Créateur d’émotions !

Interview Hugues (Ugo) Chantepie


Interview au Black Dog (Paris)


Un son direct, rock, empreint d’une identité mélodique, d’un style metal plus progressif, The Last Embrace adopte désormais des chemins plus aventureux et riches en émotions. Avec le soutien de Francis Caste, ils ont réussi à toucher du doigt une musicalité plus puissante, hyper organique, fouillée, riche, mais sans surcharge pompeuse. Sandy et Olivier, duo acoustique attachant, s’installent pour une pause dans la pénombre

des sous-sols du Black Dog (Paris) pour un échange complice et plein d’humour.


Sandy

Olivier

Photos : Hugues (Ugo) Chantepie

Photos live Gibus Café (Paris)

A VOIR ICI


Membres :
Sandy Carles : Vocals and Lyrics

Olivier Dubuc : Guitar,

composer and Leader

Pierre-Henri Collin (Coco) : Keyboards, Composer

Chris Hiegel : Drums

Anthony : Bass


Studio Album Recording


TLE Release Party


Artiste : The Last Embrace

Album : The Winding Path

Label : Longfellow Deeds

Distribution : Season of mist

Date : 23 Mars 2015

01. "On My Own"
02. "Nescience"
03. "The Field Of Minds"
04. "The Fear Of Loss"
05. "Let The Light Take Us"
06. "White Bird"


Page SoundCloud

Pour découvrir l'univers et d’autres surprises sonores de The Last Embrace.


The Last Embrace

au PROG SUD

VENDREDI 15 MAI 2015



Vous êtes habitués à jouer tous les deux comme hier soir au Gibus Café ?
Olivier : Oui, souvent en acoustique, car les lieux ne sont pas forcements toujours adaptés à la grosse cavalerie électrique. Du coup, on a fait pas mal de set en duo.

Pourquoi le choix de la musique progressive ?
Olivier : le choix, c’est fait un peu naturellement, une majorité des membres du groupe écoute de la musique progressive. Il y a une forme d’ouverture musicale qui nous plaît à travers le prog.

Comment définissez-vous votre musique en quelques mots ?
Sandy : un peu aventureuse !
Olivier : progressive aventureuse, rock aventureux, du rock progressif avec des racines metal et des éléments psychédéliques.

Depuis le premier album en 2003 « The Last Embrace », de quelle manière pensez-vous que le groupe a évolué, musicalement et humainement ?
Olivier : depuis 2003 ça fait une paye, on sait entre guillemets professionnalisés, avec l’expérience, on devient meilleur musicien. On s’organise bien mieux sur tous les points, aussi bien au niveau des compos, de la promo, de tout ce qu’il y a géré au sein d’un groupe. La façon dont on doit gérer humainement, musicalement et logistiquement une formation. Pour moi, c’est plus riche à tous les niveaux aujourd’hui, tout a évolué dans le bon sens.

Vos premiers contacts avec vos instruments ?
Olivier : A quinze ans, l’âge moyen de tous les jeunes rockeurs, je n’ai jamais fait de guitare classique comme beaucoup de gamins vers cinq, six ans. J’ai pris des cours avec des profs. Le premier morceau que j’ai bossé, un truc un peu bateau comme « stairway to heaven » de Led Zeppelin, « come we you are » de Nirvana,

un truc comme ça.

Et toi Sandy, avec ta voix, tu es musicienne ?
Sandy : à la base, j’ai fait du piano, mais j’étais trop nul ! (Rire)
Olivier : non, tu te démerdes bien, tu as juste de petites mains ! (Rire)
Sandy : c’est sûr, je ne peux pas aller de do à do ! (Rire). À part ça, j’ai toujours chanté car ma mère chantait énormément. J’ai commencé à prendre mes premiers cours de chant à seize ans. Le premier titre que j’ai vraiment chanté était un standard jazz, en duo avec une amie et c’était plutôt chouette. En fait j’étais à fond dans le piano auparavant, l’esprit Tori Amos et j’ai commencé à composer et l’allier au chant vers quinze ans. Cela a pris une tournure un peu progressive et c’est comme cela que j’ai été embauché dans The Last Embrace.
Olivier : Toris Amos c’est progressif sur certain album et les morceaux sont plutôt couillés !

