Way Of Changes / l'interview !



Artiste : Way Of Changes

CD : « Reflections »

Genre : Metalcore

Ville d’origine : Lausanne

Maison de disques :

DarkTunes Music Group

 
    1.Trust
2. Cold Hands
3. Curse
4. Absolution
5. Meaningless
6. Trapped
7. A Patience’s End
8. Watcher
9. Heritage


Membres :

Simon – Lead Vocals
Eliot – Guitare & Vocals
Théo – Guitare & Vocals
Maxime – Basse
Quentin – Batterie


Way Of Changes – « Trust »


Way Of Changes –

« Reflections »


Way Of Changes –

« Trapped  »


« Plutôt contents de ne pas être catalogué si facilement ! ».

Interview Christophe Favière pour boosteleson.com / Replica Promotion

Armés d’un nouvel album « Reflections », les Suisses de Way Of Changes étaient de passage à Paris pour défendre une certaine du Metal Core à la sauce Helvète. Rencontre avec Quentin (batteur) et Théo (Guitare et chant clair) au Hard Rock Café de Paris.


Pour commencer, vous nous présentez le groupe ?
Quentin : Le groupe s’est formé en 2013 autour de Maxime à la basse, Éliot à la guitare et aux backing vocals, Simon au chant, et donc Théo et moi.

2013 ? Sur votre site, il est mentionné 2014 !
Quentin : Oui, mais c’est très simple, nous avons commencé à jouer et composer en 2013, mais nous avons vraiment voulu nous dévoiler une fois notre EP fini.
Théo : Et surtout, la formation était complète, Simon est arrivé au chant en 2014.
Quentin : C’est ça, et c’est ainsi que septembre 2014 nous avons ouvert notre page Facebook et sorti notre EP ; Nous voulions vraiment avoir de la musique à proposer. Ne pas se dire « Bonjour on est là, mais il faudra attendre six mois car nous n’avons rien enregistré » !

Vous êtes originaires de Lausanne, comment vous êtes vous rencontrer, vous êtes amis d’enfance ?
Théo : Malheureusement pas !
Quentin : Non, je cherchais à monter un groupe de Metal Core, et j’ai donc posté une annonce sur une page Facebook à laquelle Éliot a répondu très enthousiaste car c’est exactement ce qu’il cherchait. Ensuite Théo m’a contacté par mail, et nous sommes donc parti comme ça. Ils savaient que Maxime faisait de la basse et lui ont proposé de se joindre à nous. Il était très chaud aussi. Nous avons eu un peu plus de mal à trouver un chanteur qui colle à notre style, et surtout avec qui l’on s’entendait bien. Nous avons eu pas mal de turn-over ! Nous avions presque perdu espoir de trouver notre bonheur, puis nous sommes tombé sur Simon. Il n’avait pas la voix à laquelle l’on peut s’attendre pour du Metal Core « traditionnel », mais nous nous sommes dits pourquoi ne pas essayer ?

Alors justement, vous vous définissez comme un groupe de Metal Core ? Lorsqu’on écoute attentivement votre nouveau disque, il y a beaucoup plus que du Metal Core pur et dur.
Théo : Oui, c’est vrai, en fait, au moment de la sortie de l’EP, nous nous sommes catalogués dans ce style car à l’époque nous étions plus proche de ce genre. Mais nous sommes bien conscient de toucher un peu à tout. Cela n’a jamais été notre but de faire une musique d’un style particulier. On ne s’est jamais dit que nous voulions jouer comme tel groupe, nous faisons juste ce qui nous plaît, ce qui vient et surtout ce que l’on arrive à faire (rires) ! Voilà pourquoi nous avons une touche très mélodique pour du Metal Core. Ajoute à cela une voix lead qui vient plus du Death ou du Black Metal, voire du Doom car la voix est beaucoup plus grave que sur du Metal Core. Mais nous sommes plutôt contents de ne pas être catalogué si facilement !

Par moments vous êtes même proches de groupes bien Heavy avec les Guitar Heros des années 80 avec ses solos à n’en plus finir…
Théo : C’était le but aussi, on se laisse vraiment libre de faire ce qui nous plaît ! On ne se met pas vraiment de limite sous prétexte que cela vient d’un autre genre. La seule chose qui compte c’est d’être cohérent avec le reste de notre production.

