La chronique de Stof


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Metallica - Hardwired… To Self-Destruct


Label : Blackened Recordings - Sortie : 4 novembre 2016


Est-il possible de faire une chronique honnête  d’un album de Metallica lorsqu’on est fan depuis le début (hormis la période « Load », « Re-load » etc.) ? Et bien oui, car ce nouvel album que l’on attendait depuis 8 ans vaut son petit pesant d’or. Les maîtres du Metal depuis maintenant plus de 30 ans, ne nous avaient pas vraiment habitués à faire autre chose que du Metallica, en progressant et en développant leur style reconnaissable facilement. C’est d’ailleurs avec un morceau 100% Metallica que s’ouvrent les hostilités avec le titre  « Hardwired » éponyme, 3 minutes de pur Speed (morceau le plus court la moyenne étant plus proche des 6,30 mn). Et puis c’est tout. Car à force d‘écouter cet album en boucle depuis une semaine (et oui, chez boosteleson.com nous faisons notre boulot consciencieusement, sinon le chef y gueule !), on se surprend à trouver des références presque flagrantes. Ce qui est plutôt rare chez les Four Horsemen. Dès le deuxième morceau « Atlas, Rise », la guitare sur les refrains et sur le premier solo est clairement identifiable comme du Iron Maiden. « Dream No More » aurait facilement pus être une chanson de Black Sabbath, jusque dans la façon de chanter de James, on s’imagine très bien Ozzy performer cette chanson lourde à souhait ! Sans parler de « Murder One » chanson hommage à Lemmy. Justement, parlons du chant, James Hetfield a encore étendu sa gamme alternant entre son chant rocailleux à une voix cristalline. Les chœurs, assurés par Robert Trujillo, ajoutent du volume aux refrains. Lars Ulrich réussi à nous surprendre sur certains morceaux avec des tempos décalés et des breaks de batterie implacables. Quant à Kirk Hammett, il est toujours capable de coller des solos destructeurs comme des choses plus blues, limite groove. La basse est de plus en plus présente et ça c’est plutôt bien lorsqu’on sait ce qu’est capable de faire Trujillo avec une 5 cordes. Bref, ça swingue, ça groove, ça déménage, et c’est bon. Cet album s’écoute d’une traite et malgré sa longueur (1 heure 25 !), on se surprend à le trouver trop court. À l’écoute de ce 10e album, on sent une certaine de maturité acquise par la bande de Los Angeles et une sorte de décomplexion à sortir de leurs sentiers habituels. Au final, oui, cet album est bon, très bon même ! Cerise sur le gâteau, l’album a été intégralement mis en clip et diffusé sur facebook. À noter que la version Deluxe comprend aussi un CD bonus composé d’une nouvelle version de  « lords of summer » (chanson de 2014 créée pour le Black Friday dont Metallica était l’ambassadeur), de reprises de Raimbow, Deep Purple et Iron Maiden, et de 9 chansons enregistrées live chez Rasputine Music à Berkeley en Californie et de la première version live de « Hardwired… To Self-Destruct » enregistrée elle à Minneapolis.

Metallica.com

Tracklist :
01. Hardwired, 02. Atlas, Rise !, 03. Now That We're Dead, 04. Moth Into Flame, 05. Dream No More, 06. Halo On Fire, 07. Confusion, 08. ManUNkind, 09. Here Comes Revenge, 10. Am I Savage ?, 11. Murder One, 12. Spit Out The Bone, 13. Lords Of Summer, 14. Ronnie Rising Medley : A Light In The Black / Tarot Woman / Stargazer / Kill The King (Rainbow), 15. When A Blind Man Cries (Deep Purple cover), 16. Remember Tomorrow (Iron Maiden), 17. Helpless (Live), 18. Hit The Lights (Live), 19. The Four Horsemen (Live), 20. Ride The Lightning (Live), 22. Fade To Black (Live), 23. Jump In The Fire (Live), 24. Creeping Death (Live), 25. For Whom The Bell Tolls (Live), 26. Metal Militia (Live), 27. Hardwired (Live)


 

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