Report live Anvil + Trance

Le 25 février 2018 au Trabendo / Paris avec Base Production


L’hiver est à son apogée en ce dimanche 25 février. Mais les températures plus que polaires n’ont pas découragé les fans d’Anvil de se déplacer jusqu’au Trabendo. Et pour cause, c’est le premier concert des Canadiens dans la capitale Française en presque 40 ans de carrière ! La faute à des annulations de dernière minute pour des raisons aussi diverses que variées. C’est donc armés de leur nouvel album « Pounding The Pavement » que les gars de Toronto comptent bien honorer leur engagement ce soir.

Mais pour l’heure c’est aux Allemands de Trance que revient la charge de tenter de réchauffer l’atmosphère de la petite salle parisienne. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils s’en sortent haut la main face à un public qui tire plutôt vers le quinquagénaire que sur le jeune chevelu boutonneux ! Les teutons nous balancent un Heavy Metal typé à 200% années 80, et comme ils tournent depuis 1977, autant dire qu’ils manient à la perfection ce style musical. L’arrivée du nouveau chanteur Nick Hollemann (ex-bassiste de Visious Rumors) a redonné une seconde jeunesse aux vétérans allemands, et, en cinq titres, ils ont réussi à se mettre le public dans la poche, notamment avec le titre « We are the revolution » qui verra le jeune chanteur grimper sur les enceintes pour haranguer la foule. Le morceau « Loser » annoncera le moment de la pause et permettra d’entendre les commentaires unanimes du public dont beaucoup connaissaient ce fer de lance du Heavy Metal Allemand qui n’a certes rien révolutionné, mais qui pratique à merveille ce son typique des années 80.

Setlist Trance : 1 - Heavy Metal Queen, 2 – Sensation, 3 - Break the Chains, 4 - We Are the Revolution, 5 - Loser


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À peine le temps de s’envoyer une bière que le moment tant attendu par le Trabendo arrive. Les lumières s’éteignent. Les Canadiens vont faire leur entrée. Enfin, presque ! À peine arrivé sur scène, Steve « Lips » Kudlow (guitariste, hurleur, frontman, et accessoirement clown du groupe !) décide de commencer le concert au milieu du public ! Le ton de la soirée est donné. Avec Anvil, il ne faut pas s’attendre à du sérieux. C’est peut-être aussi pour cela que le groupe a toujours été considéré comme d’éternels loosers. Il n’empêche qu’après 40 ans de carrière, les membres d’Anvil emploient toujours la même énergie à défendre leur musique sans se prendre la tête, et le public adhère à 100%. Les titres s’enchaînent à la vitesse des blagues de Lips qui ne se dépareille pas de son sourire. Petite séquence émotion lorsque Lips relate une anecdote avec Lemmy lors d’une soirée de la tournée de 1983 durant laquelle le maître Killmister leur aurait fait avaler à l’insu de leur plein gré quelques substances qui leur auraient fait perdre légèrement la notion du temps, et se sont retrouvés à jouer sur scène alors qu’ils pensaient avoir une journée de repos. En réalité, ils ne s’étaient pas rendu compte qu’ils faisaient la foire avec Lemmy depuis 24 h !  Puis vient le moment tant attendu par les fans, le solo de vibromasseur sur le titre « Mothra » ! Ce petit rituel de Lips démontre toute l’étendue de la malice du personnage. Derrière les fûts, Robb Reiner est véritablement déchaîné et nous offrira même un solo « à l’ancienne » de toute beauté, certes un peu longuet, mais qui démontre l’étendue du savoir faire du bonhomme. Arrivé en 2014 comme bassiste, Chris Robertson (ancien Roadie du groupe) n’est pas en reste au niveau des grimaces et des pitreries, ce qui n’altère en rien son jeu impeccable. En presque 40 ans de carrière et pas moins de 22 albums (dont 2 best of, une compilation de leurs deux premiers album et un Live), les pionniers du Speed Metal n’ont donc rien perdus de leur énergie et de leur sens de l’humour. Reste plus qu’à espérer qu’ils n’attendent pas 40 ans pour refaire un passage sur Paris tant ces presque 2 heures de concert ont été un pur bonheur !

 

Set-list Anvil : 1 - March of the Crabs, 2 – 666, 3 - Ooh Baby, 4 - Badass Rock 'n' Roll, 5 - Doing What I Want, 6 - Winged Assassins, 7 - Free as the Wind, 8 - On Fire, 9 - This Is Thirteen, 10 – Mothra, 11 - Bitch in the Box, 12 - Daggers and Rum, 13 - Swing Thing, 14 – Ego, 15 - Die For a Lie, 16 - Metal on Metal. Rappel : 17 – Running, 18 - Born to Be Wild

Texte et photos : © Christophe Favière / boosteleson.com / Merci à Roger Wessier pour l’accréditation.

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