l'interview Renaud HANTSON / Satan Jokers



Artiste : Satan Jokers

CD : « ‘Symphonik

Kommandoh »

Genre : Metal Fusion

Ville d’origine : Paris
 

01. Quand Les Héros Se Meurent

(Les Fils Du Metal, 1983)
02. Justice

(EP III, 1985)
03. Ma Vie Sans

(Addiction, 2011)
04. Sorcier

(EP III, 1985)
05. Fetish X

(tFetish X, 2009)
06. VIP HIV

(ex Opera, 2014)
07. USA

(Union Sacrée Des Assassins)

(SJ 2009)
08. Trop Fou Pour Toi

(Trop Fou Pour Toi, 1984)
09. Substance Récompense

(Addiction, 2011)
10. Appétit Pour l’Autodestruction

(Addiction, 2011)
11. Club 6 Sex 6

(Sex Opera, 2014)
12. Milfs

(Sex Opera, 2014)
13. Phobies

(Psychiatric, 2013)
14. Obsession

(Psychiatric, 2013)
15. Pas Fréquentables

(Trop Fou Pour Toi, 1984)
16. Les Fils Du Métal

(Les Fils Du Metal, 1983)


Membres :
Renaud HANTSON - Chant
Pascal MULOT - Basse
Michaël ZURITA - Guitares
AUREL – Batterie


Satan Jokers - Teaser


Satan Jokers

Quand les héros se meurent


« Je n’aime pas que les choses traînent, il n’y a qu’en matière de sexe que j’aime que ça s’éternise. »
Renaud HANTSON (Chant)

Chantepie Hugues rencontre Renaud HANTSON (chant) de Satan Jokers

pour boosteleson.com au Dr Feelgood les Halles de Paris


Pourquoi un tel attachement au Hard Rock au sens large ? Malgré tes expériences diverses.
Renaud : c’est tout simplement ma culture et il n’y a que les cons qui puissent penser aujourd’hui que je ne suis pas vraiment un fils du metal. J’ai inventé l’expression, ce n’est pas par accident, ma culture vient de Led Zeppelin, Deep Purple, Black Sabbath, la trilogie anglaise. Ensuite chez les Américains, il y a Aerosmith et ma vraie culture elle vient de là. Après j’ai eu la chance d’avoir comme Mentor et père spirituel Michel Berger et j’ai été parachuté dans la variété, la chanson pop. Je n’ai pas inventé le pop rock, mais je l’ai métissé, comme je l’ai fait avec Satan Jokers avec le Jazz-Rock et le Hard Rock, j’ai intégré des éléments Rock pour que ce soit moins sirupeux, même si j’aime bien le sirop ! J’ai toujours aimé les trucs improbables.

C'est culturel chez toi ?
Renaud : j’avais six ans, la sœur d’un pote d’école de maternelle écoutait tout le rock des années 70 et donc Benjamin a commencé la guitare flamenco avec une toute petite guitare. Moi ma mère n’avait pas de pognon, je me suis donc monté une fausse batterie avec des barils Ariel, Omo, Dash. J’avais la batterie de Keith Moon en scotchant les barils et on a commencé à jouer comme cela.

Ton goût pour la musique tu le définirais comment ?
Renaud : c’est passionnant et passionnel, la musique c’est ma première maîtresse même si je suis tombé par la suite dans les travers inhérents à la musique. La musique c’est ce qui me tient en vie finalement.

