Report live Gov’t Mule

Le Trianon (Paris) – 30 octobre 2017


La soirée s’annonce chaude au Trianon, en cette fin octobre, les températures ne sont pas encore trop descendues et c’est dans une bonne ambiance que la file devant la salle Parisienne commence à grossir gentiment. La moyenne est plutôt âgée et pour cause, ce soir, les Gov’t Mule se produisent sur scène. Les quoi ? Gov’t Mule. Fondé par Warren Haynes (chant/guitare) et Allen Woody (basse) deux ex-Almann Brothers Band, mythique groupe de Rock Sudiste Américain. Les portes s’ouvrent et c’est la stupeur. Il y a les sièges ! Beaucoup de gens sont à peu près aussi étonnés que moi et prennent place en suivant les hôtesses qui les accompagnent à leur siège. Je reste dubitatif quant à l’ambiance de ce soir, mais soit, qui vivra verra ! Les lumières s’éteignent et les musiciens déboulent sur scène. Ah oui, j’allais oublier, pas de première partie ce soir, mais un petit entracte est prévu, ce qui annonce que les anciens vont assurer à eux seuls les trois heures de concert prévu ! C’est donc ainsi que commence le set des Mule. Dès les premiers instants, il se dégage une ambiance chargée de bourbon et de vieux blues version Sudiste. La technique des musiciens est tout bonnement époustouflante ! Ça joue au médiator, au doigt, au bottleneck, peu importe, la maîtrise est là. Côté public c’est plutôt calme. La position assise ne favorise pas l’euphorie même si les applaudissements sont fournis entre les titres. Les quatre ‘ricains enchaînent les titres, pas de bla-bla, pas de changement d’instrument à chaque chanson. Jouer comme si leur vie en dépendait. Ils sont littéralement possédés par leur musique et Warren Haynes donne l’impression de partir en impro sur chaque solo et le pire, c’est que sonne du feu de Dieu. De quoi raccrocher la guitare et de définitivement faire une croix dessus ! Chaque musicien vit son truc dans son coin et les quelques regards échangés leur suffisent à se comprendre. On sent bien que ses quatre là n’ont pas l’habitude de jouer ensemble !!! Les lignes de basses de Jorgen Carlsson (à la basse depuis 2008) sont monstrueuses et ressortent beaucoup plus que sur album ce qui n’est pas pour me déplaire. J’ajouterais une petite mention spéciale pour sa basse à l’effigie de Bruce Lee ! Danny Louis ne tient pas en place derrière son clavier, quant à Matt Abts, le décalage entre son apparence de vieux baroudeur qui a tout connu et son énergie derrière les fûts est bluffante. La pause est la bienvenue pour tout le monde et la température ayant monté tranquillement au cours de cette première salve, direction le bar pour une réhydratation en règle ! Vingt minutes plus tard nous revoici en place pour la deuxième partie du show. L’ambiance à évolué et certains spectateurs ne retournent pas à leur siège et commencent à se masser sur les côtés de la scène afin de se dégourdir les jambes et les oreilles, et profiter au mieux du spectacle offert. Et quel spectacle puisque les Ricains attaques par une reprise des Beatles à la sauce Américaine, et autant vous dire que la sauce prend à merveille. Ils enchaînent ensuite avec le titre éponyme du dernier album « Revolution Come, Revolution GO ». Les sonorités Blues/Rock évoluent vers des choses un peu plus « Funky » lorsque le clavier décide de se dégourdir les doigts sur un trombone. À partir de ce moment, le public est debout entre les sièges et ça commence à danser dans tous les sens. Le show se terminera dans une espèce d’apothéose avec l’arrivée sur scène du guitariste Bernie Marsden (Wild Turkey, Babe Ruth, Paice, Ashton & Lord et Whitesnake) pour deux reprises, une des Allman Brothers et une autre de Ann Peebles (Chanteuse de Soul/Rythm & Blues qui débuta sa carrière dans les années 70). Le tonnerre d’applaudissements et les sourires des quatre Mule en dit long sur le plaisir qu’ils ont eu d’être sur scène ce soir.

Texte et Photos : Cristophe Favière alias ©Stof

Merci à Sabrina de Veryshow

 

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