Alors pourquoi vous êtes vous orienter vers ce style ?
Théo : En fait nous n’avons pas vraiment choisi. Même si le nom est apparu assez rapidement, nous avions envie de jouer quelque chose d’assez punchy avec des leads, des mélodies, des breaks. Un truc dans lequel on se retrouve et où l’on prend du plaisir à le jouer. C’est la seule chose qui comptait. Mais nous n’avons jamais vraiment décidé de jouer comme ça, c’est venu naturellement. C’est Éliot et moi qui composons, et étrangement, nos premières compos se ressemblaient beaucoup. Dans l’EP, il y a des morceaux composés séparément qui collent plutôt bien ensembles. Nous avons les mêmes envies sans en avoir jamais réellement parlé.
Quentin : Nous avons tous écouté les groupes de base, Korn, Slipnot, Bullet For My Valentine. Ensuite nous écoutons beaucoup les nouveautés, des choses plus Progressif, plus genty. Je pense que nous prenons des influences un peu partout et après tout se mélange, et l’on arrive à un album comme « Reflections » qui est difficile à classifier.

Vous n’avez donc pas d’influence particulière, un groupe qui ressort ?
Théo : Non, cela se fait comme ça. Inconsciemment il y a probablement des idées, même si cela ne se voit pas du tout, qui viennent de groupes comme North Lane ou Monuments. Des groupes qui ne ressemblent pas du tout à ce que l’on fait, c’est plutôt des idées de riff, une construction particulière qui sonne bien à nos oreilles, et bien sûr tous les groupes que nous avons écoutés. Tout cela rejaillit sur notre musique.

Depuis 2014 la formation n’a pas changée, comment le groupe à grandit ?
Théo : C’est surtout au niveau de la manière de travailler, nous devenons de plus en plus efficaces. Au début il fallait bien mettre les choses en place, apprendre à se connaître, comment bosser les compos. Maintenant nous avons un process bien rôdé, lorsque je bosse un morceau, j’envoie une démo, les autres font des retours, le modifie, parfois Éliot passe chez moi pour modifier tout de suite. Ensuite nous envoyons les pistes à Quentin qui peut retravailler la batterie par-dessus… À ce niveau-là, nous avons bien évolué. Ensuite pour les concerts, c’est tout bêtement le fait de les enchaîner, au bout d’un moment tu commences à connaître les routines.
Quentin : Et puis humainement, ce n’était pas trop dur d’évoluer comme nous ne nous connaissions pas, mais ça collait entre nous, cela donc a été assez rapide. Mais pour moi c’est surtout au niveau des concerts où nous avons beaucoup progressé. Nous avons du bon matos qui nous permet d’être plus efficace au niveau des sound-check, et donc plus efficaces en live. Nous avons vraiment un set qui tourne et personne n’est perdu à aucun moment. Ensuite au niveau musical, nous avons tous bien évolué au niveau technique par rapport à l’EP. Nous avons beaucoup de retour là-dessus, surtout pour la voix de Simon. Il a eu une grosse évolution, et cela se ressent beaucoup. Dans l’EP, il n’y avait pas beaucoup de chant clair, mais cela plaisait au public et à nous aussi, c’est pourquoi nous en avons rajouté un peu plus.

Quentin, comment en es-tu venu à la batterie ?
Quentin : Depuis tout petit je tapais partout ! Je retournai des bidons pour taper. Je me suis forcé à faire trois ans de piano pour apprendre le solfège, mais je ne sais toujours pas du tout, mais alors du tout jouer de piano, et sait vaguement le solfège (rires) !!! Après seulement j’ai pu avoir ma batterie. Là où je prenais des cours, c’était moins cher si tu intégrais la fanfare, j’ai donc commencé à jouer dans une fanfare ! Puis, à l’adolescence, j’ai commencé à écouter Linkin Park, et les copains sont arrivé avec des trucs plus violent comme Slipknot et Korn. Il y en avait un qui jouait un peu de guitare, l’autre un peu de basse et un qui braillait vaguement, nous avons commencé comme ça. Nous avons même fait quelques concerts. Ensuite j’ai monté un autre groupe, nous avons changé de style quinze fois, et de fil en aiguille je suis arrivé à Way Of Changes. Le lin-up est stable, nous avons une bonne façon de travailler, donc cela peut nous mener loin, enfin j’espère (rires) !

