L’exutoire !

Interview Hugues (Ugo) Chantepie


Naviguer entre les styles sans jamais y perdre en cohérence, Sidilarsen nous noie dans une vague d’émotions à travers un engagement des mots, revendicatifs et sincères, provoquant un puissant exutoire chargé au plomb. L’électro reste omniprésent, véritable plus-value des machines fusionnées aux guitares lourdes, le tout habillé de mélodies finement ciselées. Le combo délivre assurément avec « dancefloor bastards » une colère saine à travers un métal libérateur comme en témoigne Didou (chant) lors d’un entretien passionné

et engagé.



Artiste : Sidilarsen

Album : "Dancefloor Bastards "

Label : Verycords

 

Écoute sur DEEZER

Genre : Dancefloor Metal

Originaire : Toulouse (FRANCE)

 

Line-up :

 Didou : chant

Sam : batterie, machines

Viber : chant, guitare

Benben : guitare

Fryzzzer : basse, machines


SIDILARSEN

Spread it


SIDILARSEN

Spread it


SIDILARSEN

Studio Sessions 2016 (Dancefloor bastards)


SIDILARSEN

Dancefloor Bastards



" Maintenant c’est quoi la violence, sans tomber dans les extrêmes, il y a des colères saines et le metal en est une tellement libératrice. ." Didou


Pour commencer dis-nous pourquoi avoir choisi le rock/métal pour mode d’expression ?
Didou : C’est une question tellement simple qu’elle en devient compliquée ! Je ne sais pas, peut-être un rêve de lycéen de faire un groupe de rock, d’aventure humaine ou tout simplement le moyen le plus direct d’exprimer de la rage, de l’enthousiasme avec beaucoup plus d’authenticité qu’à travers d’autres modes d’expression artistique. En tout les cas, de notre point de vue, cela nous permettait d’être dans une espèce de sincérité, de rapport direct au public et de partager un excellent défouloir. C’est tellement plus intéressant que de se défouler à travers une religion.

Mais tu avais déjà une culture rock auparavant ?
À partir de 14 ans, clairement, ça devenait rock dans nos têtes et à 15 ans, il y a eu une sacrée transformation dans mon cerveau. Le rock est arrivé à l’adolescence. À l’époque du premier groupe, nous avions 18/19 ans, mon petit frère était le batteur, nous avions 5 ans d’écart, d’ailleurs il a découvert cet univers à travers nous. Mes parents écoutaient également un peu de rock, mais aussi Brassens, Brel, Léo Féré, ça nous a marqués et influencés au niveau de notre écriture et nous, nous écoutions les Bérus, Suicidal Tendencies, Metallica, Rage Against the Machine, etc…

Vous venez de Toulouse ?
Non, nous avons grandi en Ariège, mais nous sommes partis faire nos études à Toulouse et nous avons fait partie de la scène toulousaine assez vite. Notre musique a germé dans la montagne, c’est aussi ce qui fait la spécificité de notre son, car nous n’avions pas accès à des scènes comme dans les grandes villes, donc nous n’étions pas vraiment au fait de la mode. Nous aimions le métal, en Ariège dans les forêts, il y a le mouvement free-party qui est arrivé et ça nous a bien plu, nous avons donc mélangé, fusionné les deux et cela a créé Sidilarsen. Nous ne sommes pas vraiment fans des free-martins, mais nous avons vu des ponts possibles entre l’univers électro et le métal.

Et ça a pris tout de suite au niveau du public ?
Non, pas vraiment. Les gens du metal disaient « C’est n’importe quoi, ils sont tarés ! », certains me crachaient même dessus ! Mais rapidement une partie du public nous a adoptés, mais pas forcément des metalleux, avec eux ça a pris un peu plus de temps. Au début ce sont un peu des fous qui ont accroché, des babos, des punks, mais même si la scène métal reste notre maison-mère, parfois en France, on n’arrive pas trop à nous situer, surtout les médias.

