Report live Motionless In White

Le 30 Janvier 2018 au Trabendo / Paris


Direction le Trabendo pour voir et entendre pour la toute première fois en tête d'affiche européenne Motionless In White le groupe Metalcore incontournable du moment. Le concert devait se tenir au Petit Bain, mais grâce à la crue de la Seine qui sévit sur Paris, je suis ravi de faire le déplacement au Trabendo, salle déjà plus en adéquation avec ce combo hors norme. Le groupe vient défendre en partie sur les planches son quatrième album « Graveyard Shift » sorti chez Roadrunner, pépite de Metal Gothique, de rythmes Metalcore et Industriels. Suite à quelques péripéties, j’arrive donc au Trabendo un peu tardivement et je ne pourrai assister aux deux premières parties Cane Hill et Ice Nine kills. Quoique sans regrets, car pour sortir des photos, noir c’était noir, aux dires de mes amis photographes ! On sent gronder un sentiment d’impatience du public, terriblement excité de découvrir le groupe de Scranton (Pennsylvanie) et son leader charismatique, aux similitudes troublantes avec un certain Marylin Manson, Chris Motionless. Les lumières s’éteignent, il fait très chaud malgré la bière, la fosse bouillonne et lorsque les lights explosent sur la scène, c’est l’euphorie générale. Les membres du groupe s’installent un à un sur les planches et dès que retentissent les premières notes de « Rats » issu de leur dernier album, le dancefloor trash est ouvert sous les lights multicolores et stroboscopiques. Pour la petite anecdote, Devvin "ghost" Sola (bassiste) apparaîtra avec un masque de lapin, allez savoir pourquoi ! La prestation de Motionless sera de la pure folie et inondera le Trabendo d’un bonheur communicatif. À ma grande surprise, les fans présents sont en symbiose au niveau des paroles, Chris en jouera avec délectation et cela lui prouvera l’importance de s’être déplacé en France. Les pogos, les slams s’enchainent à grande vitesse durant tout le show, preuve en est que j’ai failli chuter (avec élégance !) dans le minuscule pit photo, me prenant un slameur sur la tête à grande vitesse, aussi vite arrivé, aussi vite disparu ! La folie redoublera lors de « Necessery Evil », à l’origine duo exceptionnel avec Jonathan Davis de KoRn. Chris maitrise à la perfection le chant clair - ce qui permet au public de l’accompagner - comme le chant hurlé. Le combo laissera une bonne place à son dernier opus avec entre autres « Necessary Evil », « Loud (Fuck It) », « 570 », « Hourglass » ou « Eternally Yours » qui viendra donner le point final à cette prestation magistrale, sans oublier les titres plus anciens comme le « Dead As Fuck » de 2014 ou le fameux « Devil’s Night » de 2012 ! Ce groupe est une magnifique découverte et prend toute son ampleur sur scène, encore trop étroite à ce jour, mais ça m’a permis d’en apprécier aujourd’hui encore toutes les finesses, l’énergie, la maturité et la valeur qu’elle soit scénique ou musicale. Mention spéciale au leader Chris Motionless, sachant comment haranguer une foule pour en sortir la meilleure énergie positive possible. Il y a eu le feu au Trabendo ce soir pour cette grosse soirée dancefloor MetalcoregoticoIndus !

Texte et photos : © Hugues Chantepie
Merci à Valentin de Warner (Roadrunner)

Setlist : 1- Rats, 2- Reincarnate, 3- Necessary Evil, 4- Break the Cycle, 5- Loud (Fuck It), 6- Abigail (ft. Spencer de Ice Nine Kills), 7- 570, 8- A-M-E-R-I-C-A, 9- Hourglass, 10- Dead as Fuck, 11-  Immaculate Misconception, 12- Contemptress, 13- Devil’s Night Rappel : 14- Eternally Yours

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