Sortez du virtuel !

Interview Hugues (Ugo) Chantepie


Interview au Dr Feelgood (Paris)


La Belgique nous téléporte du beau monde au portillon des nouveautés 2015. Max pie à aujourd’hui toutes les cartes en main pour s’imposer en leader d’un power metal progressif affiné, mélodique, épique, rythmique et puissant. Le moment est venu de vivre un voyage expérimental et

de plonger vos oreilles vers le futur de l'humanité. Il ne vous suffit plus qu’à vous connecter et retrouver

une mémoire oubliée à travers un futur irrémédiablement informatisé et mécanisé. Sortez du virtuel et plongez-vous dans le réel. Tony (chanteur) et Lucas (bassiste) m’accepte

dans le cercle pour un échange plein de réalité.


Membres :

Tony Carlino : Chant
Damien Di Fresco :

Guitares & Claviers
Sylvain Godenne : Batterie
Lucas Boudina : Basse



Artiste : MAX PIE

Album : “Odd Memories"

Label : Mausoleum Records

Odd memories opening – 2.43
Age of slavery – 5.18
Odd future – 7.50
Promised land – 4.52
Love hurts – 9.38
Don't call my name – 6.42
Hold on – 5.52
Unchain me – 5.04
Cyber Junkie – 7.37
The fountain of youth – 5.57


Max Pie

"Promised Land"

Max Pie

"Unchain Me"

Max Pie

"Don't Call My Name" 


Max Pie

New Album 2015 Trailer #1


Max Pie

"Don't Tell Me Lies"

(Live Durbuy Rock Fest 2014)


Max Pie

Damien Di Fresco

how to record acoustic

guitar at home ?

In a Renault Kangoo car !


" Sortez du virtuel et venez dans le réel. "  Lucas


Comment définissez-vous votre musique en quelques mots ?
Tony : c'est du power prog, c'est de la musique, enfin je crois ! (rires)
Lucas : du metal progressif et ça bouge sur scène.

Pourquoi un tel mode d’expression artistique ?
Tony : c'est notre trip !
Damien : ça s'est imposé de lui-même.
Tony : le groupe à dix ans, au départ on ne faisait pas de compo, seulement des reprises de groupes comme AC/DC, Deep Purple… Depuis 2010 on compose, le line-up d’aujourd'hui n'a plus rien à voir et je suis le seul rescapé de l'aventure. On a tous baigné dans le Rock, mais chacun avec ses propres influences et le résultat est du prog.
Lucas : on est tous des enfants de Black Sabbath !

Depuis les débuts en 2005 de quelle manière pensez-vous que le groupe a évolué, musicalement et humainement ?
Tony : humainement, beaucoup de clash, en cause, les nombreux changements de line-up, mais plus aujourd'hui. Musicalement, on fait désormais nos propres compositions avec l’obligation d'avoir une technique plus élaborée et certaines personnes à l’époque n'avaient pas les capacités. Un écrémage était donc nécessaire ! (rires)
Lucas : c'est très joli ! (rires)
Tony : ça se dit bien ! (rire). Aujourd'hui, on s'entend très bien, mais on ne fait pas forcément des sorties ensemble et nous avons chacun nos réseaux d'amis.
Lucas : c'est la force du groupe. Lorsque l'on passe une bonne semaine tous collés, ça nous fait plaisir de se séparer, mais toujours content de se retrouver !
Tony : on est pas tous les uns sur les autres !
Lucas : ça ressemblerait presque à de l'amour ce que tu es en train de dire ! (rires)
Tony : avant pour faire un groupe, il fallait être une bande de potes, s'être connu à l'école primaire et avoir grandi ensemble. C'était ma façon de concevoir la musique il y une vingtaine d’année. Avec l'expérience, je vois désormais les choses différemment.

