Artiste : Syr Daria

Album : « Voices »

Label : Brennus music

 

Back To The Circus – 5.19
Gilead – 6.04
Army Of Clowns – 3.29
Slaves Of Osiris – 5.16
Pornstar – 3.27
Hannibal – 5.20
The Monkey – 3.20
Walk With The Dead – 6.36
Insomnia – 4.04
Voices – 6.41


Genre : Metal

Originaire :

Mulhouse / Alsace

 

Line-up :

Vocals : Guillaume Hesse (Will)
Guitars : Michel Erhart
Guitars : Thomas Haessy
Drums : Christophe Brunner

 

Découverte sur DEEZER


Syr Daria "Hannibal"


Syr Daria "Live au Grillen"

The best of




Le retour des clowns !


Mulhouse peut désormais bomber le torse, sortir les nez rouges grace à leur quatuor « Syr Daria », inonder d’un groove incisif les ondes planétaires d’un metal hargneux et mélodique. Rencontre avec Guillaume Hesse (Will) et Christophe Brunner au Dr Feelgood de Paris pour une représentation en costume de scène !

Interview Hugues (Ugo) Chantepie


" J’aime à dire que cet album c’est vraiment une photographie d’un instant T."

Guillaume (Will)


Pour commencer dis-nous pourquoi avoir choisi le Metal pour mode d’expression ?
Christophe Brunner : Je ne sais pas écrire (rires) ! Je suis nul en orthographe.
Guillaume Hesse (Will) : c’est dû en priorité à mes influences musicales tout au long ma vie et je me suis retrouvé aà écouter du Metal très tôt.
Christophe : j’ai plutôt une culture rock. Je tapais un peu fort à la batterie, on m’a conseillé de plutôt faire du Metal et du coup, c’est l’instrument m'ayant amené au Metal. A force d’en jouer,tu y prends goût et le fait de jouer avec les gars t'aide à te révéler.

Depuis vos débuts en 2007, comment pensez-vous que le groupe a évolué musicalement et humainement ?
Guillaume (Will) : Déjà, nous avons appris à nous connaître.
Christophe : Pour le premier album, on a pris tous les morceaux qu’on avait. C’était avant l'arrivée de Will, nous avions commencé à composer avec Michel et Thomas et à un moment donné je me suis dit : « Avec qui aimerais-tu jouer ? ». Je connaissais donc Thomas Haessy (guitare) de longue date, mec plutôt cool à vivre et lui était proche de Michel Erhart (guitare), je lui ai donc proposé de faire quelque chose ensemble. Au début, j’étais plutôt parti sur un projet un peu studio, puis finalement, les compos sont venues assez rapidement. Au début nous nous sommes un peu cherchés, sans recherche d'un style spécifique, mais en fonction de nos morceaux préférés. Nous connaissions déjà Will, il officiait dans un autre groupe, mais quand il l’a quitté, naturellement, on lui a proposé de nous rejoindre tout simplement. Sur ce nouvel album, nous avons peut-être pris une nouvelle direction musicale, au début j’avais une petite angoisse, mais au final, ça s’est fait naturellement au fur et à mesure des compos. À force de répéter, tu finis par savoir ce que tu es capable de jouer. En te basant sur les réactions des gens en concert, tu sais ce qui plait et tu continues dans cette voie-là tranquillement !
Guillaume (Will) : J’aime à dire que cet album c’est vraiment une photographie d’un instant T.

Mais la direction dans laquelle vous allez, vous la définissez comment ?
Christophe : Un côté un peu plus punchy sur cet album, plus nerveux. Au niveau des vocaux, c’est un peu plus mélodique, tout en gardant cette hargne existante, mais c’est beaucoup plus équilibré. Le premier CD était un peu brut de décoffrage, aujourd'hui, tu sens une nouvelle direction influencée par le metal pour mes camarades  et plus Heavy-Rock pour moi, avec un peu de groove.
Guillaume (Will) : C’est un album réfléchi, tout en gardant la fraîcheur de l’instant. Les titres sont venus de façon assez spontanée. Certains même, sont issus d’un simple bœuf. Chacun crée de son côté, ensuite tous ensemble il y a beaucoup de discutions constructives. On ne peut pas attribuer la composition à une seule personne, c’est Syr-Daria au complet.