Comment s’est passé le casting ?
Sandy : (Rire) C’était super drôle ! on s’attendait pas à ça ! en fait, le casting en lui-même et ma prestation était nulle à chier (Rire). S’il mon pris, c’est à cause de ma compo ! (Rire).
Olivier : non, ce n’était pas nul ! elle a été amenée à chanter après une chanteuse n’ayant pas du tout la même voix et elle ne sait pas appropriés les morceaux. Ce n’est pas pour ce que l’on a entendu à l’audition que nous l’avons choisi, mais suite à l’envoi d’une démo avec un titre perso super.
Sandy : il y a eu cela et puis Alexis l’ancien batteur avait mis une annonce, j’ai répondu, je suis allé à l’audition et là, je vois Coco le pianiste, je le connaissais déjà, on a fait l’école Atla (forme aux métiers des musiques actuelles et du spectacle vivant) ensemble.
Olivier : les gens se croisent parfois !

Musicalement, avez-vous eu des défis particuliers à relever avec ce nouvel album

« The Winding Path » ?
Olivier : écrire un morceau de près de vingt minutes, ce n’est pas forcément facile. Le clavier s’en est chargé, mais ensuite il a fallu poser les instruments dessus, faire en sorte que ça reste harmonieux et pouvoir les jouer sur scène.

Vous avez ramené de nouvelles influences ?
Sandy : je n’avais pas l’habitude de faire du rock progressif, Coco m’a fait évoluer dans mes influences, il m’a fait écouter des trucs et il m’a dit : « tu vois, cela pourrait coller au niveau voix ».
Ça m’a ouvert et fait évoluer.
Olivier : le défi, c’est de faire la musique la plus accrocheuse possible tout en restant fouillé, riche

et qu’il se passe beaucoup de choses sans surcharger.

Comment se passe le processus de création ?
Olivier : Coco et moi, on ramène le plus gros de la trame musicale en répétition, on fait tourner avec tout le monde et chacun pose son truc. Sandy compose ses mélodies de chant et écrit ses textes par-dessus la structure. Ensuite, on arrange par rapport aux fréquences des instruments et l’on fait nos mixes.
Sandy : et après la voix, ce sont les arrangements au violon qui ont été rajoutés.

Sandy, tu écris les textes ?
Sandy : oui, tout à fait.

Sandy, quelles sont les thématiques principales de tes textes ?
Sandy : déjà en écoutant les structures qu’ils avaient apportées, ça me paraissait aventureux, j’allais dans un univers que je connaissais moins que Chris et Coco. Du coup, c’était une prise de risque, un chemin vers l’inconnu, essayé de se trouver. Je me suis dit : « ça peut être un très bon sujet d’album, les chemins, les directions, les destinées, les choix à assumer dans la vie pour tout le monde. Dans le milieu professionnel, privée et introspectif. »
Olivier : Ouaih, c’est l’âge aussi ! tu te rends compte qu’à 35 ans tu n’es pas une rock star et tu ne le seras probablement jamais ! (Rire)
Sandy et Olivier : non, en plus on s’en fout ! (Rire)
Olivier : la vie à 35 ans, il commence à y avoir des deuils, plein de choses qui font que ça bouge. Au niveau des relations, ça peut bouger et professionnellement également. Tout cela créent des émotions, les choses finissent par sortir et c’est un peu le cas de Sandy.
Sandy : des expériences entre guillemets que l’on ne voulait pas vivre et c’est l’idée générale de l’album pour tous les morceaux. « On my own » c’est plus une recherche introspective, le fait de ressentir un changement, aller vers autre chose. « Nescience », je parle de choix politique, de décision prise par la société.
Olivier : la société évolue et parler des chemins qu’elle prend.
Sandy : Voilà je parle de cela.

Un morceau engagé ?
Olivier : c’est la première fois que l’on s’exprime sur une bribe de constatation et non d’engagement politique.
Sandy et Olivier : par rapport à la société qui part en vrille à plein de niveau.

C’est vrai, aujourd’hui le rock manque un peu d’engagement
Olivier : de toute façon, c’est l’actualité du moment, ça inspire les artistes musicaux, les peintres, etc.