C'est un peu votre soupape de sécurité ?
Tony : absolument
Lucas : chacun a la sienne, dans ton boulot, dans d'autres formes de musique et ça enrichit le groupe. chaque fois que l'on se retrouve, c'est une expérience nouvelle.
Tony : Max Pie est notre centre d'intérêt, c'est notre point commun. Par contre il n'y a pas de dispute parce que j'ai dragué sa copine, il n'y a pas les problèmes de la vie de couple, un groupe c'est la vie en polygamie. C'est comme un couple séparé, ils étaient mariées, ils divorcent et puis ils continuent à baiser. Quand ils baisent, ils prennent leurs pieds mais la femme n'a pas à laver les chaussette du mec, nous c'est un peu ça ! (rires) c'est bien comme image ! (rires)

Ton premier contact avec ton instrument le chant ?
Juste avant ta réponse, es-tu également musicien ?
Tony : non, je suis un gland ! Je ne suis qu'un gland ! (rires)

Tu n'es que chanteur et gland ?
Tony : plus gland que chanteur ! (rires). Sérieusement, le premier contact avec le chant, je devais avoir une petite dizaine d'années, à la chorale de la messe de minuit, en solo. En fait, à l'époque il y avait une petite fille qui en faisait partie, comme j'étais un petit garçon, je voulais me rapprocher ! (rires). Les bonnes sœurs géraient la chorale et pour pouvoir draguer cette petite fille, je devais m'introduire au sein de cette formation musicale. J'ai donc chanté très fort pour me faire remarquer des sœurs et elles ont dit : « tu as une belle voix, tu vas venir chanter à la chorale ! » trois semaine après je chantais à l'église, avec ma mère devant, fière de son fils.

Et tu as pécho la meuf ?
Tony : oui, bien sûr, attends ! (rire) et trois semaines après je n'étais plus dans la chorale, ni avec la meuf ! C'est le côté rock'n'roll ! (rires).

En tant que chanteur comment tu travailles ta voix ?
Tony : les clopes, la cigarette électronique, de temps en temps des patchs et de la bière ! (rires). Non, je ne la travaille pas vraiment, mais le besoin commence à se faire sentir, mes longues années d'expérience compensent cela. Je bosse plus l’intention.

Tu devrais arrêter de fumer ?
Tony : oui, certainement, mais voilà, il y a une vie aussi ! (rires)

Et toi Lucas ?
Lucas : dix ans, un concert en Espagne, j'étais petit, la sensation du son, la vibration de la basse dans tout le corps et cet effet physique m'a vraiment scotché.

Tu es venue à la basse naturellement ?
Lucas : oui, c'est un instrument de jonction, encore aujourd'hui personne ne sait à quoi sert réellement une basse.
Tony : même lui ne le sait pas ! (rires)
Lucas : même moi ! (rires)
Tony : c'est vrai que ça peut paraître inutile, mais sans elle il ne se passe rien.
Lucas : si ta question s'est, tu as pris la basse parce que les autres mecs avaient pris les guitares, c’est non, j'ai choisi ma fatalité ! (rires)
Tony : il restait plus qu'une basse en fait ! (rires)
Lucas : le bassiste c'est toujours le mec à qui tu demande, « tu veux faire quoi, toi ? » et il répond « Je ne sais pas, choisissez d'abord ! » (rires)

Pourquoi l'Anglais ?
Tony : c'est une langue qui chante et s'accorde bien avec le metal, plus que le Français, l'allemand ou le flamand ! (rires). C'est devenu un standard, c'est la langue passe partout.
Lucas : c'est l'origine du style, tout simplement.
Tony : je vais t'avouer, si je chantais en Français je mettrais des accents sur les mots car je maitrise très bien la langue. Par contre avec l'anglais je n'ai pas la même facilité, je vais changer des sonorités de fin de phrase, plus simple et plus chantant.