Et au niveau des textes, c’est la musique qui t’inspire ?
Guillaume (Will) : C’est un peu les deux. Sur cet album, pour certains titres, j’en ai parlé aux autres avant, en leur parlant de mes choix, pour d’autres c'est la compo musicale qui me faisait penser au thème. Donc soit le sujet les botte et je travaille dessus, soit ça ne les botte pas et je passe à l’idée suivante.

Il y a un peu de censure alors ?
Guillaume (Will) : Absolument pas, ça n’est jamais arrivé ! J’ai de la chance, ils sont bon public !
Christophe : sauf quand c’est trop sexuel !

Vous n’êtes pas assez Rock ‘N’ Roll alors?
Christophe : Non, c’est plus bière et copains.
Guillaume (Will) : J’ai de la chance en tant que chanteur de pouvoir m’exprimer. Parfois je leur pose des sujets complètement dingues et je me dis : « ils vont me laminer », mais dans la globalité c’est vraiment un travail de groupe.

Pourquoi 5 ans pour faire ce nouvel album?
Guillaume (Will) : C’est de la maturation ! Le système pour composer cet album est plus adapté à l’époque actuelle et nous avons adopté un nouveau système de composition. Avant nous n’avions pas de Dead Line et nous composions tranquillement comme tous les groupes dans leur garage. Aujourd’hui on fait plus un travail individuel chacun de notre côté en s’envoyant des mails. Quand on est en répétition, c’est plus de la répèt’ de mise en place que de la répèt’ de compo.
Christophe : Par rapport au délai, le premier album était vraiment un prétexte pour faire des concerts. Je disposais du matos, nous avons donc enregistré nos 7 titres démo pour promouvoir le groupe et faire de la scène. Puis nous avons eu l’opportunité avec le label Brennus de disposer d'une distribution sympa. Le premier album allait au-delà de nos attentes, ensuite, le souci, c’était de composer de nouveaux titres sans oublier ceux qui existaient déjà.

le label Brennus vous apporte quoi ?
Christophe : La distribution dans un premier temps, tu peux désormais commander l’album ! Puis, il y a un gros travail de promo, avec beaucoup de retour via les Web-zines. Actuellement, pour un groupe français, c’est mieux de commencer par être connu à l’étranger, sauf que pour être un peu connu à l’étranger, il vaut mieux être déjà connu en France, c’est le chat qui se mord la queue !

Donc le choix de l’Anglais c’est délibéré?
Guillaume (Will) : je me sens plus à l’aise de chanter en Anglais.
Christophe : Il chantait déjà en Anglais dans ses anciens groupes, donc nous ne nous sommes même pas posé la question et nous n’avons même pas essayé le Français.

Lorsque les textes sont en Français, le public analyse plus le texte, alors que lorsque c’est en Anglais, il prend plus l’énergie. ?
Christophe : c’est vrai, nos textes restent plutôt abstraits. Les groupes qui écrivent en Français ont des textes plus engagés.

Justement, vous n’avez aucune envie par rapport à ça ?
Guillaume (Will) : On aime parler de vécu, d'histoire, de science-fiction ou de littérature contemporaine, en fait j’aime parler de choses très vastes. Les textes engagés c’est plus compliqué, on te colle tout de suite une étiquette. Et c’est toujours compliqué de se la trimballer, parce qu’il y a le risque de décevoir. alors que quand tu es un peu hors-piste, on ne s’attend à rien et tu crées la surprise.
Christophe : à la base, la musique c’est un échappatoire afin de changer ton quotidien. Après un concert, une fois chez toi le soir, impossible de te coucher, tu es sur un petit nuage avec le plaisir en prime. Tu as envie de partager tes émotions. A notre époque, chaque individu réalise les problèmes du monde alors pour aborder sérieusement ce genre de sujets, il faut vraiment posséder un style bien spécifique. Notre objectif est plus de distraire le public. Après tu peux toujours écrire un morceau sur les attentats, mais certains viendront te dire que tu « surfes » sur la vague. Il y avait ce groupe « Ground Zero », le nom est sympa, mais c’est un peu glauque, il faut vraiment l’assumer et je ne me sens pas l’âme moralisatrice. J’ai mes opinions, je sais ce qui est bien ou pas, mais tout le monde le sait. Ensuite, faire un morceau en hommage pourquoi pas, mais ca ne va pas changer les choses.
Guillaume (Will) : En live c’est plus facile, tu peux parler aux gens, tu vois la façon dont ils réagissent et tu peux argumenter. Sur album, c’est plus compliqué, c’est figé. Lorsque tu achètes ton CD, nous ne sommes pas à côté pour expliquer le sens des morceaux ! On veux réussir à livrer un message léger collant vraiment à notre musique. Après, j’ai adoré le mec descendu dans la rue avec son piano suite aux événements du Bataclan, un bel hommage, « on est toujours là et on ne va pas se laisser abattre », la musique véhiculée par ce gars-là est un message d’espoir.

