pour des bonnes ou mauvaises raisons afin de repartir sur autre chose. Ensuite, on recommence à tout détruire, etc. En fait c’est le propos. Première lecture purement SF, deuxième par rapport à l’histoire et troisième lecture par rapport à ce qui s’y passe à travers la violence. D’ailleurs quelqu’un m’a dit que la pochette était vachement violente, je n’ai pas percuté sur le coup et il m’a expliqué qu’il venait du Bataclan. Ça m’a un peu refroidi ! Par rapport à l’album, pour moi, il n’y a pas vraiment d’espoir, car hélas l’être humain est comme cela et c’est assez flippant. Je m’interroge car le fait que ce soit cyclique, que les choses recommencent continuellement, pourquoi continuer. J’ai la sensation que l’on ne peut pas en sortir.

Et la musique peut apporter quelque chose de positif ?
La musique, l’art en général, car les artistes essayent de montrer une photographie de l’époque pour que les gens puissent se regarder en face.

Comment tu gères ta voix ?
Je chante tous les jours, j’ai appris cela d’un coach vocal, j’avais réalisé un stage et il m’a donné une clef. Le chant est une question de sensation, comme en cuisine, il y a plein d’ingrédients et il suffit de doser pour en donner la couleur. Donc je pars du principe que tout est sensation et si ça me fait mal ce n’est pas bon. Je pense avoir développé une technique où je peux chanter autant de fois que je veux aussi bien en clair qu’en guttural.

Tu ne serais pas un peu dictateur au sein du groupe ?
Si un peu, je pense qu’il faut que quelqu’un ait un peu ce rôle. J’ai mon tripe et mon délire, mais les autres aiment bien ma folie et ils me suivent. Après il y a des gens comme Olive qui aime surtout faire, c’est surtout une question de personnalité, mais si tout le monde était comme cela, un groupe ne pourrait pas fonctionner.

J’ai lu que vous aviez signé sur le label Send the Wood music, que vous apporte-t-il ?
De la visibilité, des conseils et une vie plus sociable. Ce sont des mecs qui ont vraiment aimé l’album et on se sent portés.

Parle-moi de la scène ?
On va démarrer plutôt en septembre, car on a envie qu’il y ait un décor adaptable partout, aller au bout du délire avec un univers graphique.

Des anecdotes de scène ?
J’ai failli crever l’œil d’une photographe, il faut savoir que je porte des lunettes, mais pas sur scène et je ne vois strictement rien et j’ai eu la bonne idée de balancer des skeuds dans le public, elle s’en est pris un en pleine tronche.

Des anecdotes de studio ?
Avec Guillaume Bideau, le dernier jour, le dernier titre, en général on fait un one shot, je chante toute la chanson et on voit après ce qui ne va pas. Là, il m’a vachement fait chier avec les accents toniques en anglais. Je chante la chanson et il dit : « complètement à la ramasse mon gars, on fait ce que tu veux ou on laisse ça comme ca, mais tu vas passer pour un blaireau auprès des anglais ». Je refais le truc avec les accents toniques et je réécoute et ça ne le fait pas du tout, c’est tout pourri. On a donc tout effacé et on a improvisé toute la nuit à deux, on a réinterprété chacun son tour et on a fini à 5 heures du mat complètement bourrés, mais le morceau était là ! C’est un bon souvenir de complicité.

Votre musique est complexe, sur scène j’imagine que c’est beaucoup plus brut ?
On a déjà fait une ou deux scènes et c’est ce que l’on nous a dit. Pour qu’il y ait des chœurs et certaines ambiances, il y a des samples, mais ce qui en ressort c’est que c’est beaucoup plus metal et violent sur scène que sur album.
 
Le cinéma ça t’intéresse pour développer ton concept ?
En fait, à la base, un court-métrage était prévu, en préparation, mais nous n’avons pas eu les financements, du coup c’est en stand by. Par contre en septembre on va sortir le clip de « The Weak Man » tout en animation, images de synthèse et là les gens vont réellement voir et réaliser notre univers ! à très bientôt !