Pourtant tu avais parlé de stopper Satan Jokers après ton triptyque ?
Renaud : ce n’est pas ça, si je ne rencontre pas Florent Gaultier aux arrangements symphoniques, je serais resté dans l’idée de stopper. Je ne sais pas ce que je peux faire de plus que ‘’Symphonik Kommandoh’’, après Sexe Opéra accueilli d’une manière unanime, marquant la fin d’un triptyque réalisé avec un psychiatre - devenu mon frère - Laurent Karila, je ne voyais pas ce que l’on pouvait faire de plus. Aujourd’hui Laurent a envie d’un album sur la fracture sociale, pourquoi pas dans deux ou trois ans si le projet est viable. Mais pour la petite histoire, suite à un concert à Aix-en-Provence, je rencontre un mec qui vient me voir après le concert, un type sympa se la joue un peu comme moi. Faussement arrogant et mégalo, il me fait « tu as dit au micro tout à l’heure, que si tu n’avais pas une idée brillante et lumineuse, tu arrêtais Satan Jokers » à ce moment là, il me regarde et me dit : « l’idée lumineuse c’est moi ». Je le regarde et je lui dis : « ça c’est du rentre dedans, tu es en train de me le faire à l’envers » il me répond : « je connais bien ta carrière, ta manière d’être ». À ce moment précis, il m’intrigue et me balance l’idée du Symphonique. Le problème, j’avais bu 5/6 verres de rouge, je lui propose donc de l’appeler le lendemain, une fois rentré à Paris. Le flair et l’expérience de la musique me fait réaliser que c’est lui et j’ai déjà confiance. Il y a les déclarations tapageuses que j’aime faire, dans Satan Jokers, je suis comme cela car ça m’amuse. On a créé un truc avec Satan Jokers en 1983 et il faut s’y tenir, retors avec certains groupes, critique, acerbe et cynique en même temps, mais ça fait également partie de ma personnalité.

Lorsque tu as entendu le mot symphonique, ça a généré quel sentiment en toi ?
Renaud : l’exaltation, car c’est un truc que tu fais une seule fois dans ta vie. Tu images toi, jouer avec 40 musiciens classiques n’ayant pas la même culture que toi, même si tu sais que tu ne vas pas les voir car c’est réalisé avec la technologie d’aujourd’hui. Florent à Marseille et nous à Paris, mais tu te dis tout de même : « oui j’y vais ». De plus c’est un best of, ça va donc permettre à des personnes qui m’apprécient dans la pop de me découvrir sous un autre aspect et les fans de Satan Jokers de refaire une autre lecture des titres.

Avec une approche plus douce ?
Renaud : douce ou pas douce. Avec le titre « Quand les héros se meurent, » ça bastonne, « Les fils du métal » ça gagne en intensité. Le terme doux est exact pour les gens qui m’aiment dans la pop, d’ailleurs ces fans ayant reçu déjà l’album depuis plusieurs semaines m’ont écrit des trucs extraordinaires et ça me touche vraiment. Les fans de Pop et de Metal sont deux chapelles bien différentes et les gens appréciant mon côté Pop/Rock ont pris une véritable baffe. Ça c’est une grosse fierté pour moi. Mon phantasme, mon rêve c’est de réunir ces deux chapelles, car ça m’emmerde ces oppositions. Je n’aime pas les guerres de religion et tu te souviens tout à l’heure je parlais de mes dates en Israël et quelqu’un a commencé à me parler de Palestiniens, ça ne m’a pas fait rire du tout cette réflexion car ce n’est pas drôle du tout, il n’est pas au courant, il ne sait pas.

Dans le choix des titres de ce best of, tu y es pour quelque chose ?
Renaud : non pas que, c’est surtout Florent et moi.

Et as tu fait d’autres tentatives sur d’autres titres ?
Renaud : non, on ne s’est pas planter. L’intérêt de Florent c’est comme Laurent Karila, il a été fan du groupe – oui parce que nous avons des fans ! – il connaît la carrière de Satan Jokers autant que moi, même ma carrière solo et il m’a donc proposé sa propre vision des titres. Il me donne une feuille et je dis : « Ok, Ok, Ok… ». C’était une liste égoïste de sa part car c’étaient les morceaux où il savait qu’il pouvait apporter quelque chose d’intéressant. Vu que c’est un musicien classique, ça va très vite, il entend déjà les notes dans sa tête. Il a quand même écrit les scores (partitions) pour 40 musiciens et c’est un véritable job. Si je ne le rencontre pas, je ne fais pas cet album.

Tu as rencontré l’orchestre ?
Renaud : non, en fait, Florent a réuni 20 personnes pour une première session, ensuite ses 8 chefs de pupitre (d’ailleurs c’est les seuls qu’il cite, ce sont eux les stars) et dix autres qui doivent être des élèves. Les quarante partitions qu’il a écrites figurent sur le disque, il a fait jouer les 40 scores aux quarante musiciens et c’est un truc de ouf.