Et toi Théo ?
Théo : Moi j’ai commencé la guitare vers douze ans, justement parce que j’écoutais Linkin Park et compagnie. J’avais bien envie de jouer comme eux. Je faisais beaucoup de sport, mais, suite à un problème de santé, j’ai dû complètement arrêter, du coup, je me suis rabattu sur la musique. À partir de là c’est devenu une vraie passion. Autant l’écriture que jouer de la guitare. Je ne me considère pas comme un bon guitariste, mais j’ai vraiment beaucoup de plaisir à jouer. Je ne peux plus m’en passer. Si je ne suis pas en train d’écrire des textes ou de la musique, je suis en train d’écouter de la musique.

Mais tu as pris des cours ?
Théo : Oui, j’ai pris trois ou quatre ans de cours, mais j’ai arrêté, je n’étais pas vraiment assidu. J’ai même faillit arrêter. J’ai fait plein de petits groupes à droite à gauche qui ne fonctionnaient pas vraiment, j’étais un peu blasé. Pour tout te dire, lorsque j’ai rencontré Way Of Changes, j’étais en train d’arrêter, pas la musique, mais jouer dans des groupes. Quentin avait l’air cool, ses textes me plaisaient vraiment beaucoup, et je me suis relancé à fond dedans.

Vous utilisez quoi comme matos ?
Quentin : J’ai eu plusieurs petits kits d’occasion plus ou moins moisis. À la fin de mes études, j’ai pu me payer ma première vraie batterie, et c’est toujours la même, une Pearl ELX. Avec mon ancien groupe, j’avais double grosse-caisse et tout le bordel, j’ai tout viré et j’ai pris un kit super simple et du coup ça pète bien. C’est un milieu de gamme, mais je trouve qu’il sonne super bien sur l’album. Les toms sont 100% naturels, les cymbales aussi.
Théo : Pour ma part, depuis deux ans, je joue sur Legator. C’est une marque Américaine très peu répandue en Europe. C’est une marque assez récente puisqu’ils ont commencé en 2012. Ils ont rapidement bien fonctionné et du coup ils ont été obligés de changer de locaux. J’ai eu un gros coup de bol, car à ce moment-là ils ont soldé à 50%, du coup, j’ai pu avoir un modèle « haut de gamme » pour un bon prix. Je n’arrivais pas à trouver une guitare qui me convenait bien, alors j’ai essayé cette marque sans trop savoir ce que cela allait donner. Au final, j’en suis super content, j’en ai même pris une deuxième !

Vous travaillez comment pour la scène ?
Quentin : Nous avons décidé au début du groupe de travailler au métronome et c’est resté.

Ça rassure ?
Quentin : Oui, ça me permet de ne pas faire d’accélérations intempestive ! Parfois en live je m’emballe un peu et le métronome m’évite d’accélérer à 10 fois le BPM (rires) ! Et surtout cela nous aide à commencer bien synchro.
Théo : Ça nous permet d’avoir des shows plus propres et de commencer par des riffs juste à la guitare.
Quentin : Pour le studio, ça nous a permis d’enregistrer plus rapidement. En général les musiciens n’aiment pas trop travailler avec ça dans les oreilles, pour certains c’est une vraie torture, mais nous, on ne l’entend même plus !

Il y a trois type de voix différentes sur l’album, qui fait quoi ?
Théo : Il y a un chant clair et deux chants saturés. C’est moi qui m’occupe du chant clair, et Éliot (l’autre guitariste) fait aussi du scream en back, mais un peu plus aigu, plus perçant.

Ce n’est pas trop dur à mettre en place ?
Théo : Non, ça ce fait assez naturellement. Comme c’est moi qui écris les paroles, je les pose au fur et à mesure. Ensuite je les adapte par rapport à la musique, en superposant certains phrasés avec deux voix différentes.

C’est donc toi qui fait tout dans le groupe ?
Théo : Oui et non. Sur l’album, j’ai écrit 8 des 10 titres et Éliot les deux derniers. Mais en général, nous arrivons avec un morceau presque complet. Parfois je pioche dans des riffs qu’Éliot m’envois et dont il ne sait pas quoi faire, mais qui me donnent des idées. Maintenant nous sommes ouvert aux modifications, nous arrivons avec une idée plutôt aboutie à laquelle chacun peut apporter des corrections.
Quentin : Parfois, même pour la batterie, il a d’excellentes idées que je n’aurais peut-être pas eues. Du coup, je me force à apprendre ce qu’il a écrit.
Théo : Et puis il y a des morceaux comme « A Patience's End », je n’étais pas très convaincu par la première version, personne ne m’a fait de retour dessus, j’en ai donc conclu qu’ils trouvaient ça nul. Puis je l’ai complètement remanié, et ils ont trouvé ça cool !