Suite des thématiques…
Sandy : sur « The field of minds » je parle de spiritualité, de religion, de croyance. Sur « The fiear of loss » c’est un texte très personnel, un peu dur à expliquer du coup, je parle de ses femmes qui ont perdu des enfants, c’est toujours difficile pour une maman de laisser vivre son enfant sans le surprotéger.
Olivier : il n’est pas mort, mais savoir le laisser partir dans la vie et ne pas avoir peur de le perdre.
Sandy : « White bird » c’est un peu différent, je me suis approprié l’histoire d’un conte celtique. Comment le merle est devenu noir, hé oui, avant il était blanc !
Olivier : « Black bird » en rapport au standard de jazz, « White bird », une couleur jazzy peut-être inconsciente.
Sandy : C’était fait exprès !
Olivier : Ah, tu vois ce n’est pas inconscient, mais conscient.

Sandy, tu as un peu de censure des autres membres du groupe ?
Sandy : non, pas du tout, il me laisse libre au niveau des textes, mais parfois on me dit : « j’aimerais bien que tu écrives plutôt sur ce sujet »
Olivier : Ouais, ouais, on réoriente un peu le truc !

Tu n’as jamais eu de refus par rapport à tes textes.
Sandy : au niveau des idées intérieures, non. Ensuite, ils m’ont aidée parfois sur certaines tournures de phrase.

Justement on en parlait tout à l’heure, pourquoi se lancer dans des morceaux de plus de 10 minutes, alors que dire lorsqu’on flirte avec les 20 minutes avec « The Field Of Minds' » (des allures de fresque épique) ? De plus, ce n’est pas vraiment un format radio ?
Sandy et Olivier : ah non pas du tout ou alors une radio alternative !
Olivier : pour la longueur des morceaux ce n’est pas un choix délibéré, ça c’est fait comme ça. C’est surtout Coco le responsable de longues fresques, l’auteur, le criminel ! (Rire). De toute façon on est tout un peu dans ce délire, alors allons-y, prenons le risque.

Donc, rien pour les radios ?
Olivier et Sandy : ah là, si c’est trois minutes trente, on est loin du compte. (Rire)

Trente secondes sur Deezer ?
Olivier : voilà c’est ça ! non, il y a des morceaux plus structurés dedans, le premier et le deuxième ce sont des titres avec des refrains, plus évidents, mais c’est sept minutes à chaque fois, c’est excessif !

Existe-t-il d’autres cultures musicales ou artistiques que vous souhaiteriez inclure dans votre démarche musicale ?
Olivier : pour le prochain ? On n’y a pas vraiment réfléchi. Pour l’instant on est 100% satisfait de cet album, je n’y rajouterais rien, après à long terme on verra bien.

Que s’est-il passé en studio lors de l’élaboration de l’album ?
Olivier : dans l’ensemble ça s’est bien passé. On était mieux organisé, on a fait ça sur un mois et l’on n’a pas scindé comme sur l’album précédent. On avait fait cela un week-end de temps en temps, étalé sur un an et demi, trop long, pénible, revenir sur des choses qui ne servent à rien, l’ensemble perd en spontanéité et l’on charge de trop. Là, on est rentré en studio et l’on en est sorti produit fini.

Parlez-moi du studio Sainte Marthe et de Francis Caste (Fondateur, technicien, réalisateur, compositeur) ? Que vous a-t-il apporté de plus sur cet album ?
Olivier : le gros son, hyper organique, hyper chaud, on voulait vraiment un rendu sans trop d’effets numériques, tout a été réalisé avec des pédales, tout était analogique. On voulait un son direct, bien rock, avec le sentiment de véritables instruments, d’un vrai groupe qui joue ensemble. Il nous a également apporté le côté puissant et l’on est super content.
Sandy : j’étais très friand de ses conseils et il est très intuitif comme producteur.
Olivier : ce n’est pas un taré de matériel, mais il l’utilise merveilleusement bien.


Et au niveau de ta voix, Sandy ?
Sandy : à un moment donné j’avais surchargé en choeur, il m’a conseillé de ne pas trop en faire et il avait tout à fait raison. Il m’a dit : « sers-toi de ta voix comme d’un instrument, mets-là au service du groupe » et ça m’a été très révélateur.
Olivier : de plus c’est un mec super marrant et il met une super ambiance. Il sait désamorcer les tensions et je n’ai que du bon à dire sur ce gars-là.


