Hellfest 2018

Clisson 21 / 22 / 23 / 24 Juin 2018 par © Christophe Favière



Le lecteur attentif aura remarqué les quatre jours notés dans la datte de l’événement.
Quatre jours ? Et oui, cette année, mon Hellfest à moi aura débuté le jeudi soir avec le concert des Butcher’s Rodeo au Metal Corner. Pour ceux d’entre vous qui n’ont jamais mis les pieds au Hellfest, le Metal Corner est la mini ville construite chaque année à l’entrée du site du festival. Et l’on y trouve plein de choses, les boutiques de disques, de fringues, de bijoux, les stands de marques comme Dr Martens, Gibson, Harley et même cette année, la maison d’édition Urban Comics et qui est spécialisée dans les Héros DC Comics et notamment le fameux « Batman Metal ». Bref, j’ai attaqué fort cette édition 2018 du Hellfest. Parce qu’il faut vous dire qu’en temps normal, un concert des Butcher’s Rodeo c’est déjà éprouvant, mais là, les loustics étaient tellement surexcités de jouer au Hellfest que leur prestation fut carrément épique sous le chapiteau du Metal Corner. Et ils ne se sont pas privés de finir avec leur habituel Circle Pitt autour de la batterie descendue dans le public. La soirée se terminera autour de quelques verres de muscadet en compagnie du chanteur d’Ugly Kid Joe, Whitfeild Crane, en vadrouille au Hellfest et croisé par hasard.

 

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Après une (courte) nuit de sommeil, il est temps d’attaquer les choses sérieuses. Cette année, je me suis essentiellement concentré sur la Warzone. Pourquoi ? Et bien cher lecteur, tout simplement parce que c’est ma scène préférée. Ma culture musicale venant du Punk et ayant découvert le Hard Core, ou plus exactement le Skate Core, il y a quelques années, j’affectionne particulièrement l’ambiance qui règne sur la Warzone. Et ambiance est un faible mot pour décrire l’atmosphère qui plane en permanence sur cette partie du festival. Un peu à l’écart sur le site, elle a été repensée entièrement il y 3 ans par les organisateurs pour offrir un accès simplifié et une visibilité optimum pour les festivaliers. Chaque concert sur la Warzone est une démonstration de bonne humeur, tant sur scène que dans le public. C’est un joyeux bordel permanant ! Ça slamme dans tous les sens (à ce sujet, maximum respect à l’équipe de sécurité des Challengers qui assurent non seulement la sécurité des slammeurs, mais aussi la nôtre, photographes, qui ne voyons pas toujours arriver le danger dans notre dos !), ça pogote, ça tourne, ça vire, les envolées de gobelets, pichets, casquettes, chaussures (!), sont légions pendant les concerts. Mais tout, absolument tout, reste bon enfant, et les sourires figés sur les visages des festivaliers, en est la meilleure preuve. Côté scène, la programmation de cette année était tout simplement exceptionnel pour qui aime le genre Punk/Hard Core, avec pour ma part une énorme journée le vendredi qui faisait la part belle aux précurseurs de ce qui deviendra le Hard Core. Imaginez, Spermbirds, Hard-Ons, Burning Heads, Uncommonmenfrommars, Bad Religion, rien que ça dans la même journée ! Sans parler des autres scènes où j’ai assisté à quelques belles performances sous la Valley avec Dopethrone, Bongzilla, Crowbar, Eyehategod, Corosion Of Conformity.

 

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Le samedi voyait des groupes plus récents mais tout aussi légendaires occuper la Warzone avec en tête Madball, Terror, Cro-Mag ou encore la formidable prestation toute en puissance de Hatebreed. Et quel plaisir de retrouver Turnstile qui m’avaient beaucoup plut il y a deux ans, sans parler des très bonnes performances des petites formations avec une mention spéciale pour Get The Shot et son chanteur survolté ainsi qu’à Modern Life Is War et son chanteur enragé ! Autre moment fort de ce samedi, le show tellement attendu de Dead Cross, projet commun entre Mike Patton (Faith No More, Tomahawk, Fantomas, Mr Bungle…) et Dave Lombardo (Slayer, Suicidal Tendencies…). Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont atomisé la Valley. Mike Patton s’amusant même à faire monter sur scène un enfant de 9 ans pour chanter avec lui ! Beaucoup auraient aimé être à sa place…

 

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Le dimanche a commencé par la belle prestation de Pogo Car Crash Control, et je dois l’avouer, même si je ne suis pas fan du groupe, l’énergie qu’ils ont mise à retourner la Warzone faisait plaisir à voir. La bonne surprise du jour fut sans conteste The Good, The Bad And The Zugly. Une vraie claque dans la tronche avec leur Punk Core sur vitaminé. Une régalade ! Ma grosse découverte sera Zeal And Ardor, je ne connaissais que de nom, et je n’ai vraiment pas été déçu du voyage sous la Valley pour découvrir leur mélange de Gospel et de Metal bien lourd. Les Lords Of Altamont nous ont offert une bonne tranche de Punk Garage, enrichie de claviers type orgue Hammon dispensé par le chanteur Jake « The Preacher » Cavaliere qui est un show à lui tout seul ! Les Backyards Babies distilleront leur Punk Rock devant une Warzone pleine à craquer et totalement en ébullition. Dernier grand moment de cette édition 2018, la performance de Barones. Le groupe s’est retrouvé sans batteur suite à un problème d’avion, et nous ont offert un set acoustique de toute beauté, tout en finesse et très intimiste, la jolie Gina Gleason partant même dans solo flamenco, ce qui déclanchera des salves d’applaudissements du public massé sous la Valley.
Puis, après le concert de Glucyfer, il est devenu impossible de circuler sur le site. Le show de Iron Maiden approchant, c’est un flot ininterrompu de festivaliers qui s’est massé devant la grande scène, remplissant l’espace jusqu’à l’entrée de la Cathédrale ! Je suis donc arrivé trop tard pour le concert de Kadavar sous la Valley, et n’ai pas pu retourner sur la Warzone pour profiter d’Hellacopter. L’heure était venu pour moi de jeter l’éponge sans même aller jeter un œil à Carpenter Brut. Direction le VIP pour une réhydratation en règle après quatre jours de concert et une moyenne de 25 Km par jour à fendre la foule, affronter la poussière (même si le dallage de certaines parties stratégiques à largement diminué les nuages étouffants provoqués par les circle pitt), le soleil, pour t’offrir à toi cher lecteur (honnêtement, qui est arrivé au bout du texte ???) ces quelques clichés souvenirs de cette 13e édition du plus beau des festivals.

Pour finir, je tiens à remercier l’organisation et Ben Barbaud de nous offrir ces 4 jours de bonheur, les Challengers pour leur accueil et leur bienveillance de tous les instants, les groupes croisés au VIP et bien sûr ceux sur scène pour leur énergie. Mais surtout, je tiens à te remercier toi, festivalier, oui, toi sans qui cela ne serait pas possible, ce festival, cette ambiance, ces émotions, rien de tous cela n’existerait sans toi. Et chaque année tu nous prouves que Metal, Hard Core, Black, Death, Punk, Fusion, Prog, Hard Rock, Stoner, tout cela ne reste qu’une grande famille et qu’au fond, cela ne reste que du putain de Rock ‘N’ Roll.
Alors continuez comme ça, allez aux concerts, achetez des disques, soutenez les scènes locales, faites que la magie dur le plus longtemps possible.


Et bien sûr, à l’année prochaine !


Texte et photos : © Christophe Favière

 
Un grand merci à Roger Wessier sans qui tout cela ne serait pas possible !

 

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