Ce n’est pas une déception pour toi de ne pas les avoir entendus ?
Renaud : je m’en fous en fait. Je vais te dire la vérité, j’ai été très dilettante sur cet album car j’avais une confiance totale dans le boulot qu’il allait réaliser. Il y a eu un seul moment de flottement c’est lorsqu’il nous a fait écouter le projet, il avait préparé le truc sur ordinateur pour nous appâter et ça a fait tout l’effet inverse. On ne comprenait rien, il avait tout mis sur son ordinateur, le trombone, la contrebasse, huit violons, un piano, des timbales, des cymbales… et en fait on a trouvé cela à chier. On a été un peu cynique et on lui a dit : « les sons ça va pas être en carton comme cela » et il nous a répondu de suite : « mais non, ça va être de vrais musiciens ! ». J’ai senti le danger et lorsque je ressens ce sentiment, il faut que j’y aille. Je me suis dit « l’album va être unique, il faut le faire ».

En ce qui vous concerne, vous avez rejoué vos parties ?
Renaud : Pascal, Aurel et Michaël ont rejoué et enregistré toutes leurs parties, en ce qui me concerne j’ai tout réenregistré sauf cinq titres. J’ai appelé mon ingénieur du son et je lui ai demandé : « est ce que c’est chiant si sur l’album je ne refais pas ces prises car je ne ferai pas mieux », de plus je n’étais pas en voix à cette période. Anthony Arconte, très important dans la réalisation de l’album, l’ingénieur du son me dit : « j’ai fait l’essai, ça fonctionne » car ça aurait pu ne pas matcher.

Est-ce que c’est un souhait personnel car on sent le symphonique très en retrait ?
Renaud : alors écoute, tu es le cinquième qui me dit cela et moi j’entends le symphonique trop fort. J’ai vraiment la sensation que l’orchestre est vachement devant.

Par contre la batterie est très présente et en avant ?
Renaud : peut-être parce qu’il joue très bien ! Pascal Mulot enregistre de chez lui, Zurita également et pour Aurel, je prends une journée de studio dans mon local de répétition - la où je donne mes cours de chant et de batterie - et je bloque mon ingénieur du son qui vient avec vingt micros, tout le matos et l’on fait toutes les prises en une journée. Il a bouclé les 16 chansons dans une petite banlieue parisienne.

C’est un peu votre méthode de travail, dans l’urgence ?
Renaud : oui, il n’y a que ça qui m’excite, comme je suis blasé de tout. J’ai amené les mecs sur ma planète et ils aiment cela maintenant. Mulot ne comprenait pas au départ, il avait besoin d’être très préparé, maintenant il a pigé le truc et c’est super-efficace. On est dans l’obligation d’y aller.

Lorsque que tu as entendu les titres, qu’est-ce que ça t’a provoqué émotionnellement ?

Tu as été très critique, tu as fait transformer des choses ?
Renaud : non, c’est une grande fierté et c’est vrai que je n’ai pas toujours été tendre avec Florent, mais je reconnais que je n’aurais pas dû être autant dilettante. Je vais te dire la vérité, c’est un mariage qui n’existe pas. C’est un mariage contre nature, ça n’a déjà pas fonctionné pour Deep Purple en 70, Kiss c’est de la merde, Scorpion ce n’est pas bien et Metallica ça ne fonctionne pas non plus. Pourtant ils ont des chefs d’orchestres et des musiciens extraordinaires. Nous sommes des petits joueurs à côté, mais on a notre technicité à nous. Satan Jokers c’est un groupe unique, les journalistes disent que l’on a inventé la fusion Metal, c’est faux, on a juste mélangé le jazz rock avec la Pop et le Hard Rock. Plein de gens aiment dire cela, je trouve ça génial et j’aime le ressortir en interview parce que ça fait classe. Mais sur cet album, il y a une emphase à des moments qui me dérange, il y a trop de tapis, j’aurais voulu qu’ils jouent plus à la Hitchcock, à la psychose, des trucs plus cordés. Je lui ai dit : « à certains moments ça prend trop de place », donc on a fini par faire à certains endroits des coupures de l’orchestre. Sur le deuxième couplet de « Pas fréquentables » il nous avait mis un truc genre gros violons, j’ai dit non, il fallait une respiration. Mais finalement, il est tout de suite tombé d’accord car en fait nous avons le même discours. Je pensais qu’il allait me butter, mais il m’a dit : « tu as raison ». Par contre lui entend comme toi, le symphonique en retrait, je me suis dit que c’était parce qu’il voulait s’entendre très fort sur l’album. Il trouve que l’orchestre est sous mixé.

