Report live Comrades Party

2 Mars 2018 / Salle Jean Villar / Mitry-Mory



Le seul avantage des jours de neige sur Paris, c’est la circulation. La plupart des gens préférant rester chez eux plutôt que de risquer un accident sur la route. En ce vendredi 2 mars il n’y a donc pas grand monde pour entraver mon chemin en direction de Mitry-Mory, petite ville de banlieue non loin de l’aéroport Roissy-Charles- de Gaule. C’est ici que ce soir se déroule la Comrades Party, sorte de mini festival avec pas moins de sept groupes à l’affiche et dont boosteleson est partenaire.

L’affiche est plutôt alléchante puisque l’on y retrouve L’Esprit Du Clan et Artweg, ainsi qu’une sélection de groupes Franciliens plus ou moins connus. Première déception, l’organisation m’annonce l’annulation de dernière minute de L’Esprit Du Clan pour cause d’opération d’une hernie d’un des membres. Ils seront donc remplacés au pied levé par Kause 4 Konflikt. À une demi-heure de l’ouverture des hostilités (et le mot est faible !), il y a déjà un bon petit attroupement devant et dans la salle. Au bar, nous pouvons discuter avec Akonit et Mugen les deux chanteurs d’Artweg qui sont impatiens de monter sur scène pour en découdre. Mais pour l’heure c’est au trio The Streamliner d’ouvrir le bal. Leur Rock ‘N’ Roll sous influence Motörhead alterne le chaud bouillant et des passages plus « calmes » et lourds à souhait, le tout enrobé d’une dose de Stoner pas désagréable. La chanteuse bassiste ne ménage pas ses efforts pour chauffer le public. Voilà une bonne mise en bouche pour la soirée. Vient ensuite le tour de Krokodil Dental Plan de prendre possession de la scène avec une musique qui fleure bon le punk parfois teinté de Californie. C’est brut, c’est énergique, c’est bon tout simplement ! Preuve de leurs influences punk, ils nous gratifie d’une superbe reprise du « Blitzkrieg Bop » des Ramones qui finira de chauffer la salle. Vient ensuite un des bons moments de la soirée avec le set des Bearded Bastards. Cette bande de barbus comme leur nom l’indique, sont absolument fabuleux à voir sur scène. Leur Hard Core est prétexte à toutes les fanfaronneries sur scène. Ils n’arrêtent pas une seconde de faire les cons sur scène. Pour autant, c’est carré et ils utilisent tous les codes du genre. Grand moment de n’importe quoi lorsqu’ils invitent le public à venir les rejoindre sur scène pour partager des shots de vodka, le tout dans une ambiance bon enfant propre au Hard Core. Même au moment de leur Wall Of Death, lorsqu’une tête d’ampli lâche, ils trouvent le moyen de tourner ça en dérision. Autre bon moment de la soirée, celui de la prestation de Schoolyards. Même si on peut s’interroger sur l’impartialité des organisateurs dans se choix, puisque le guitariste n’est autre que le patron de la soirée ! Blague à part, les Schoolyards livrent une musique à mi-chemin entre l’expérimental et le prog. Les variations de voix du chanteur sont impressionnantes et l’on navigue entre ambiance et fureur. Le spectacle ravira les nombreux fans du groupe, mais pas seulement… La température de la salle est clairement à l’opposé de celle à l’extérieur lorsque arrive le moment pour Artweg de prendre possession des lieux. Leur Hard Core sans concession fait l’unanimité. Le duo de chanteurs se relaie pour occuper la scène. Leur complicité affichée fait plaisir à voir et augmente le degré d’énergie dégagé par le set des Parisiens. Petite déception toutefois, j’aurais aimé en profiter un peu plus, une demi-heure, c’est trop court ! Eux sont ravis d’avoir donné tout ce qu’ils avaient pour préparer leur retour imminent… Après une courte pause, les Kause 4 Konflikt entrent en scène. Tout y est, le look, le son, le jeu de scène, tout. Venus pour remplacer L’Esprit Du Clan, les K4K ne sont clairement pas là pour faire de la figuration et jouer les bouche-trous ! La hargne, l’énergie, les sourires, un set bien rodé, ils se régalent et nous aussi par la même occasion. Du bon Hard Core et un show qui laissera le public sur sa faim. Là encore c’est trop court vue la performance du combo. Pour clôturer la soirée, Vautour entre en piste. Leur musique proche de Prodigy peine un peu à convaincre l’ensemble du public. Un peu trop décalé par rapport à l’ensemble plus Punk/Hard Core de la soirée. Néanmoins, Vautour livre une prestation de haut vol (!). Leur mélange savamment dosé d’Electro et de guitares rageuses, le tout soutenu par une batterie monstrueuse, réussira tout de même à faire jumper une partie de l’assistance. À la fin de la soirée, nous avons rencontré Ben le chef d’orchestre de la soirée, il nous a avoué être pleinement satisfait de cette Comrades Party. Il nous a aussi promis du mieux pour l’année prochaine dans une salle toute neuve. Rendez-vous donc l’année prochaine, on vous tient au jus !

Texte et photos : © Christophe Favière pour boosteleson.com

Cliquez sur les photos !