Airbourne

L'Olympia (Paris) : Mardi 10 Novembre 2017


Ce soir, Airbourne est de retour à l’Olympia (Paris), un souffle d’air de revival, en témoignent les générations diverses et variées de la veste à patchs aux bobos parisiens. La salle met un certain temps à se remplir, mais on sent déjà l’ambiance chaude et lourde de notre bon vieux Hard Rock des seventies. Le show débutera avec un certain Desecrator, groupe de Trash en provenance de Melbourne, la performance sera un peu brouillonne à mon sens et le public réagira sans grande conviction sur ce coup là. Reconnaissons une bonne énergie du combo, le cœur à l’ouvrage, la banane aux lèvres et ils nous feront même le plaisir d’une reprise de Steppenwolf « Born to be Wild » présent dans le film mythique Easy Rider. Mention spéciale pour la coupe improbable du front man Riley Strong !

Desecrator

Desecrator

Desecrator


Le set se termine et la ruée vers le bar et les verres de bière s’enclenche comme un automatisme, pourtant la bière ne manquera pas d’être présente lors du set d’Airbourne grâce à notre joyeux drille Joël O'Keeffe et ses rituels « bièraniques » !  En attendant le début du set, on peut apercevoir le mur d’amplis Marshall avec une minuscule batterie au centre, punaise ça va ronfler dans les oreilles ! Je repère une glacière sur le côté de la batterie avec un superbe kangourou dessiné dessus, l’objet du méfait Australien à venir ! Retentissement de l’intro « Terminator 2 », le public est sur les dents, les yeux écarquillés au premier signe d’entrée en scène et explosion de la marmite sur « Ready To Rock » pour un 1er titre bien rock’n’roll, le public chante en chœur, le pari est relevé en quelques minutes. Le show sera ponctué à maintes reprises de la minute de notre éternel décapsuleur humain de canettes de bière accompagné de son jet de nectar collant à l’effet gel, mais reconnaissons humblement que le public est en extase et en redemande ! Le petit plus, les lancers de verres de bière pleins, arrivant vides sur la tronche des spectateurs, ça c’est rock’n’roll ! Les titres s’enchainent avec une facilité déconcertante et l’Olympia en furie ne se découragera à aucun moment dans la folie des slams, des pogos et même d’un mini circle pit. Pour les moments plus traditionnels des démonstrations Airbourniennes, un petit tour sur les épaules d’un solide balaise, la course effrénée de Joël en haut du balcon pour un solo de guitare endiablé (plus explosion de canette ! une fois de plus) et pour finir le titre avec le drapeau Français autour du cou récupéré auprès de fans. Pour l’anecdote, sur "Raise The Flag & Runnin' Wild" pantomime théâtrale de Joël en véritable showman qui ne peut hélas atteindre son médiator accroché à son pied de micro, cri et hurlement de la foule et pour finir le morceau petit pas de danse à la Angus d’AC/DC ou à la Chuck Berry et un « merci beaucoup ! » enthousiaste. Durant 1h30 les titres vont s’enchainer tel un rouleau compresseur (Voir Setlist) dans la pure tradition Rock’n’roll avec une mention spéciale à Joël O'Keeffe, bête de scène et il faut bien le reconnaître seul véritable maitre à bord. Airbourne a su avec succès renouveler le genre sans aucune discussion possible et leur show ce soir en est la preuve vivante à travers les nombreuses générations présentes. Une superbe soirée où l’on a pu naviguer entre passé et présent. Rock’n’roll Is Not Dead !

 

Texte & photos : © Hugues Chantepie pour boosteleson.com

Merci à Olivier de Réplica Promotion

 

Setlist Airbourne : 1 - Ready to Rock, 2 - I'm Going to Hell for This, 3 - Too Much, Too Young, Too Fast, 4 - Down on You, 5 – Rivalry, 6 - Girls in Black, 7 - Bottom of the Well, 8 - Breakin' Outta Hell, 9 - Diamond in the Rough, 10 - It's All for Rock 'n' Roll, 11 - Stand Up for Rock 'n' Roll, Encore : 12 - Live It Up, 13 - Raise the Flag, 14 - Runnin' Wild

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