Napalm Fest 2017

30 septembre – Évry-Grégy-Sur-Yerre (77)


Aux portes de Paris, dans la petite ville d’Évry-Grégy-Sur-Yerre (Et oui ça existe !), une poignée de passionnés ont organisé la deuxième édition du Napalm Fest. Faisant la part belle aux groupes locaux pour promouvoir la scène émergeante, le festival a tenu toutes ses promesses et nous a réservé quelques belles surprises. Arrivé sur le parking, l’ambiance est plutôt bon enfant et comme le soleil est de la partie, la pelouse devant la salle des fêtes est occupée par quelques festivaliers. Ils sont pour l’instant peu nombreux, mais l’arrivée va se faire progressivement. À l’intérieur c’est un peu la panique pour les organisateurs qui ont pris un peu de retard suite à de petits problèmes techniques. Je me pose quelques questions en voyant le fond de scène, ben oui, c’est une salle des fêtes, donc les murs laissent un peu à désirer pour les photos, mais allez, ça fera bien l’affaire ! Message aux organisateurs, pour l’année prochaine, des tentures noires seraient les bienvenues. Et maintenant place au spectacle.
C’est ONIRIK ILLUSION qui ouvre le bal avec leur Metal Gothique teinté de Progressif avec une touche de musique classique amenée par le violon et les claviers. Un style un peu à part dans cette soirée qui annonce un menu un peu plus Hard-Core et après une demi-heure de set, ils cèdent la place à mon premier coup de cœur de la soirée : OCTOPIA, les Seine et Marnais envoient un Metal Alternatif alliant des influences allant du Nu Metal au Death. Leur univers sous-marin donne une ambiance bien particulière et leur énergie de tous les instants en fait un groupe de scène hors pair. Et le public ne s’y trompe pas.
La chaleur commence à monter dans la salle et une petite pause hydratation est la bienvenue.
Viennent ensuite les Parisiens de IANWILL et leur Metalcore incisif. La puissance que dégage le groupe est impressionnante et est accentuée par l’énergie de la chanteuse.
AANOD prend place sur scène avec leur Metalcore mélodique et une ambition affichée de retourner le public déjà bien chaud. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont rempli le contrat.
Les sets s’enchaînent bien et c’est au tour de CHILD OF WASTE et leur Deathcore d’occuper les lieux. Les Parisiens nous offrent un show tout en brutalité et très carré avant de laisser la place à ACROSS THE DIVIDE. Le groupe originaire de Paris et formé en 2013 fait preuve d’une maîtrise de la scène assez impressionnante. Il faut dire que depuis leurs débuts, ils ne se sont pas économisés en tournée et ont fini par s’imposer sur la scène Metalcore Française. À suivre de près donc.
Le concert suivant devait être assuré par Fallen Eight qui ont dû annuler suite à un problème de santé d’un des membres. C’est donc NAKHT qui prend la relève pour nous faire évoluer dans leur univers musical alliant Deathcore mélodique et Metal Progressif le tout saupoudré de mélodies orientales qui ravira le public.
Pour l’avant-dernier show de la soirée, ce sont les Parisiens de GOHRGONE qui montent sur scène avec un Metal lourd et une imagerie inspirée de la mythologie Gréco-Romaine. Des riffs puissants et un univers bien assumé en font un groupe à la présence scénique imposante.
Pour clôturer la soirée ce sont les LOCOMUERTE qui ont remplacé au pied levé Recueil Morbide qui a décliné à la presque dernière minute. Et là, je dois vous avouer que j’ai pris une grosse claque dans gueule ! Leur Metal Fusion à la Suicidal Tendencies et leur énergie ont fini d’achever le public. Des compos maîtrisées, un chant en Espagnol et un certain charisme de chaque membre, voici la formule magique de LOCOMUERTE pour retourner une salle. En seulement deux albums, on sent tout de suite une aisance à évoluer sur scène et une complicité palpable. M’est d’avis que l’on va entendre parler d’eux d’ici pas longtemps s’ils continuent dans cette voix.


Pour finir ce petit live report, nous avons posé quelques questions au GO (Gentil Organisateur pour les plus jeunes qui ne connaissent pas Les Bronzés !) Ludovic Ossard.
Alors Ludo, cette deuxième édition est terminée, comment tu te sens ?
Ludovic Ossard : Oui, ça y est c’est bouclé. C’est une réussite pour nous. C’était un pari d’organiser un tel festival dans une petite ville de campagne ! Même si on n’est pas trop loin de Paris. Nous avions une belle affiche et le public a répondu présent, donc c’est bien.
Cela fait combien de temps que tu bosses dessus ?
Ludovic Ossard : Nous avons lancé l’idée il y a un an. Il nous a donc fallut toute une année de préparation.
Comment tu as obtenu Locomuerte si vite, ils ne jouent pas tout à fait dans la même catégorie que les autres groupes sans vouloir vexer personne ?
Ludovic Ossard : A la base, cela devait être Recueil Morbide que j’avais vu au Motocultor Festival, un putain de coup de cœur. Ils ont du annuler pas longtemps avant le festival pour des raisons de santé, il a fallu donc les remplacer. J’ai fait une sorte d’appel d’offre auprès des groupes, mais c’est compliquer de trouver une tête d’affiche une semaine avant la date. Et Locomuerte a répondu assez rapidement, ils étaient motivés, les conditions leur convenaient. D’autres organisateur m’avaient dit « Vas-y, ce sont des mecs cool et ça joue bien ». Nous sommes donc parti sur eux et je ne regrette pas du tout ce choix car c’était vraiment bien.
Au final, tu es content ?
Ludovic Ossard : Super content, tout le monde à bien joué son rôle, l’équipe, les bénévoles, le public, tout le monde était là, donc que du positif !
Tu remets ça l’année prochaine ?
Ludovic Ossard : Oui, et nous espérons proposer un festival encore mieux avec plus de groupes, plus de moyens, plus de tout quoi !
La date est déjà retenue pour le 30 septembre 2018. On vous en reparlera d’ici là.

Texte / Interview & photos : © Christophe Favière (Stof) pour boosteleson.com

 

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