Tu as une façon de travailler ta voix ?
Sandy : non, je fais les choses assez simplement, je n’aime pas faire de grosses tournures à la RNB. Je préfère laisser respirer la musique, c’est une harmonie, chacun reste à sa place et l’on se fait des questions-réponses.


Une petite question technique, peux-tu nous dire ce que tu utilises comme guitare et ampli sur scène ?  Joues-tu avec le même matériel en studio pour l’enregistrement d’un album ?
Olivier : sur scène en studio, j’utilise une Paul Reed Smith, une S Paul, une Telecaster et une guitare acoustique Santa Cruz et puis des effets, un Space Echo, des trémolos diffèrent. Pour le studio, j’ai utilisé l’ampli de Francis Castes, un Marshall Jcm800 modifié et en live une tête d’ampli Rectifier Mesa Boogie. C’est juste l’ampli qui change entre la scène et le studio.


Pourquoi la langue anglaise et vous êtes-vous essayé en français ?
Sandy : bien sûr ! Sur l’album « Aerial » (2009), il y a une compo « Impending dawn » où il y a un passage parlé en français.
Olivier : pour le coup c’est plutôt moi qui bloque, je trouve le français délicat dans la musique mélodique et l’on tombe vite dans la variété. Après, c’est culturel également, on écoute beaucoup de musique anglophone, il ne faut pas tomber dans le Grégoire, le Lou Reed de bas étage avec de grosses guitares !
Sandy : je trouve que la consonance anglaise se prête assez bien à la mélodie et au style. En français, on a tout de même de sacré groupe avec de très beau texte, comme Ange, Lazuli, etc. Après on se focalise plus sur le sens des paroles, que sur la mélodie du chant. Nous voulions garder avant tout l’identité mélodique.

 

Dites-moi maintenant un mot sur l’Artwork de la pochette, le créateur de ce visuel ?
Olivier : c’est un artiste, Dehn Sora, il travaille surtout avec des groupes metal extrême et d’ailleurs

il commence à posséder un beau CV. Il réalise des visuels très sombres en général, on lui a juste demandé de rajouter de la couleur et de la lumière. On lui a donné des éléments et il a fait sa sauce.


Vous avez déjà une belle expérience de la scène. Un souvenir, une anecdote ?
Olivier : la première partie de The Gathering à l’Elysée Montmartre, joué devant 1500 personnes, ça fait bizarre et à l’époque on n’était pas vraiment au point. J’ai eu une espèce de trou noir, je suis sorti de scène, je ne sais pas ce qui s’est passé, j’ai tout oublié. On n’a pas fait un super concert, le son était pourri, mais c’était quand même une super expérience pour un jeune groupe à l’époque. Mon cerveau à oublier ce moment sur le coup ! les conditions sonores sur scène étaient effroyables, c’est la loi des premières parties. C’est à la fois un énorme souvenir et un truc affreux !

Et toi Sandy ?
Sandy : tout c’est toujours bien passé. J’ai une scène qui m’est resté en mémoire, à Lille au Splendid, la première partie de Agua de Annique en 2008, j’en garde un super souvenir, on s’était bien éclaté, invité par le groupe Amartia. Mémorable ! Un autre évènement marquant en 2006, j’ai chanté à la Scène Bastille avec Danny Cavanagh un de leurs morceaux « Parisienne moonlight ». Il m’avait invité sur les planches, j’ai presque chialé d’émotion et le cœur battait à fond !

Finalement, la sortie d’un album est-il un prétexte à faire de la scène ou bien c’est une phase réellement importante dans la vie du groupe ?
Olivier : un album, c’est super important, c’est ce qui reste en fin de compte. Avoir la galette finie avec le son désiré et les réactions du public.

Vous êtes boulimique en matière de composition ?
Sandy et Olivier : le claviériste a constamment des idées !