Au niveau des paroles, qu’est ce qui t’inspire !
Théo : Pour cet album le début des textes est assez noir et négatif. Le titre de l’album « Reflexions » correspond parfaitement. Ce sont des réflexions sur des modes de vie, et surtout des choix de vies, souvent partis d’un point de rupture dans l’histoire d’une personne et comment, à partir de ce point, il évolue, ce qu’il ressent. Mais si le départ du texte est plutôt négatif, l’issue peut être positive. Pas toujours, mais le but n’est pas d’être systématiquement négatif. Par exemple, le morceau « Meaningless » explique qu’il est peut-être utile de moins réfléchir parfois, prendre la vie comme elle vient et ne pas se poser de question. Ce n’est pas forcément positif, mais ce n’est pas négatif non plus.

Ce sont des expériences personnelles ?
Théo : Il y a un peu de tout. Je ne me mets pas trop de limites dans mon écriture, Il y a des choses personnelles, ou de gens très proches, d’autres viennent de rencontres ou imaginées à partir d’une histoire entendue. Je côtoie des gens de plein de milieux différents, et cela m’inspire beaucoup. Parfois je mélange plusieurs histoires pour en créer une.

Au final pour vous, la musique peut amener quelque chose de positif à tout ça ?
Théo : J’espère, lorsque l’on joue notre musique sur scène, que nous amenons quelque chose de positif, même en jouant des morceaux clairement négatifs comme « Curse ». Nous sommes content de jouer de jouer sur scène, et nous espérons transmettre cette bonne humeur au public.

Le choix de l’Anglais, c’est une évidence ?
Quentin : Oui clairement, dès le départ c’était une évidence.
Théo : Je lis beaucoup en Anglais et prends beaucoup de plaisir à écrire dans cette langue, donc je ne me pose pas trop la question. Et puis de mon point de vue, c’est plus facile à mettre en musique.

Vous réarrangez les morceaux pour la scène ?
Quentin : Il y a deux ou trois morceaux que nous laissons un peu durer pour faire participer le public. Et puis l’album à été composé en 2016, nous avons évolué depuis, et donc les morceaux ont évolué avec nous. Par exemple à la batterie, je joue des breaks différemment pour que cela sonne mieux. Théo change aussi des lignes de chant clair, pour éviter d’être monotone ou trop répétitif.
Théo : Nous essayons d’être le plus propre possible sur scène. Du coup les gens qui connaissent notre musique remarquent les changements, mais ne considèrent pas ces changements comme des erreurs puisque ça sonne bien (rires) !

Vous êtes adepte de la remise en question ?
Théo : En répet’ oui, maintenant il arrive qu’en live, certaines choses se font naturellement et l’on se dit : « Tient c’était cool comme ça, je vais le refaire la prochaine fois ! » et au contraire certaines choses ou l’on se dit : « Non, oublie ! ».

Vous avez un bon contact avec le public ?
Théo : Oui, nous essayons dès le départ du concert, de créer une relation. Le fait de ne pas être statique et de bouger beaucoup, pour donner au public l’envie de faire de même. Personnellement lorsque je vais voir un concert, je réagis comme ça. Si le groupe bouge, cela me donne envie d’en faire autant. S’ils sont coincés derrière leurs guitares, je vais plutôt boire une bière (rires) ! Nous essayons de faire participer le public et d’avoir une présence scénique importante.

Et en général cela prend plutôt bien ?
Théo : Oui, surtout sur cette tournée, nous avons vraiment été surpris par le public. Nous avons l’impression d’avoir un set beaucoup plus efficace qu’avant. Nous avons aussi de plus en plus de plaisir à jouer, et de manière générale, ça communique mieux avec le public. Notre message c’est amusez vous, bougez, lâchez-vous !

Vous êtes actif sur les réseaux sociaux aussi ?
Théo : On essaye, surtout en ce moment avec la promo et la tournée. C’est parfois difficile de ne pas passer pour quelqu’un de prétentieux à poster des photos de nous toutes les semaines, nous ne voulons pas donner l’impression de nous la péter !