Pourquoi le choix du Franglais dans beaucoup de titres ?
Tout le monde nous pose la question, mais nous ne savons même pas pourquoi. C’est juste très spontané sur cet album. Il a été fait un peu dans l’urgence pour plusieurs raisons, et cet état d’urgence – jeu de mots au vu de l’actualité ! – à fait que nous nous sommes dit : « le but de l’album n’était pas la finalité, mais l’instant présent », et c’est tout l’intérêt de cet opus. Auparavant, nous étions plus dans le son, la production, tout ça. Cette fois-ci nous nous sommes dit : « on va envoyer et l’on verra ».

Donc cela t’est venu pendant l’écriture ?
En fait, nous sommes deux à écrire avec Igor et souvent il lâche des textes en Anglais. Dans toute l’histoire de Sidilarsen tout n’est qu’histoire de mix. Nous avons toujours voulu mélanger les musiques et les langues. En 2005, nous avions invité les Fabulous Trobadors sur un morceau, ils ont chanté en Occitan sur de l’Indus ! Et ça n’existe pas. Nous avons aussi un pote ayant chanté en arabe sur un morceau bien métal du 4e album, c’était super intéressant, on voudrait bien aussi utiliser l’Espagnol. Mais pour l’Anglais c’était vraiment inconsciemment, il y a une sorte d’universalité qui est en train de grandir dans la jeunesse mondiale. Nous allons jouer en Russie à l’automne et l’Anglais, même si nous gardons toujours à l’esprit que cela doit servir le morceau, reste la langue dans laquelle tous les jeunes se retrouvent. Le Français reste la priorité même si c’est plus difficile à mettre en œuvre —trouver le bon mot au bon moment sur les guitares—c’est ce qu’il y a de plus excitant car c’est plus sincère, et lorsque tu y arrives cela touche beaucoup plus les gens.

Par contre en Français, on reçoit d’abord le texte et sa signification avant de recevoir l’énergie.
C’est un peu un but aussi de taper frontal, sans masque et sans filtre.

Depuis vos débuts, il y a maintenant 20 ans, comment vois-tu l’évolution tant musicale qu’humaine du groupe ?
Bientôt 20 ans, ça se rapproche !!! Non, en fait on aime bien penser que le groupe a atteint la majorité l’année dernière, on espère avoir atteint une certaine maturité et en même temps on se dit « nous sommes toujours des ados attardés très naïfs !!! » C’est assez contradictoire.

Pour la créativité c’est important de rester un peu naïf ?
Oh oui ! Et sur cet album, nous avons été beaucoup plus naïfs par rapport aux deux ou trois précédents dufait de cet état d’urgence dont je parlais. Déjà la maison de disques nous a proposé d’enregistrer plus vite que prévu. Nous n’étions pas obligés, on pouvait dire non, mais nous avons dit : « oui ». Par rapport à nos prévisions, il a fallu accélérer. C’était intéressant car il a fallu se mettre en danger et cela faisait longtemps que nous n’avions pas vécu ça et ça nous a emmenés tout droit au but et permis de garder de la naïveté.
    
Il y avait tout de même quelques compos dans les tiroirs ?
Nous avions commencé à composer en juin 2015, mais tranquillou, en septembre nous n’avions que deux compos et durant l’automne les onze autres sont arrivées. Début janvier nous étions en studio avec treize morceaux très loin d’être aboutis.

À ce moment hélas, l’actualité, vous a aidés entre guillemets ?
Oui bien sûr, elle nous a aidés, propulsés, secoués, bouleversés, comme tout le monde. La stupéfaction, l’indignation. Et effectivement sur cet album il y avait déjà une partie assez chargée, assez sombre déjà écrite l’été dernier. Les attentats de Charlie et la crise des réfugiés nous ont aussi beaucoup choqués de par la politique de la France et de l’Europe. Le titre « Méditerranée damnée » parle d’ailleurs de cela. Nous avions envie d’écrire des trucs un peu plus légers et là, boum, les attentats du Bataclan. Mais nous avons tout de même gardé quelques morceaux plus légers, plus fun comme « Dancefloor bastards », « Go Fast » des titres plus second degré. Mais oui, le reste de l’album est assez chargé.

