Report live LOLLAPALOOZA 2018

22 et 23 juillet sur l’hippodrome de Longchamp de Paris / Live Nation



Le Lollapalooza 2018 est de retour pour une deuxième édition sur l’hippodrome de Longchamp de Paris les 22 et 23 juillet avec une programmation éclectique à souhait. On saute du Rock au Rap en passant par de la pop dance, c’est un peu déconcertant pour les oreilles, mais finalement un concept plutôt sympathique. J’étais donc ravi d’avoir été accrédité photo pour ce festival prometteur, mais à mon grand étonnement le marathon fut semé d’embuches. Dans un premier temps, j’apprends à mon grand regret que je ne pourrai pas shooter Dépêche Mode, ni Gorillaz le tout étant verrouillé à l’avance pour certains privilégiés, de plus Nekfeu ou Kasabian refusent les photos et  The killers avec leur photographe officiel bloquent la mainstage avec des confettis dès le matin et nous empêchent l’accès au pit photo pour d’autres artistes majeurs comme Noël Gallagher, Catfish and the Bottlemen ou Dua Lipa… et j’en passe ! Le plaisir d’être accrédité photo commence franchement à être entaché et on finit par se demander pour certains ce que l’on fait réellement ici, car nous ne sommes pas au Hellfest et il n’y a pas 160 groupes à disposition pour parer à ces interdictions. D’un festival prometteur où l’accréditation nous permettait de relayer un festival en devenir sur nos terres parisiennes, il ne nous restera que quelques miettes photographiques à vous proposer à notre retour et beaucoup de déception même si nous avons été très bien reçus par l’organisation afin de nous abreuver sans restriction sous un soleil plombant.
Le festival est loin d’être complet, peine à remplir les devants de scène et ne prend de l’ampleur qu’au moment des têtes d’affiche. Malgré tout je retiendrai la prestation de certains artistes jouant encore le jeu des photographes, comme tout artiste devrait le faire sans restriction dans un monde dirigé par l’image et les réseaux sociaux. À ceux-là je leur dis donc « un grand merci ».

Un grand merci donc aux Américains de Black Rebel Motocycle Club et leur garage Rock Alternatif maîtrisé entre balades envoutantes et guitares crades et acérées. Je suis sous le charme de la prestation de Peter Hayes et Robert Levon Been tout de cuir vêtu, l’essence même du rock’n’roll est bien sur la scène, sans artifices, sans folie outrancière mais aux saveurs d’alcool et de tabac.

Un grand merci aux deux agriculteurs des landes The Inspector Cluzo ayant fait le déplacement à Paris pour nous ragaillardir d’un rock rude comme le travail de la terre et puissant comme les quatre éléments. La complicité entre Laurent Lacrouts (chanteur/guitariste) et Mathieu Jourdain (batteur) est palpable à leur simple vue et à l’écoute de leurs titres qui s’enchaînent avec humour et dérision !

Un grand merci à Scarlxrd, rappeur britannique hors norme, assurément la découverte de ce Lollapalooza, avec la sensation d’être face à un véritable metalleux par son attitude et ses cris hardcore surpuissants gorgés de désespoir et accompagnés d'un rythme puissant et violent. Scarlxrd navigue entre deux mondes musicaux et on aimerait bien lui coller des guitaristes et des basses sur la scène !

Un grand merci aux Californiens de Fidlar avec leur garage rock tinté de punk énervé, formation toujours prête à foutre le bordel malgré les problèmes techniques les empêchant d’activer la pile électrique à l’heure H. Energique et rebelle à l’image du chanteur Zac Carper, tous les codes du rock’n’roll sont présents et la fosse ne s’y trompera pas. Fidlar a enfilé les bleus de travail et fait le job à coup de clefs musicales !

Un grand merci à Zara Larsson (Pop, Electro Pop) jolie Suédoise nous offrant une pop acidulée en ce samedi ensoleillé et nous avions à ce moment l’impression de fouler la plage et d’être sous les cocotiers sans oublier le cocktail ! Les chorégraphies sont maîtrisées avec le sourire, la fosse, garnie d’un très jeune public, est aux anges, les yeux écarquillés de bonheur, ils chantent à l’unisson. Bouge ton corps !

Un grand merci aux Britanniques de Nothing But Thieves (Alternative Rock) pour leur énergie brute, communicative mais un peu sombre dans l’intention. Depuis leur première partie de Muse, le groupe ne cesse de grandir, s’affirmer avec un rock aux mélodies très électriques et la voix particulière de Conor Mason est encensée régulièrement auprès de nombreux medias. Très belle performance ce samedi, un groupe à suivre assurément !

Un grand merci au groupe venu tout droit de Bogota, Bomba Estereo (Electro, Alternative Dance), ils vont mettre de la joie, de la couleur sur les planches et du bonheur au sein du public. Cette ambiance latine chaude, dansante relie à ce moment précis les âmes pour un set survitaminé à l’image de la robe jaune citron fluo de la chanteuse Liliana -Li- Saumet ! Une performance fruitée à l’allure d’île paradisiaque !

Un grand merci aux Anglais de Bastille (Alternative Pop, Indie Pop) apparemment très attendus par le public massé devant la scène et pour cause la formation ne cesse d’empiler les succès outre-manche. Ce sera un carton plein pour Bastille et malgré une musique naviguant entre plusieurs styles musicaux, les tubes s’enchainent à l’allure d’un best-of pour le plus grand plaisir de l’assistance. Dan Smith en leader incontesté sera en communion avec son jeune public tout au long du set, ça saute, crie et chante !

Un grand merci à Dadju (Hip-Hop, R&B), artiste sympathique au grand coeur interprétant un R&B - Hip-Hop avec élégance, amour et conviction. Certes ce n’est pas ce qui me fait vibrer musicalement mais à observer le public je ne peux que me taire !

Un grand merci à Travis Scott (Rap), comme sa réputation le précède je ne suis pas surpris lorsque Travis Scott galvanise instantanément la foule. Il interagit et se donne à fond en front de scène, court, saute et harangue la foule. Ce n’est pas mon univers de prédilection, mais je ne peux que constater une fois de plus que Travis Scott est bien présent dans le cœur de ses fans.

Un grand merci au groupe de rock américain Portugal. The Man (Pop Rock), la formation qui monte. Avec leur progressif rock psychédélique s’ouvrent très grandes les portes de l’Europe. Décevant pour les fans de la première heure, plus commercial peut-être, leur dernier album nommé « Woodstock » est un virage artistique, mais n’est-il pas pour chaque artiste de créer sa propre révolution ! Malgré tout, l’accueil est bien là face à leurs titres accrocheurs dans la chaleur et la poussière du Lollapalooza.

Un grand merci à BB Brunes (Pop Rock), oscillant entre pop et rock garage nos « aficionados » français sont toujours là et bien là ! BB Brunes est assurément un groupe de live, il le confirme à chaque prestation et comme je le dis souvent ils n’ont rien à envier aux plus grands groupes pop/rock anglo-saxons. Leurs tubes sont désormais dans vos têtes que vous le vouliez ou non !

Et pour finir un grand merci à Rag’N’Bone Man (Soul, Blues) l’homme au succès planétaire « Human », nous immerge dans la soul et le blues avec générosité et talent. L’artiste conquière avec élégance le public venu s’amasser devant la scène. Un moment à part dans ce gloubi-boulga de styles présent sur le site tout ce week-end !

Texte et Photos : © Chantepie Hugues

 

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