Avez-vous eu des défis particuliers à relever avec ce nouvel album ?  
Tony : le gros défi était de respecter la deadline, car on s'y est pris à l'arrache. On s'est rendu compte qu'il nous restait un mois et demi pour finir la composition, enregistrer et mixer. Ça faisait un peu, pas beaucoup ! (rires). Ça nous a quand même fait peur, c'était le vrai défi.
Lucas : c'est la méthode de travail qui nous correspond.
Tony : on s'habitue à cela.
Lucas : on aime travailler sous pression, on avance et on à une efficacité plus importante. Tu peux nous donner six mois pour composer un album, on le fera le dernier mois. On fonctionne comme cela.
Tony : mais c'est dommage ! (rires).
Lucas : quand tu as un studio tout équipé dans le garage c'est plus facile. On a tous nos petits studios à la maison, on enregistre nos pistes et on se les envoie. On se fait des petites réunions afin d’en parler de vive voix, l'état du projet et la façon dont on doit avancer.
Tony : même si on avait trois ans, on le ferait en vingt jours, finalement on découvre l'album comme tout le monde, on est tellement dedans que l'on a pas forcément le recul nécessaire.

Ce n'est pas une façon de ne pas détruire, de ne pas aller trop loin.
Tony : peut-être aussi.
Lucas : tu peux le voir différemment, ça contribue à l'authenticité des morceaux. La composition doit être simple et efficace. On sait que l'on ne peut pas passer une semaine à la composition d'un titre car dans ce cas, il ne tient pas la route. Donc on passe immédiatement à autre chose et on zappe complètement l'idée.
Tony : finalement on ne décide pas de notre façon de travailler, elle s'articule naturellement.
Lucas : mais attention, ça ne veut pas dire que la composition est faite à l'arrache.
Tony : elle est réfléchie, ce n'est pas parce que l'on ne joue pas le morceau physiquement, que l’on ne l'enregistre pas vraiment sur une bande qu'il n'est pas là. Il existe dans nos têtes, il est donc pensé.

Travaillez-vous vos morceaux différemment pour le live ?
Lucas : l'objectif du live est de transformer le morceau par l'énergie que l'on va pouvoir transmettre au public et la recevoir en retour. Quand on bosse pour le live on se voit avant, on répète et on cale notre système un peu particulier.

En quoi est-il particulier ton système ?
Tony : c'est simple, on avait un ingéson de métier sur toutes les dates et en fin d'année il a eu un gros souci  de santé et hélas c'est fini pour lui. On a décidé d'attendre pour voir si son retour était possible, mais on avait des dates à réaliser à Marseille, Grenoble. On a donc trouvé un autre système, plutôt que de partir et arriver avec un ingénieur du son que l’on ne connaît pas, s'être cassé le cul à préparer les choses et au final avoir un son tout pourri. On a créé un système de diffusion pré-calée sur une carte dans un rack.
Lucas : on arrive à se substituer à un ingéson en envoyant le mix à la façade, tout est pré-mixé.
Tony : je t’explique, on rentre nos instruments dans cette fameuse carte son équivalant à une table de mixage où tout est pré-réglé. Comme cela, on a toujours quelque chose de cohérent, peut-être pas un son exceptionnel comme avec notre ingé et du bon matos, mais ça tient très bien la route. C'est vrai que ça a mis un peu de temps à construire ce système. Ce sont juste des volumes calés, ce n'est pas ce que l'on joue, mais au lieu que la guitare rentre dans une table de mixage gérer par un spécialiste du son, on le gère nous-même, en fait, il n'y a pas de micros devant nos baffles. On joue directement sur l'ampli, le son est déjà précallé, après si tu joues mal, tu joues mal ! (rires). C'est réinjecté dans notre système, donc le volume est toujours le même puisque ce n'est pas tributaire d'un micro. Pour la batterie ça reste un système classique.

Les thématiques principales des textes me paraissent assez sombres, assez pessimistes sur la condition humaine, « Odd Future »  un vaisseau spatial avec les vestiges d’une ancienne époque  contenant le reste de notre humanité. N'y a-t-il plus d'espoir ?
Tony : bien sûr il y a de l'espoir, on pose simplement des questions, il n’y a pas de fatalité.
Lucas : c'est seulement un constat et il n'y a rien d'engagé politiquement.
Tony : savoir si on va dans le mur ou pas, la seule question est : «  est-ce que l'on n'y va pas ? » C'est en posant des questions que l'on peut réagir et il n'y a aucune finalité dans chaque titre.