Qu’est-ce qui nourrit votre inspiration en dehors de la musique ?
Olivier : les amis.
Sandy : c’est mignon ! (Rire)
Olivier : le travail ! vas-y Sandy je te laisse commencer.
Sandy : j’aime bien lâcher prise dans la nature, tout est assez visuel chez moi. Il suffit que j’aille en Bretagne et je vais avoir envie de composer un titre celtique. Ce qui me nourrit musicalement dépend des moments. J’écoute actuellement beaucoup de Laura Mc Kennit, Lisa Gerrard et du chant diphonique avec David Hykes, c’est extraordinaire cette technique de chant. En fait tu délivres d’autres résonances, du coup, tu as l’impression d’une deuxième voix qui chante. C’est très subtil !
Olivier : en fait je n’ai pas de temps avec le boulot et la musique. La musique c’est assez chronophage dans ma vie quotidienne. Si j’ai un moment, faire du sport, mais je n’ai pas trop le temps en ce moment. (Rire)

Vous êtes présent sur Facebook, ce contact avec vos fans via les réseaux sociaux est-il importants ?
Olivier : Ah ouaih, j’n’aime pas cela, mais c’est impressionnant l’importance que cela à. Facebook a pris une place énorme dans la com.
Sandy : ils sont beaucoup plus présents sur le Facebook, Twiter, Google + par rapport a notre site. On a fait notre page Youtube avec toutes nos vidéos et puis quelques morceaux. Il y a pas mal d’engouement, les gens nous suivent un peu partout.
Olivier : c’est difficile visuellement, il y en a partout sur la toile.
Sandy : je m’occupe personnellement des réseaux sur le Web. J’arrive à échanger avec les gens, mais je ne peux pas être toujours présente. Je suis obligé de trier les informations, parfois on reçoit cinq chroniques dans la journée, je ne peux pas les balancer en une heure, les gens ne suivent pas forcément. C’est vraiment un autre public. Le public de la musique rock progressif est beaucoup plus sur le terrain, Coco va voir beaucoup de concert de prog et il fait sa communication sur le terrain.
Olivier : ce n’est pas le même âge, ils sont un peu plus âgés, moins dans le délire Facebook, etc,

plus à l’ancienne avec des flyers, en fait, il faut être partout.

Même avec les réseaux sociaux, c’est dur de rapatrier les gens dans les salles.
Olivier : Facebook c’est très éphémère, tu vas avoir 200 participants de prévu sur un évènement, mais 50% des participants ne font pas le déplacement. Ce ne sont souvent que des promesses dans le vide.
Sandy : au moins le nom circule.
Olivier : il faut être sur la toile, c’est incontournable.

Votre point de vue sur le téléchargement illégal et en tant que consommateur.
Olivier : je suis consommateur à fond ! le téléchargement, ça nous permet de toucher un public plus large, dans d’autres pays, des gens n’ayant pas accès aux maisons de disque. Je ne sais pas trop qu’en penser, ça voudrait dire que la musique est gratuite et qu’il n’y a plus rien à faire. La musique c’est du boulot, ça coûte cher à produire, etc.

C’est vrai, pour beaucoup d’artistes s’est devenue une évidence, la musique est gratuite. Il vaut mieux vendre du marchandising.
Olivier : c’est le problème. Les gens ont moins de problèmes à mettre vingt euros dans un tee-shirt que dans un cd. Après pourquoi pas, si les groupes se rattrapent là-dessus. La musique reste tout de même le produit de base, si la musique doit être gratuite, il faudrait la même logique pour l’enregistrement, mais hélas, ce n’est pas vraiment le cas !

Je vous laisse le mot de la fin.
Olivier : merci aux gens qui nous ont aidés via la campagne de financement participatif sur indiegogo, on a récupéré pas mal de sous, plus que prévus et l’on va pouvoir gérer la tournée, la promo, etc, toute la logistique de l’après-sortie d’album. Pour l’anecdote, pour 500 Euros, on offrait un concert en acoustique à domicile. On a eu un donateur à 500 Euros, on a donc un concert à domicile à faire en région parisienne. On avait précisé ! (Rire). Si c’est en Martinique ça va être un peu compliqué, c’est sympa, mais il faut payer le billet d’avion ! et merci au label Longfellow Deeds, il suit le groupe presque depuis le début et on mit pas mal de billes dans l’album.
Sandy : on remercie tous les gens qui nous ont suivis, soutenus, encouragés jusque-là.
Olivier et Sandy : et Bisous ! (Rire)