Justement, quand on écoute l’album, les thématiques sont assez sombres, donc finalement il se trouve où l’espoir pour vous, dans la rébellion, la constatation ou autre chose ?
La lucidité et l’ouverture. Toujours ouvrir, c’est-à-dire ne pas se recroqueviller comme nous le faisons en Europe de façon dramatique. Rester sur l’humain et l’ouverture car nous sommes en train de perdre nos valeurs. Les gens sont égoïstes derrière leur clavier. C’est un cliché, mais c’est vrai. Le mouvement « nuit debout » est en train de montrer qu’au-delà des générations, les gens ont besoin de se retrouver sur une place pour discuter et ça c’est de l’espoir. Peut-être même un début de solution. Enfin l’espoir, nous l’avons en Live. Nous avons un tel retour du public, il est tellement généreux envers nous, nous espérons vraiment leur donner du bonheur, en tout cas, il nous en amène beaucoup.

Justement, tu me disais que tu venais des montagnes, maintenant tu vis à Toulouse, comment tu vois les choses là-bas par rapport à cet enfermement ?
Nous avons peut-être un peu plus de recul par rapport à Paris, mais je n’en suis même pas sûr. Nous vivons les mêmes choses, à Toulouse nous avons eu l’affaire Merah. J’habite à 100 m de l’école juive où ça c’est passé, donc ces sujets-là nous ont pas mal perturbés. Il y a comme une sorte d’écho entre Paris et Toulouse. D’ailleurs le soir du 13 novembre, nous devions jouer en région parisienne le lendemain. La veille nous avions chargé le camion, prêts à partir, la nuit, on apprend l’horreur, nous sommes consternés, mais le lendemain, nous étions tout de même prêts à partir au cas où l’organisateur n’annulerait pas le concert étant donné que ce n’était pas en proche banlieue.

Ça vous a séchés un peu ou ça vous a donné la hargne pour jouer quand même ?
Nous c’était « On va jouer », on va communier avec les gens. Il était hors de question de se laisser atteindre malgré certaines angoisses car nous avons des enfants, nous avons débattu du sujet, mais nous ne voulions rien lâcher. Au final, le concert a été annulé, nous sommes retournés au local pour décharger le camion, nous avons eu une grosse discussion philosophique, mais on s’est serré les coudes. A ce moment-là, les Mass Hysteria commençaient  leur tournée et ils devaient jouer à Toulouse ce soir-là. Nous sommes donc allés au « Bikini », pour se mettre un peu de baume au cœur. Ils nous ont dit avoir hésité à maintenir la date, justement parce qu’ils débutaient leur tournée. Ils venaient de laisser leurs familles à Paris et les évènements surviennent alors que tu es loin, c’est horrible. Mais ils ont fait le choix de maintenir pour refuser la peur et durant le concert, j’ai vu de très belles choses. Le public faisait la fête, mais avec une dignité incroyable. Les gens discutaient, se prenaient dans les bras, parlaient des évènements, c’était absolument incroyable. Tout comme notre concert la semaine suivante où nous avons ressenti une émotion très forte avec le public.

Justement, parlons un peu de Mass Hysteria, vous êtes amis avec eux ?
Oui on se connaît.

Parce que parfois dans ton chant, je retrouve un peu le phrasé de Mouss…
Oui, c’est arrivé qu’on nous le dise. En fait on en rigole avec Mouss, il y a des correspondances entre les deux groupes, c’est indéniable. Les médias ont toujours besoin de comparer les groupes. Surtout lorsqu’il y en a un plus connu que l’autre. Nous sommes pratiquement les deux seuls groupes à utiliser les machines, le metal et le chant en Français. Donc l'évidence est de nous rapprocher. Et lorsque nous jouons ensemble, les gens se rendent compte de notre différence. Et puis tu sais, lors de notre découverte de Mass Hysteria, nous les avons adorés, mais nous faisions déjà la même chose depuis quelques années… Sauf que nous n’étions pas connus.