La thématique principale des textes, c’est toujours un peu pessimiste, la schizophrénie du monde ?
Guillaume (Will) : « Back to circus » est un morceau un peu plus positif. Le premier album parlait plus du masque que nous sommes obligés d'endosser tous les matins pour aller bosser, nous ne montrons pas notre véritable personnalité. Dans « Back to circus » la vie est un peu merdique, mais tu enfiles ton nez rouge et tu y vas, tu t’éclates un peu. C’était vraiment ça l’idée. Il y a des morceaux plus sombres comme « Walk with the dead » ou comme « The monkey », avec des musiques plus joyeuses et des textes plus noirs. C’est relativement coloré tout en restant dans les mêmes nuances pour ne pas que ça jure trop.

Ça reste burlesque pour vous ?
Christophe : Non. En fait le visuel du clown, chacun l’interprète comme il veut. Il y a le clown joyeux, le triste et celui qui fait peur. Certaines personnes ont une réelle phobie des clowns, donc ça te laisse une certaine liberté au niveau du thème.

Les parties acoustiques dans « Hanibal » et « Walk with the dead » ça apporte quoi dans votre composition?
Guillaume (Will) : C’est un ressenti au moment de la composition.
Christophe : à la base, ils avaient fait toutes les parties de guitares en acoustique et ça paraissait un peu beaucoup (rires !). Finalement on en a viré quelques-unes et on a gardé les vraiment bonnes.  Le premier album était plus une démo, là nous avons vraiment bossé sur les arrangements, les petits détails. Comme sur « The monkey » avec le son du petit singe qui se fait remonter.

Sur scène, cela sera plus brut où vous essayez de retranscrire vraiment l’album avec des samples?  
Guillaume (Will) : sur scène on a trois mots d’ordre. Le fun, essayer de le communiquer au public, mais également de la rigueur et de l’énergie. C’est vraiment la Sainte trinité pour nous.
Christophe : C’est difficile de retranscrire un album sur scène, ça oblige à se trimbaler pas mal de matos et à faire vraiment de grosses balances. Mais avec quelques samples et des effets sur les guitares pour les faire sonner acoustique, c’est possible.

Et un concert entièrement acoustique, ça vous tente ?
Christophe : on n’a jamais essayé. Et puis pour faire tous les morceaux en acoustique, il faudrait que je me mette au jambé ! Je n’arrive pas à jouer doucement, il faudrait qu’ils jouent à trois et moi au bar ! Ce serait faisable ! Blague mise à part, certains morceaux s’y prêteraient bien, mais nous n’avons jamais essayé.
Guillaume (Will) : nous ne sommes pas des gens fermés, donc tout est possible.

Au niveau de la compo, vous avez envie d’enrichir encore plus ou vous savez quand vous arrêter ?
Guillaume (Will) : en  jouant, on sent lorsque c’est indigeste.
Christophe : on fait pas mal de pré-prod, ça permet de prendre un peu de recul. On maquette les morceaux, on écoute et ça permet de se rendre compte s'il y a des manques.

