Tagada Jones / l'interview !


Artiste : Tagada Jones

Genre : Punk Metal
Ville d’origine : Rennes
Nouvel Album : Live Au Hellfest
Sortie : 22 JUIN 2018
Label : At(h)ome

 

Tracklist :

1. Intro
2. Envers et contre tous
3. Zéro de conduite
4. La peste et le cholera
5. Yech’ed mat
6. Instinct sauvage
7. Karim & Juliette
8. Tout va bien
9. Pertes & fracas
10. Descente aux enfers
11. Les nerfs à vif
12. Vendetta
13. Vendredi 13
14. Je suis démocratie
15. Mort aux cons


Membres :

Niko : chant et guitare
Waner : basse
Stef : guitare
Job : batterie



« Toutes les conditions étaient réunies pour faire un super concert au bon moment ! »

 

À l’occasion de la sortie du Live enregistré au Hellfest en 2017, nous avons joint Niko à son retour du Canada où les Tagada Jones ont effectué quelques dates. Entre la sortie du Live, la fin de tournée pour l’album « La Peste Et Le Choléra » et l’année 2019 qui se profile à l’horizon, le moins que l’on puisse dire, c’est que les Bretons ne chôment pas !

 

Christophe Favière pour boosteleson.com


Alors cette tournée au Canada, ça c’est bien passé ?
Niko (Nicolas Giraudet) : Carrément ! C’est la dix-huitième fois que nous allons là-bas, alors on tourne comme si nous étions un véritable groupe québécois !

Parlons un peu du Live au Hellfest, comment est né le projet ?
À la base, nous n’avions pas spécialement la volonté d’enregistrer et de sortir ce concert en CD. Mais durant la tournée, il y avait plus de gens à nous dire qu’ils n’avaient pas pu venir que de gens qui y étaient. Il faut savoir que sur la Warzone c’est tout de même entre 15 et 20 mille personnes ! Et donc à force d’entendre les gens nous le réclamer, nous nous sommes dit qu’il serait peut-être sympa de le sortir pour eux. Pour nous c’était un super concert et nous en avons gardé de bons souvenirs.

Si vous ne vouliez pas l’enregistrer, comment avez-vous fait ?
Il s’est passé une chose assez marrante, le concert avait été filmé pour Arte, sauf que c’était sorti de console, donc il n’y avait pas les ambiances du public, ce qui était plutôt dommage, il y avait une si belle osmose entre le groupe et le public. Donc ne pas avoir les ambiances aurait été un non-sens. Mais lorsque nous avons appris qu’il y avait tout le multi-pistes de disponible avec les ambiances du public, nous nous sommes dits que cela valait vraiment le coup.

Cela s’est fait rapidement après le Hellfest ?
Non, cela s’est décidé très, très tard. At(h)ome (leur label) nous a demandé si nous ne voulions pas le sortir. C’était mi-avril, et début mai tout était mixé et la pochette créée. En trois semaines, tout a été plié !

Pour récupérer les pistes, cela a été compliqué ?
Tout d’abord, nous avons demandé au Hellfest s’ils étaient ok pour que l’on sorte ce live. Cela leur a fait plaisir. S’ils avaient dit non, nous ne l’aurions pas fait. Nous avons ensuite demandé à Sombrero & Co, la société qui filme pour Arte, ils nous ont donné les pistes sans aucun souci.

Vous n’en avez pas profité pour sortir un DVD ?
Non, le concert est déjà disponible sur le net, donc l’intérêt était limité. Par contre ça nous tenait à cœur de sortir le son avec cette ambiance de folie qu’il y avait ce jour-là...

Cela n’a pas posé de problème de droits d’apposer le nom Hellfest sur le disque, ils ont été cools ?
Oui, carrément, comme je te disais, nous leur avons demandé, cela leur faisait vraiment plaisir et nous n’avons pas eu à batailler pour apposer leur logo. Ils sont plutôt contents que des groupes fassent ça. Bien sûr, si cela avait été Iron Maiden, il y aurait peut-être eu d’autres négociations ! Mais des groupes Indés comme nous, ça leur fait toujours plaisir que ça sorte.

C’est dans leur logique ?
Oui, il ne faut pas oublier qu’à la base, ils viennent de l’Indé aussi, au début c'était un tout petit festival, il a grandi pour devenir l’énorme machine que l’on connaît aujourd’hui, mais les organisateurs du Hellfest ont gardé de vraies valeurs.