C’est vrai !
Renaud : moi je lui ai dit : « tu rigoles on n’entend que cela ». Donc finalement ça lui donne raison ! Ça veut dire qu’il est très très doué ce garçon.

Il est devenu un nouveau membre lui aussi de Satan Jokers ?
Renaud : je ne sais pas, en tous les cas c’est un frangin. Je sais que je peux compter sur lui. Si je suis en galère à Marseille, il va venir me chercher, si je suis rectifié ou pas bien du tout. C’est un mec bien, un véritable artiste. Tu sais avec l’expérience tu finis par savoir de suite si tu as affaire à un mec qui va aller au bout des choses. Je savais qu’il irait au bout du combat et que ce serait gagné.

Et artistiquement, tes musiciens ont été emballés par le projet ?
Renaud : ils sont ravis et bien plus que moi. Je te l’avoue une fois de plus, j’ai vraiment été très dilettante, j’ai vraiment laissé faire et délégué. Je suis très peu responsable de cet album et pourtant le groupe n’a jamais été aussi soudé alors que l’on enregistre comme tu le sais chacun de notre côté. Ça fait près de dix ans que cette formation existe et l’on se connaît par cœur. Nous sommes vraiment arrivés à maturité. La première année je me frittais beaucoup avec Pascal, qui est désormais un mec indispensable pour plein de choses que j’ai engagé même sur mon hommage à Michel Berger. Il a tellement bon goût à la basse qu’il peut faire du Metal, de la fusion, du Jazz Rock et de la Variété. Je n’aime pas le mot Variété, ça fait Enrico Macias ! Quand on se voit ce n’est que du plus, on se fend la gueule, on ne répète pas traditionnellement mais on s’organise une répétition non branchée dans les loges. D’ailleurs dans les festivals, les autres groupes se demandent ce que l’on fait. Lorsque l’on monte sur scène ça donne une fraicheur, de danger et de risque.

Finalement cet album il ne va pas pouvoir exister sur scène ?
Renaud : oui et non, avec des samples, mais pas 40 musiciens. Ça c’est ingérable. Au maximum il existera peut-être à Aix ou à Marseille parce que Florent va essayer de se démerder pour le faire exister au moins une fois dans sa propre ville. Réunir les 40 cinglés qui ont accepté de faire ce truc-là. Le faire une fois pour que la véritable rencontre se fasse et que ça ne reste pas du virtuel.

Ça apporte une profondeur lyrique à tes textes ?
Renaud : indéniablement, j’ai surtout voulu éviter les conneries avec les dragons et les licornes, je n’ai pas pu mettre « En partance pour l’enfer » car elle n’avait pas sa place, c’est le premier truc de Satan Jokers qui est passé à la télé et a créé des polémiques. On avait juste une maquette pourrie et on passait à côté d’artistes comme Maiden et c’est Francis Zegut qui nous a fait faire cette télé en 1982. Ça nous a permis tout de même de remplir les salles et de vendre des disques. Mais je ne me voyais pas chanter à 50 piges « chevauchant nos montures de fer, nous sommes à la recherche de l’aventure, en partance pour l’enfer, en partance pour l’enfer » ce n’était pas possible. J’ai essayé de choisir, déjà « Les fils du métal » c’est le maximum dans la connerie, mais le titre est tellement fédérateur et comme entre fans de Metal on se dit : « comment ça va fils du métal ». Je ne savais pas que j’inventerais un guimmick qui serait repris pendant 30 piges. L’année prochaine au Satan Fest on fait les 30 ans des fils du Metal, déjà si j’avais su que je serais encore en vie.

