Korn + Heaven Shall Burn + Hellyeah

Accréditation : Warner Music Group - Le zenith (Paris) le 20 Mars 2017

 

J’arrive au Zénith de Paris pour le concert tant attendu de Korn avec en première partie Hellyeah, le super groupe de Thrash et de gros Rock Sudiste et je l'avoue humblement, je viens également pour eux. La salle se remplit doucement, faute sûrement à l’horaire noté sur les billets « 20h ! », tant pis pour Hellyeah, qui démarre leur set à 19 h 30 pour 30 mm, dans une salle à moitié vide et c’est vraiment dommage. Chad Gray (Mudvayne) au chant prend l’espace dès les premières notes et balance sa technique vocale à la face du public même si sa voix reste un peu en retrait. En fond de scène un rideau à l’effigie de leur dernier album "Undeniable" s'affiche en grand. Vinnie Paul à la batterie martèle ses futs, la double pédale avec conviction et joue comme à son habitude avec ses baguettes en Dieu vivant du mythique combo Pantera. Tom Maxwell, affublé d'un chapeau, et Christian Brady balancent des riffs énervés, lourds et se contorsionnent allègrement. La palme revient à Kyle Sanders le bassiste, très mobile. Il s’active sur ses cordes comme un damné et fait corps avec sa basse et ses dreadlocks ! Un peu incompréhensible à mon goût, le public est peu entrain à se bouger en début de concert malgré les efforts de Chad Gray à haranguer la foule, mais tout le combo se fait plaisir sur scène sous des lights plutôt harmonieux et exécutera trois titres de leur dernier album. Malheureusement, les Kornesiens ne paraissent pas très ouverts à ces monstrueux Sudistes !


Setlist : !, X, Demons in the Dirt, Sangre por Sangre (Blood for Blood), Moth, Human, Startariot

 

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20 h, la salle finit de se remplir durant le changement de plateau et laisse place au combo Allemand de Deathcore mélodique Heaven Shall Burn, fer de lance européen dans la catégorie. Changement d'ambiance brutal et laissant peu de place à la mélodie. Un public toujours peu réceptif en début de set à la démonstration du combo, dans une ambiance un peu gore insufflée par les lights ! A l'apparition de Marcus Bischoff, je me suis dit tiens voilà mon banquier sur les planches, chemise rouge cintrée, petit jean et coupe bien dégagée autour des oreilles ! Mais force est de constater que nous sommes plutôt dans le dévastateur, mi-Thrash mi-Death et qu'il vaut mieux déjà connaître leur discographie pour pouvoir apprécier le set, malgré certaines pointes mélodiques bien senties. Notre banquier s'est transformé en Mr Hyde et crache à la face du Zénith une voix technique et puissante. Saluons la performance au métronome et la justesse des musiciens. Le public s’embrasera enfin dans la fosse en milieu de set et se mettra en jambe avec pogos et bras levés. Reconnaissons que ça envoie le bois, mais peut-être un peu loin des fans de Korn, plus enclins à apprécier un style plus mélodique !


Setlist : Hunters Will Be Hunted, Bring the War Home, Voice of the Voiceless, The Omen, Downshifter, Land of the Upright Ones, Passage Of The Crane, Corium, Black Tears (reprise de Edge Of Sanity), Awoken (bande), Endzeit
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La véritable attente des fans approche, Korn va bientôt apparaître sur les planches. Le Zénith est à cet instant bien rempli par les Kornesiens du jour. Korn restera en début de set en ombre chinoise dernière un rideau gigantesque. L'instant magique tant attendu arrive, le rideau tombe, un mur de lights motorisés surgit et Jonathan Davis apparaît derrière son micro cultissime, affublé d'un kilt aux motifs japonais. Hurlements instantanés de la foule en furie sous les premières notes de « Right Now ». Les tubes s’enchaînent et le public chante à tue tête, en osmose complète avec le groupe de Bakersfield. La fosse du Zénith sautille sur les rythmes effrénés et tubesques durant tout le set. Toujours un rituel indispensable en presque fin de concert, Jonathan Davis apparaît sur scène affublé de sa cornemuse et arpente la scène de gauche à droite tel un militaire sous les hurlements d’une foule complètement hypnotisée avant « Shoots and Ladders ». Suivra un des moments forts de la soirée, avec le solo de batterie d’un Ray Luzier au maximum de sa forme avec claquements de mains d’un public assurément connaisseur. Le charismatique bassiste Reginald Arvizu sera moins démonstratif, plutôt en retrait physiquement sur ce concert laissant la place belle au guitariste Brian Welch très mobile en devant de scène communiquant par des petits gestes avec le public et un James Shaffer toujours aussi puissant venant appuyer le maître de cérémonie au chant. On signalera l’incursion de « We Will Rock You » au sein de « Coming Undone », un bel hommage. Pour finir ce show parfait pour tout fan de Korn, le génialissime « Freak on a Leash », repris en cœur, conclura un set très bien équilibré entre classiques et morceaux récents. Un Jonathan Davis apparemment satisfait, la communion a, une fois de plus, opéré à travers un jeu de lumière à la hauteur du spectacle ! Chaud, chaud, très chaud !

Setlist : Right Now, Here to Stay, Rotting in Vain, Somebody Someone, Word Up! (reprise de Cameo), Coming Undone @Info, Insane, Y'All Want a Single, Make Me Bad, Shoots and Ladders, Blind, Twist, Good God Rappel : Falling Away From Me, Freak on a Leash

Texte et Photos : © Hugues Chantepie

Merci à Valentin de Warner pour l'accréditation.

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