Revenons à votre actu, la tournée est bientôt terminée ?
Il reste tout de même une cinquantaine de dates jusqu’à fin décembre, ça fait un planning bien chargé. Au final nous aurons réalisé plus de 190 dates en un an et demi. C’est assez intensif !

Et l’année 2019 s’annonce chargée aussi ?
Tout à fait, nous allons faire les 25 ans de Tagada et les 10 ans du Bal Des Enragés. Donc oui, ce sera un peu chargé. Mais nous allons faire un peu moins de concerts et axer plus sur des évènements. Nous sommes déjà passés à peu près partout plusieurs fois, donc l’idée c’est de faire des concerts plus gros et plus évènementiels pour les 10 ans du Bal, ou les 25 de Tagada, ou les deux lorsqu’il y aura des dates communes.

Comme à Paris ?
Oui, on trouvait ça marrant de faire les deux en même temps !

En parlant du Bal Des Enragés, certains musiciens ont beaucoup d’actu, je pense à Reuno qui entre Lofofora, Madame Robert et les Tambours Du Bronx, est pas mal pris.

Comment cela va-t-il se passer ?
Alors, on va dire qu’à 95%, tous les membres du Bal ont réussi à faire coïncider leur planning, mais effectivement, le seul qui ne peut pas c’est Reuno.

Donc il ne sera pas sur la tournée ?
Non, mais du coup c’est Kemar de No One Is Innocent qui le remplace.

Ça c’est du scoop !
C’est sûr que pour l’instant il n’y a pas grand monde à le savoir….

Sven nous a quittés il y a peu, après la dernière tournée…
Malheureusement. Après une tournée sans Schultz, ce sera une tournée sans Sven. C’est toujours très dur, mais connaissant les personnages, ils auraient voulu que l’aventure continue et c’est donc ce que l’on fait. Et à l’instar de la dernière tournée dédicacée à Schultz, celle-ci sera pour Sven.

Donc il y aura des petits hommages ?
Oui, mais pour l’instant nous ne savons pas encore sous quelle forme. Nous venons tout juste de finaliser le planning. 10 ans, 10 dates. Il y aura en plus quelques festivals. Maintenant les morceaux ne sont pas encore décidés. On verra ça plus tard.

Lors de la dernière tournée du Bal, aux Cuizines à Chelles, Florent de 6:33 avait remplacé Poun de Black Bomb A, il sera de la fête ?
Non, Poun a confirmé toutes les dates et c’est donc Kemar qui remplace Reuno. Ensuite Doudou (guitariste de Lofofora) risque d’être absent aussi, et c’est donc un, voire les deux guitaristes de No One qui prendront le relais. Mais ce sera les seuls changements. Nous sommes limités en termes de logistique, nous ne pouvons pas partir à 40 non plus, nous sommes déjà à trois camions pleins à craquer !

Revenons au Live, pour y avoir assisté, c’était un concert de folie !
C’est clair ! Tous ces gens qui pétaient les plombs en même temps que nous, la chaleur, ça a déclenché des choses incroyables. Toutes les conditions étaient réunies pour faire un super concert au bon moment !

Tu me disais que vous n’aimiez pas spécialement sortir des Live, mais en même temps, ça ne fait pas une petite pause dans le processus créatif, prendre un peu plus le temps de faire les choses ?
Non. Tu sais, nous notre planning est déjà établi. En 2019 il y a la tournée du Bal et de Tagada, et l’album arrivera en 2020 quoi qu’il arrive. Live ou pas, cela ne change pas grand-chose. On savait que 2017-2018 on tournait sans rien composer, 2019 on s’y remet pour sortir l’album en 2020.

Je te laisse le mot de la fin ?
Oui, juste pour revenir sur le Live, en tant que groupe, sortir un Live ce n’est pas ce que l’on préfère faire, nous préférons que les gens nous voient sur scène. Après les albums, c’est une étape dans la vie des groupes, les Live c’est souvent les labels qui sont demandeurs. Par contre, de nos trois albums Live, c’est celui dont nous sommes le plus contents ! D’une parce que nous l’avons mixé tous ensemble et de deux parce que le rendu est vraiment génial. Même sans mettre fort, on entend bien le public qui gueule avec nous, et ça, nous n’avions pas réussi à l’obtenir sur les autres Live.