Report live Ministry / Shaârghot

Vendredi 13 Juillet 2018 – Élysée Montmartre avec Garmonbozia



Direction l’Élysée Montmartre ce soir pour me faire marteler la tête de slogans Anti-Trump avec le retour du grand Al Jourgensen sur la scène parisienne, mais également la formation Shaârghot, digne représentant du metal indus sur nos terres de France, venu assurément nous transmettre la folie de leur parasite noir. Une grande part d’ombre et de mystère plane sur ce vendredi 13. Je vais donc commencer les hostilités avec Shaârghot, mais attention, asseyez-vous bien dans votre fauteuil, le spectacle va commencer !


Shaârghot, mais quel est donc ce groupe bizarre tout droit sorti d’un film apocalyptique ! Le metal industriel français porte leur nom et même si les références musicales sont nombreuses, Shaârghot a su digérer ce chaos et apporter un souffle nouveau aussi bien visuel que musical. Par contre pour les photographes, la mission est difficile, car les effets de lumière, certes sont sympathiques mais peu adaptés à la prise de vues. Ce petit désagrément écarté, la créature Shaârghot et ses shadows accoutrés de leur look improbable entre cyber techno, post apocalyptique et peinture noire recouvrant le corps libère dès les premières notes une gigantesque danse macabre industrielle théâtrale à un rythme effréné durant tout le set. Même si la créature Shaârghot n’est soit disant qu’une mutation loupée de l’être humain, il inocule à ses congénères son parasite noir et la fête bat son plein à travers un chaos de sonorités, de lumières, de lasers et d’expressions corporelles. La mission est totalement accomplie dès l’entrée sur les planches avec le glaçant « Uman iz Jaws » de 2016 issu de l’album « Shaârghot, Vol. 1 ». Assister à un concert de Shaârghot c’est s’oublier et se projeter dans leur univers cinématographique macabre, plus de règles stupides, juste les bonnes vibrations pour le meilleur comme pour le pire ! Les corps sont en transe et l’effet Shaârghot s’est diffusé avec efficacité ce soir. Finalement on s’est pris un bon coup de batte de baseball dans la gueule ! Leur dernier Ep en date " Break Your Body " fut bien représenté ce soir avec « Kill Your God », « Doomsday » et « Break Your Body ». Entrez dans la danse, il n’est pas trop tard.


Setlist de Shaârghot : 01. Uman iz Jaws, 02. Mad Party, 03. Kill Your God, 04.The Way, 5. Traders Must Die, 06. Doomsday, 07. Break Your Body, 08. Azerty.

Texte et photos : © Chantepie Hugues / boosteleson.com / Merci à Valentin de Warner Music

 

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C’est parti pour le deuxième coup de massue, Al Jourgensen et sa formation Ministry sont de retour sur les planches, peut-être une bonne occasion de dire à Trump un grand merci ! L’occasion pour Al d’affubler la scène de deux Trump-Poulet anti-nazis ridicules à souhait à la coiffure d’or et ventripotents ! Nous sommes assurément sur les terres de Mr Al Jourgensen dépité par les dernières élections américaines où un certain Donald est parvenu à prendre le pouvoir de la première puissance mondiale par l’absurdité du peuple et cet artiste engagé ne pouvait pas ne pas reprendre le micro en main. Un grand écran en fond de scène diffusera des vidéos plus qu’explicites tout au long du set pour agrémenter la puissance de la musique et des mots de Al Jourgensen. Bienvenue en Amérique, dès l’entrée en scène de nos aficionados revendicatifs sur « I Know Word », Donald les accompagne visuellement, mais assurément pas pour être glorifié ! Al Jourgensen en impose instantanément et nous apparaît affublé d’une paire de lunettes mouche, d’une peau de bête, d’une paire de rangers et de ses piercings légendaires. Le ton du concert est donné, Ministry interprétera six titres sur neuf du dernier opus « AmeriKKKant » (voir Setlist) dont un certain titre aux ondes tribales et danse « Victims of a Clown » ou la pièce maitresse plus brut de décoffrage « Antifica ». Les titres de ce dernier album sonnent beaucoup plus bruts sur scène et l’uppercut n’a aucune finesse ! Al nous gratifiera de sons d’harmonica planqué derrière son micro en squelette de volatile sorti tout droit d’une foir’fouille et de son pupitre où trônent apparemment les paroles des chansons, mais va savoir ! Le concert est violent, bruyant et agité, les fans, avec efficacité, crient, hurlent, pogotent, slament et la bière vole à travers la fosse malgré un Élysée Montmartre à moitié plein. Al est vraiment mobile ce soir et sortira aisément de derrière son micro, pour enfiler sa guitare et venir en front de scène partager avec le public. L’artillerie lourde est réellement de sortie ce soir et Al donne le sentiment d’être plutôt avenant et heureux d’être sur la scène parisienne. Ministry nous glorifiera d’une descente dans le lourd passé du groupe avec entre autres trois titres incontournables « Just One Fix » et « NWO » des années 1992 ou « Thieves » de 1989 pour terminer son show sur le titre « Bad Blood » de 1999 issu de l’album Dark Side of the Spoon. La grande diversité rythmique, instrumentale et vocale matraque le message à la perfection ce soir et signe un très beau concert où le partage, l’échange et la bonne humeur étaient de mise. Ministry casse la gueule à Donald pour notre plus grand plaisir et l’activiste Al Jourgensen n’est pas près de reposer les gants pour notre plus grand bonheur !


Setlist de Ministry : 01.I Know Words, 02.Twilight Zone, 03.Victims of a Clown, 04.Punch in The Face, 05.Senor Peligro, 06.LiesLiesLies, 07.We're Tired Of It, 08.Wargasm, 09.Antifa, 10.Just One Fix, 11.NWO, 12.Thieves, 13.So What. Rappel : 14.Bad Blood.

Texte et photos : © Chantepie Hugues / boosteleson.com

 

Merci à Tangui et Garmonbozia pour cette accréditation

 

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