Revenons à la musique, avec « Guerre à vendre », vous cherchez à libérer l’espérance, à réveiller les consciences finalement ? Tu parles de jouer sur les peurs, compter sur la terreur, la dictature démocratique imposée, la sous-culture… C’est quoi la « sous culture » pour toi ?
C’est lorsque les gens réfléchissent moins, on les en empêche par plein de moyens. Lorsque le FN gagne des villes, il n’y a plus de concerts et c’est un drame. Malgré tout beaucoup de gens disent « Oui, bon, le FN ça va… ». Ça va, mais très concrètement, Béziers par exemple, nous ne pouvons plus y jouer, nous ne nous y produirons plus jamais tant qu’il y aura le FN et Il n’y a plus de concerts là-bas.

C’est idéologique ou c’est une interdiction de la mairie ?
Ce sont les deux. On pourrait se dire «il faut que nous y allions justement parce que c’est une ville FN » mais nous n'en aurons jamais la moindre occasion, déjà avant on n’y arrivait pas à y jouer, alors maintenant encore moins…
Pour ce qui est de réveiller les consciences, nous partons du principe malgré notre engagement, on ne balance jamais une vision dictatoriale en disant que nous avons raison. Réveiller les consciences oui, car notre souhait est d’impliquer les gens dans une réflexion, une lucidité partagée mais avec un véritable débat. Nous sommes sensibles aux critiques.

Et le metal ne te paraît pas violent pour parler de libérer les consciences ?
Moi je ne trouve pas, même si la question se pose. Maintenant c’est quoi la violence, sans tomber dans les extrêmes, il y a des colères saines et le metal en est une tellement libératrice. Beaucoup de gens sont très critiques envers cette scène, mais ils devraient regarder leurs propres familles, leurs propres violences et ils se rendraient compte qu’en fait les metalleux c’est des bisounours !!! Ils devraient se défouler un peu, faire de la boxe ou du Metal. Cette violence, on la partage et on la transforme en une grosse énergie libératrice.

« 1976 », c’est quoi cette date ?
C’est mes 40 ans !

C’est une chanson que je trouve plutôt optimiste par rapport au reste de l’album. C’est un choix ?
Oui, on est vraiment dans cette dualité, avec l’âge, on devient un peu plus cynique avec la vie, comme avec tous les évènements nous entourant, on devient finalement un peu moins naïf. En même temps, on a retrouvé de la naïveté avec cet album et l’on a envie de se dire qu’avec Sidilarsen on repart sur des énergies créatives positives pour longtemps. Durant le concert, après les évènements, de voir le public aussi chaleureux, ça redonne beaucoup d’espoir. Et ce titre « 1976 », c’est ça, tu fais le point, tu as 40 ans derrière toi, tu redémarres autre chose et chaque jour va être plus intense avec plus de sens et d’envie. Ou alors tu es aigri comme une merde toute ta vie !

Et « Le jour médian » alors, on est à la limite d’une catastrophe pour vous ? Le titre est plutôt déprimant, même musicalement je trouve ?
C'est vrai, Il est bien noir ce titre. En fait ça parle un peu de la même chose mais vue de l’autre versant. Un peu plus pessimiste. Le côté « on n’a plus le temps », ce n’est pas forcément négatif, ça veut seulement dire, les années passent et il faut faire des choix dans sa propre vie. Mais avec le chaos ambiant et les grandes mutations qui s’opèrent à l’échelle de l’humanité, on a l’impression d’être à un véritable tournant et tout le monde le ressent. Il y a des aspects chaotiques, au niveau des guerres civiles, des religions, du terrorisme, mais il y a aussi l’écologie, tout pour s’inquiéter en fait. Il y a les grandes mutations technologiques qui bouleversent l’humanité, on se demande si les nations vont continuer à exister ou pas. Le tout fusionné avec ta vie et à l'âge de 40 ans, j’ai voulu appeler ça « le jour médian ».

On va vers du positif ou du négatif ?
Je n’en sais rien, mais j’ai la sensation que les choses vont se jouer dans les années à venir. Cet empilement de choses m’interpelle et ça reste trouble dans le texte à la première lecture. Je voulais cela car j’avais envie que les gens puissent y mettre ce qu’ils souhaitent.