C'est Damien Di Fresco qui écrit ?
Tony : c'est Damien qui propose plus de 80 % des morceaux et puis chacun vient y mettre sa patte.
Lucas : Damien compose le riff principal et on s’occupe de nos parties, je fais ma ligne de basse, Simon sa partie de drums et à la fin Tony amène le chant. En fonction du chant, on se rencontre pour voir s'il y a besoin de changer la structure des morceaux. D'allonger un refrain ou de réduire un couplet, la composition se passe en deux temps.

Donc pas de dictature au sein du groupe ?
Lucas : aucune, on a suffisamment confiance en chacun pour savoir ce qui va le faire ou pas. Quand on a un objectif, on va tous dans la même direction.
Tony : personne ne repasse sur l’autre, on écoute juste parce qu’il faut jouer dessus.
Lucas : en fait, quand on a fini d’enregistrer, je connaissais 30 % des morceaux.
Tony : pour te dire qu’ils me font confiance ! Car envoyer toutes les lignes de chant au dernier moment sans ne jamais les avoir entendus, sans savoir à quoi ça ressemble et les découvrir à 100% au dernier moment. C’est certainement une chance pour moi.
Lucas : on a aussi une vie à côté de la musique, ce n’est que de la musique, on ne va pas commencer à s’embrouiller car sur la quatrième double de la troisième mesure, il y avait une croche en l’air, alors quel devait être sur le temps. On bosse suffisamment les choses pour savoir ce que l’on doit faire.

Vous avez des anecdotes par rapport à l’enregistrement ?
Lucas : on sortira peut-être un jour sur le site les titres avant que Tony trouve les paroles. Quand on reçoit les morceaux sans paroles, par exemple « Don’t Call My Name » s’appelait « Xanax ». Damien il se marre lorsqu’il nous les envoie, il a un générateur de titres, car ça le fait chier de chercher, alors on rigole bien à la réception.
Tony : par contre, lorsque tu t’es cassé la tête à pondre un texte, un titre et l’autre te dit : « on fait quoi, on joue  « Xanax » » ! c’est quoi « Xanax » ? (rires)
Lucas : d’ailleurs sur la set list c’est marqué « Xanax » ! (rires)

Existe-t-il d’autres cultures musicales ou artistiques que vous souhaiteriez inclure dans vos futures démarches musicales ?
Tony : on ne se donne pas de limite, pourquoi pas, si demain il a une idée avec une sonorité Jazz, si ça sonne, il n’y a aucun soucis, du moment que cela fait l’unanimité.

Jouer en acoustique, ça vous tente  ?
Tony : pourquoi pas, mais quand tu as un morceau basé sur la rythmique à la double et bien sans batterie ce n’est pas évident. Ça peut le faire, mais réarrangé, pour l’instant si on a besoin de jouer en acoustique en radio, nous utilisons des ballades. Mais tu sais, le titre « Hold On » c’est juste piano/voix au départ.

Vous avez déjà une belle expérience de la scène. Un souvenir ?
Tony : un festival en Croatie, on partait en van, rendez-vous chez moi à six heures du mat, je me lève à quatre heures, j’ouvre mon Pc et je regarde mes e-mails. J’ai un message d’un Croate sur Facebook qui me dit « ne venez pas, c’est le bordel », j’essaie de le recontacter, évidemment vu l’heure pas de réponses. Le groupe arrive, je leur explique le truc, on va regarder sur internet, on voit des photos de la veille, apparemment le festival a lieu, pas de réponses de l’organisation. On part, au bout de 400 km le fameux Croate nous donne

les infos en temps réel et il nous dit : « écoute c’est la merde, il n’y a même pas de sous pour payer les gros groupes, ça à tourné en émeute, en bagarre ». On lui demande si le festival à toujours lieu et nous dit que oui, mais il se renseigne. Une heure plus tard il nous rappelle et nous dit : « faite demi-tour, ils sont en train de tout démonter, c’est la totale ». On avait roulé 800 bornes pour rien. Ça fait partie du jeu !