Quelques anecdotes durant l’enregistrement ?
Guillaume (Will) : oui, c’était dans ma chambre (rires) !
Christophe : non, c’était dans ma cave (rires) !
Guillaume (Will) : j’ai enregistré la basse sur l’ordinateur des filles à Michel. À cause des voisins, on ne pouvait pas jouer trop fort, c’était fun ! Et puis le fait de ne pas enregistrer dans un studio classique c’est beaucoup plus enrichissant. Là j’ai repris des parties de chant 18 fois jusqu’à ce que ça plaise à tout le monde.
Christophe : le problème avec les chanteurs, c’est que certains ont un problème de prononciation, ils chantent juste, mais l’accent n’est pas toujours correct, il faut donc reprendre plusieurs fois, à un moment donné tu laisses passer car il ne fera pas mieux.. Lui ça va de ce côté-là, il faut donc essayer de capter l’émotion. On joue ensemble depuis neuf ans, je connais ses capacités et j’essaye de le pousser assez loin. Ce n’est pas comme en live où il y a l’énergie et tu peux te permettre quelques écarts.
Guillaume (Will) : Oui, enfin c’est rare que ça ne fonctionne pas quand même (rires).
Christophe :  oui, le cri de « The monkey » a été fait en une prise. Il y avait un autre chanteur dans la salle, il a voulu l’impressionner !!! Moralité, faites venir un autre chanteur en studio pour mettre la pression au vôtre (rire) !

Tu prends des cours de chant ou tu es autodidacte ?
Guillaume (Will) : Totalement autodidacte. Ado, j'avais la gratte classique sur le dos et je jouais au coin du feu.

Donc tes coachs c’est tes potes ?
Guillaume (Will) : Oui c’est ça. Et nous avons aussi une particularité dans le groupe, nous avons une certaine sincérité les uns les autres. Avant d’être musiciens, nous sommes amis. Par exemple si Lulu te dit que le riff est pourri, le riff est pourri. Ce n’est pas grave. On se fait confiance. Même si tu es emballé par un truc, les autres peuvent te dire : « c’est de la merde ». Ça arrive rarement, mais ça arrive.
Christophe : pour avoir joué dans d’autres groupes, je sais par expérience, certains albums s’accouchent dans la douleur. Normalement, ça devrait être un grand moment de joie, puis tu te rends compte qu’il y a plusieurs trucs qui n'allaient pas. Tu peux même tomber sur des trucs irréversibles amenant à des splits. C’est du vécu. Avec moi le problème ne se pose pas, on répète chez moi et ils n’osent pas me dire « si tu es trop fatigué, on prend un autre batteur, il faut que tu reposes ! Mais on peut quand même venir chez toi vu qu’on a posé le placo  (rire) ? ». En fait la seule fois où l’on s’est engueulé c’est à cause du placo, Michel avait laissé un trou dans un coin (rire) !

Que vous ont apportés les Studios Alligator ?
Guillaume (Will) : Renaud Ebengé nous a apporté son expérience.
Christophe : Tu sens qu’il y a 20 ans de bouteille derrière. Aujourd’hui tu prends ta guitare et tu l’enregistres en direct, tu as le son de ta gratte. Tu peux aussi passer par un ampli, te servir correctement de l’équalliseur et tout. Nous on est capables de maquetter notre musique, mais je ne me prétendrais jamais producteur, surtout à côté d’un mec comme ça qui a quand même bossé avec Collin Richardson, l’ancien producteur de Machine Head. Il n’a plus rien à prouver. Maintenant il travaille à côté, il ne vit pas de la musique, donc ça prend un peu plus de temps.
Guillaume (Will) : ça fait partie des trucs qui ont ralenti la sortie de l’album.

Vous avez aussi une belle expérience de la scène, une anecdote rigolote ?
Christophe : Notre guitariste avait un ampli dont je tairais la marque, au troisième morceau, le machin disjoncte. Plus de son, donc tu enquilles sur un solo de batterie le temps d’aller chercher une tête derrière. Après le concert tu te rends compte que c’est un fusible qui a lâché, tu le changes. Tu joues deux mois en répète avec l’ampli sans problème. Concert suivant, en première partie de Paul Di’Ano, ils me prêtent même leur batterie, tout va bien. Et au troisième morceau, pouf, l’ampli qui lâche. Nouveau solo de batterie. On a fini par changer l’ampli. Ça devait être le fantôme du clown !.
Guillaume (Will) : Il y a aussi le BBQ avec Freedom Call. À 2 heures du mat’, on sort de la salle avec les sacs, et ils nous proposent un BBQ. C’était un super moment comme à chaque fois avec eux. Ils n’ont pas le melon, ils sont très terre à terre.
Christophe : puis ils sont funs. Le côté « Happy Metal » ce n’est pas juste pour faire genre et après je tire la gueule, ce sont vraiment des gars adorables. Tu joues deux fois avec eux et c’est la fête. Certains groupes, tu joues plusieurs fois avec eux et la fois suivante ils te passent à côté sans te dire salut.