Les gens qui vous découvrent sur scène vous contactent ?
Théo : Dans l’ensemble oui, nous avons pas mal de messages d’encouragement.
Quentin : À la table de merch aussi, les gens viennent nous voir. Et puis il y a ceux qui nous contactent via la page Facebook parce qu’ils nous ont découvert par hasard. Éliot s’occupe de gérer cet aspect-là, et en général il répond dans l’heure qui suit aux messages.

La scène Suisse est active ?
Théo : C’est très différent entre la Suisse Romande et la Suisse Alémanique. La Suisse Romande est une petite communauté, mais très soudée, on reconnaît les gens à chaque concert. C’est bien parce qu’il y a un gros soutient de la part des groupes plus anciens. Mais du coup il n’y a pas beaucoup de monde, hormis les habitués qui se bougent pour aller voir un concert de Metal. En Suisse Alémanique, il y a plus de monde, mais ils sont un peu fermés à la Suisse Romande à cause de la langue. Notre gros avantage vient de notre manager qui est Suisse Allemande et un Label Allemand, ce qui nous permet de passer cette frontière de la langue avec une équipe qui parle en partie Allemand.
Quentin : Au niveau de la scène, il y a aussi une grosse différence. En Suisse Romande, nous avons de grosses salles pour les gros groupes, et de toutes petites salles pour les petits groupes, mais pour les groupes de notre envergure, il n’y a pas d’intermédiaire. En Suisse Allemande, ils ont vraiment cet entre-deux. Certaines grosses salles ont même un deuxième local plus petit, ou peuvent scinder en deux leur salle. Cela permet d’avoir des évènements avec des groupes de taille moyenne. En Suisse Romande, nous avons vite fait le tour !
Théo : En Suisse Alémanique, ils ont aussi un peu plus l’envie de découvrir des groupes qu’ils ne connaissent pas. En Suisse Romande, il arrive souvent que les gens nous demandent à quelle heure on joue pour ne pas voir les autres groupes !

C’est fou ça ! C’est pourtant comme ça que l’on fait de belles découvertes…
Quentin : Il semblerait que ce ne soit pas l’avis de tout le monde. En Suisse Alémanique c’est plus dans leur mentalité, ils ne connaissent pas un groupe, ce n’est pas grave, ils s’éclatent quand même. Chez nous c’est peu plus compliqué de motiver les gens à se bouger aux concerts.

Une petite anecdote de scène ?
Théo : Oui ! À Genève, sur un break, nous avons décidé de tous taper du pied en même temps. Ça a fait un gros bruit, mais je me suis dit que c’était parce qu’on avait tapé tous ensemble. Je me retourne et là je vois le bassiste qui me fait des grands yeux, en fait on avait fait un grand trou dans la scène. Pourtant c’était des plaques très lourdes, mais il y en a une qui s’est décalée. Du coup il fallait faire gaffe à ce trou pour ne pas tomber. C’était assez marrant ! Surtout qu’à l’époque, je portais des lunettes, donc je ne voyais que dalle !!!

Et en studio ?
Quentin : Pour l’enregistrement de l’album. La semaine d’avant, comme je voulais être au top pour l’enregistrement, j’ai répété toute la semaine comme un forcené. Le dernier jour avant de rentrer en studio, j’ai une cymbale qui s’est fissurée. Arrivé en studio, j’ai pu faire un morceau, et ensuite le son était de pire en pire. La China sonnait vraiment dégeu ! Le lundi, tous les magasins de musique sont fermés, c’était la catastrophe ! Vladimir Cochet (qui a enregistré l’album au Caunatus Studio) avait un poste à souder comme le studio est dans sa maison. Nous avons donc soudé la cymbale ! Ça a tenu 16 mesures ! Nous avons fini par appeler des potes et par miracle, une bonne âme nous a apporté une cymbale. Elle ne sonnait pas comme la mienne, mais nous n’avions pas le choix. Au final, ça sonne bien. C’était la bricole du lundi après-midi au studio !

Le petit mot de la fin ?
Théo : Merci à toi de nous avoir consacré du temps. On espère que l’album plaira au public Français. Le but de tout ça c’est de pouvoir venir jouer en France, ça nous ferait plaisir.
Quentin : Nous avons une tournée Européenne en tant que première partie. Nous avons eu quelques propositions pour jouer en France, mais nous avons dû refuser pour des problèmes d’emploi du temps. On espère pourvoir concrétiser quelques offres pour cet automne. Donc peut-être à bientôt !