La scène rock Belge, comment ça se passe ?
Tony : c’est la merde, comme partout ! (rires), il n’y a pas grand-chose, le public ne bouge plus et de moins en moins. J’ai plein de potes musiciens un peu partout en Europe et ils me disent tous la même chose, il n’y a rien.
Lucas : on a The Voice quand même ! (rires)
Tony : c’est vrai ! (rires)

Tu t’es inscrit Tony ? (Rires)
Tony : c’est vraiment le genre de truc que je ne ferais jamais.
Lucas : c’est vraiment chaud de faire bouger les gens. Je n’ai pas connu les années 80, je suis un pur produit des années 90, j’ai commencé à faire des concerts vers 12/13 ans et je commence déjà à voir la différence sur dix ans de temps. Il y a plusieurs facteurs, on en discutait tout à l’heure, les gens finissent par se perdre.
Tony : tout le monde se prend pour un musicien aujourd’hui, avant ce n’était pas forcément accessible, le matériel coutait cher. En studio il fallait savoir jouer pour réussir à enregistrer quelque chose. J’ai connu les enregistrements sur bande et à l’époque il ne fallait pas se louper où sa coutait de l’argent. Maintenant, avec un Pc, tu réalises ce que tu veux.
Lucas : les métalleux en générale n’aiment pas se déplacer pour rien.
Tony : la façon de consommer à notre époque est rapide.
Lucas : j'ai connu la fin des Cds, quand tu allais acheter un skeud tu avais économisé pour l'avoir. Il y avait un autre rapport au cd, tu avais sué pour l'avoir et maintenant tu peux télécharger un terra de musique en 5 minutes.

Justement, le téléchargement, vous en pensez quoi ?
Lucas : je suis pour, c'est plutôt une bonne chose car l'Art se nourrit de l'Art et ça appartient à tout le monde.
Tony : je ne suis pas d'accord du tout, à cause des téléchargements illégaux, les groupes n'arrivent plus à manger. Le pognon c'est le nerf de la guerre, aujourd'hui quand tu es un petit groupe, si tu veux faire des premières parties et bien tu dois sortir de l’argent. Payer pour jouer, ça devient fou !
Lucas : ce n'est pas seulement à cause du téléchargement.
Tony : si, à un moment donné, on tue la musique dans l'âme.
Lucas : ça eut des effets positifs pour lancer des petits groupes. Après la culture du buzz, c'est autre chose, mais pouvoir mettre ta musique sur un media et se rendre compte qu'a l'autre bout du monde quinze personnes peuvent t'écouter, c'est gratifiant.
Tony : je suis un peu d'accord dans le sens ou le téléchargement illégal peut te permettre de te faire connaître.

Pour beaucoup d’artistes c’est devenu une évidence, la musique est gratuite. Il vaut mieux vendre du merchandising.
Lucas : après la différence, tu peux la faire au niveau du packaging.
Tony : alors, ça veut dire, que moi musicien, je deviens vendeur de textile et je ne vends plus ma musique. Ton tee-shirt peut être fait par tout le monde alors que ta musique non.
Lucas : je suis d'accord avec Tony, tu rentres dans une démarche plus mercantile.

Le contact avec vos fans via les réseaux sociaux est-il importants ?
Tony : absolument, de plus, aujourd'hui si tu n'es pas là, tu es nul part. C'est une des seules façons de te faire découvrir, avant il suffisait de jouer pour sortir de l'anonymat. Il y a trente ans, si tu avais un niveau, tu réussissais à faire quelque chose.
Lucas : le défi actuellement c'est de faire sortir les gens du virtuel pour les amener dans la vie réelle et se déplacer aux concerts. Si tu arrive à atteindre cet objectif, c'est gagné. On est dans la culture du troll, tu es sous anonymat, tu vas poster ton petit commentaire haineux, mais tu n'existes pas réellement. Lorsque tu créais un évènement sur Facebook tu sais peut-être qu'ils ne viendront pas ! (rires). Tous les oui sont peut-être des non ! (rires).

Je vous laisse le mot de la fin.
Tony : ce fut un grand plaisir et merci à nos fans d'être là et pour les autres découvrez-nous.
Lucas : sortez du virtuel et venez dans le réel.