La scène Rock Française vous inspire quoi ?
Christophe : la scène Rock pas grand-chose. Je pense que l’on n’aura plus jamais un Noir Désir. Téléphone qui se reforme ça me fait un peu mal au cœur. Ça c’est pour la scène Rock que j’ai aimé plus jeune. Par contre la scène metal française que je découvre avec des groupes comme Nightmare où là j’ai pris une grande claque en 2006. Il y a plein de groupes, plein de petits festivals émergeants. Il y a une espèce d’ébullition, et on attend le moment où ça va vraiment bouillir.
Guillaume (Will) : je pense que la crise y est pour beaucoup. Nous venons d’un bassin assez industriel, l’Alsace, et la situation est propice à ce genre de musique. Lyon, Grenoble, Paris un petit peu aussi, on voit qu’il y a des pôles qui s’agrandissent et où il y a vraiment une émulation de jeunes talents. Internet fait beaucoup aussi, tous les gosses de 14-15 ans ont accès à la musique. On assiste à une démocratisation de la musique, c’est impressionnant.

C’est important pour vous les réseaux sociaux ?
Christophe : C’est important dans le sens où c’est un baromètre, après c’est un moyen sympa de communiquer pour les concerts, mais je ne pense pas que ce soit le seul moyen. C’est parfois l’erreur de certaines associations qui pensent que de mettre l’affiche sur Facebook, c’est le seul moyen. Même si c’est devenu incontournable aujourd’hui.

Vous avez quelques contacts avec certains fans ?
Christophe : Oui, on discute régulièrement. Idéalement il faudrait poster quelque chose toutes les semaines. Mais pour ça il faudrait qu’il se passe quelque chose toutes les semaines ! Certains groupes beaucoup plus jeunes le font très bien, mais c’est une génération qui est née avec. Nous, nous n’avons pas forcément le réflexe.
Guillaume (Will) : et puis c’est plus simple de communiquer quand tu as de la matière. Quand on a eu l’album, on n’arrêtait pas. Là, on est sur Paris, on envoie des photos, c’est instantané. C’est toujours plus facile quand tu as de l’activité, des concerts
Christophe : ou lorsque tu as une chronique à partager, une interview. On poste aussi des photos du groupe. L'important c’est de réussir à relier les différents médias. Il y a des groupes doués pour le faire. Youtube, Tweeter, Facebook, quand ils mettent un truc sur Youtube, c’est relayé sur Facebook, etc.… C’est assez impressionnant, mais il faut vraiment être à la page.

Le petit mot de la fin ?
Christophe : venez nous voir en concert !
Guillaume (Will) : on commence à avoir des dates à droite à gauche, des plans, mais c’est clair, on prendra tout ce qu’on pourra prendre pour s’exporter de notre région.

Vous tournez beaucoup dans votre région ?
Christophe : chez nous ça va, on a aussi Grenoble, Belfort, mais on espère qu’avec la sortie de l’album, il y aura un effet domino.

Juste une dernière question, vous pensez quoi du Hellfest ?
Christophe : c’est bien qu’un festival Français arrive à ce niveau de notoriété internationale. Il était temps. Je préfère tout de même les concerts en salle pour la proximité avec le public.
Guillaume (Will) : moi c’est le contraire, j’ai plus de mal dans une salle.

Mais vous ne refuseriez pas le Hellfest ?
Christophe : Pour jouer ? Ah non !
Guillaume (Will) : Oui, oui, il aime beaucoup (rires) !  Ce serait chouette que le Hellfest soit précurseur en France et  qu’il y ait plus de fests en France. Je vois les Art Sonic en Alsace , c’était génial, et à dimension humaine, entre 30 et 35 000 personnes et deux scènes. La meilleure façon de préserver des trucs comme ça c’est tout simplement d’y aller. On ne peut pas dire venez à nos concerts et ne pas se déplacer pour les autres, même si on est un peu crevés !