« Walls of Shame » (Les murs de la honte) vous êtes sur un véritable sujet d’actualité malgré un titre plutôt joyeux, entraînant, presque dansant avec une touche orientale, tu nous expliques ?
Sur les couplets, il y a un truc glaçant dans la voix, assez froid. Ensuite, il y a cette volonté de casser ces murs de la honte, quoi de mieux pour les briser que de communier, de se lâcher en dansant et de faire un bras d’honneur à ceux qui se sont faits sauter au Bataclan. Quoi de mieux que de faire la fête ensemble ou de faire un concert. Quoi de mieux, contre ceux qui veulent ériger des murs pour refouler des êtres humains qu’ils considèrent comme des parasites, que de tendre les bras et partager la musique. Il  y a donc réellement quelque chose de positif dans ce morceau.

Tu penses que la jeunesse est demandeuse de musique plus politisée dans ce contexte ?
Je ne sais pas, je suis mitigé sur ce sujet. Je pense qu’à terme oui et c’est en train d’arriver. Ces dernières années, il y avait encore pas mal de jeunes nous engueulant en nous disant qu’ils ne supportaient pas notre côté engagé. J’ai même eu ce commentaire un jour sur Facebook par un mec de 20 ans. Je lui ai répondu : « je suis d’accord avec toi », il a vu le nom, c’est parti en débat et j’ai réussi à le retourner un peu.

Vous vous sentez quand même comme un groupe engagé ?
Oui et même si nous n’en faisons pas une priorité, il y a un moment où ce n’est pas possible de se dédouaner de tout et de se réfugier derrière la musique. On monte sur scène et ce que l’on fait c’est un combat de tous les jours. On aurait pu baisser les bras 20 fois, c’est très compliqué de vivre de la musique. Mais on a une sorte de responsabilité auprès des jeunes. Mais à un moment donné, ne rien dire sur les sujets graves, comme le FN prenant des villes, c’est dangereux pour la culture. Ceux qui font ou qui écoutent du metal devraient dire stop au FN, mais certains sont ambigus, c’est un combat obligatoire à mener et l’on doit être clair là-dessus.

Autre sujet un peu plus léger, vous faites beaucoup de scène, tu as quelques anecdotes ?
Oui, j’en ai une ! Sur « Chatterbox tour », j’ai pris ma plus belle gamelle de tous les temps, je me suis fait très peur, les autres aussi ont eu peur pour moi, mais finalement c’était rigolo car je ne me suis pas fait mal. On sortait d’une scène faisant bien 2,20 m de haut, l’éclairagiste avait tout éteint et il n’y avait pas de guide de lumière au sol. Le seul repère c’était un rideau censé te guider vers la sortie. Malheureusement le rideau était à un mètre de la scène, donc lorsque je suis sorti avant le rappel, j’ai soudain disparu dans un gouffre. Je suis tombé sur la nuque, le dos sur des pieds de lumière. J’ai eu le souffle coupé pendant deux minutes, puis c’est revenu assez vite. Du coup ce gros coup d’adrénaline m’a collé une putain de rage pour le rappel, c’était excellent !!!

Toi qui écris, c’est quoi ton univers littéraire ?
Je précise, nous sommes deux à écrire, c’est important. Sinon je n’ai pas d’univers particulier, je passe d’un roman à une revue scientifique, puis à une revue automobile car oui, j’ai le droit d’être un gros beauf !!! Depuis quelque temps, je me suis mis à la BD. C’est un univers que je ne connaissais pas et j’y découvre des trucs incroyables !

Tu es un peu boulimique quoi ?
Pas tant que ça, mais j’aime bien ne pas m’enfermer. Mon centre d’intérêt principal reste la politique, même s’il y a de quoi détester ça de nos jours, mais ça me passionne.

Le mot de la fin ?
Merci à toi, merci à vous tous d’exister et rendez-vous en live car c’est ça l’aboutissement. On fait une dizaine de festivals cet été et à l’automne et on fait une tournée des Clubs dont le Divan du Monde à Paris le 11 octobre.