C’est une bonne chose !
Renaud : oui, c’est une bonne chose et j’aime beaucoup la vie.

Donc les « Les fils du métal » tu l’as mis en fin d’album volontairement ?
Renaud : oui

Ce n’est pas une façon de boucler quelque chose ?
Renaud : en fait à chaque fois que je termine un album de Satan Jokers j’ai l’impression de boucler un truc. Vous me pétez tous les couilles avec ça, moi en vérité j’aimerais bien mettre la clef sous la porte mais c’est Karila qui me maintient en vie. Il me casse les couilles avec son projet sur la fracture sociale. Il me dit : « prochain album, fracture sociale » et je lui dis : « ça fait Trust » et il me dit que ça n’aura rien à voir.

Ça aide à maintenir en vie Satan Jokers ?
Renaud : sur la vie de Satan Jokers c’est sûr. Par rapport à ma vie personnelle, il m’a donné beaucoup de clefs, je suis mon propre problème, lui est devenu un frère, la thérapie était tronquée car il ne faut pas être ami avec son psychiatre. Lui, il appelle ça des neurones miroirs.

J’imagine qu’il a déjà pensé au prochain projet ?
Renaud : bien évidemment, mais Laurent il est comme moi, c’est un branleur, il travaille à la dernière minute. Il aime bien aussi être dans l’urgence, il va m’en proposer un et après il va être obligé d’enchainer sur les douze. Ça va se passer comme cela.

Tes chansons tu préfères les chanter telles qu’elles sont aujourd’hui ?
Renaud : ah oui, car il y a de la maturité, je ne suis plus le petit con que j’étais en 1983, qui avait déjà des certitudes, pas très éloignées de la réalité d’ailleurs. Je suis un mec meilleur que je l’étais à vingt piges. On apprend à se bonifier avec les années, pour un artiste, un musicien on peut perdre une lumière, une étincelle, mais globalement l’expérience c’est un plus.

Justement par rapport à la créativité, sais-tu quand il faut s’arrêter ?
Renaud : je sais que je n’aime pas que les choses traînent, il n’y a qu’en matière de sexe que j’aime que ça s’éternise. En terme de création, une chanson, quand ça veut pas, ça veut pas et je laisse tomber. Par contre, je vais au bout des choses lorsqu’il y a une véritable idée. Pour mon Opéra Rock « Rock Star » tout est venu comme disait Michel Berger comme des fulgurances, je me mettais au piano, la chanson était finie et le texte venait avec. J’ai raconté le parcours initiatique d’un adolescent qui devient une vedette. Il va exploser en plein vol, ça vaut ce que ça vaut, c’est dans la veine de Starmania, je ne trouve pas de producteur de spectacles, je fais donc le même appel que j’ai fait avec les autres journalistes, le comble avec Satan Jokers comme pour mon Opéra Rock, nous n’avons pas de producteur de spectacles, pas de tourneur et pas de booker. Ce n’est pas normal qu’un groupe de cette qualité ne fasse que quatre dates par an.

J’ai entendu que finalement tu n’avais jamais rencontré « LA » personne ?
Renaud : ma seule rencontre c’est Michel Berger et il est mort. J’ai un Karma moyen. On peut toujours dire oui, il est arrogant, mais c’est seulement une protection anti-cons, j’aime pas les cons, la vérité elle est là. C’est une sélection par le vide, tu ne fréquentes que des gens qui peuvent t’apporter quelque chose et tu donnes en retour. Aujourd’hui, je n’ai eu que des échanges, je suis sidéré de la façon dont ça s’est passé. Tu vois, tu termines avec des questions, on est sur un autre terrain et je trouve cela intéressant. J’ai 54 ans, je ne me suis pas préservé, Lemmy et Ozzy me guettent, c’est écrit. Pourtant ça ne pourra pas prouver à la dizaine de détracteurs, les « Trolls » comme je les appelle, d’accepter que j’aurais été un mec sincère.

Le petit mot de la fin ?
Renaud : bite au cul !

Super, merci Renaud !