Pain of Salvation + Port Noir

Le Divan du Monde (Paris) le 11 avril 2017

 

Ce soir on se fait un divan complet … Pour toutes les personnes ayant déjà vécu cette sensation, cela signifie, sueur, chaleur, bonne ambiance et pas beaucoup de boissons (le rad étant très difficile d’accès du coup !)

Enfin bon, un divan complet avec Port Noir (d’origine suédoise comme le nom du groupe ne l’indique pas !) et Pain of Salvation (également suédois que l’on ne présente presque plus !)

Ouverture des portes à 18:30, la salle se remplit de bas en haut, petit à petit sachant que le début du concert est à 19:30, j’ai le temps de me prendre un petit lait fraise menthe comme à mon habitude et de voir la foule de tous âges arriver  (il y a même une petite choupinette de 4 ans avec casque de protection et t-shirt Pain of Salvation). On approche de l’heure fatidique et l’on commence déjà à se sentir comme dans un cocon de metalleux bien compact.
19:35, le chanteur de Port Noir monte sur scène avec un micro afin de tester sa voix, petit souci technique, bilan on perd un quart d’heure, mais ça arrive !
19:45 À ce moment-là, ne connaissant pas du tout le groupe, je m’attendais plus à un trio breton avec bigoudènes, mais au moment où je vous écris j’ai fait mes recherches ! Port Noir (également le nom d’un lieu sur la rive gauche du Lac Léman à Genève en Suisse) monte enfin sur scène, ce trio suédois de Metal Progressif créé en 2011 commence a chauffer la foule doucement, le chanteur lead/guitariste prend le premier pas sur ce set qui durera 45 min. Un côté pop, Heavy assez technique, surprenant en émotions …
Andreas Wiberg à la batterie où Andreas Hollstrand à la guitare, moins transmetteur d’émotions, nous envoient quelques breaks bien sentis nous prenant souvent à contre pied au sein d’un titre, en bref, pas trop Smooth, un peu Dark et la foule du Divan du Monde ce soir est ravie. Une grosse pensée, sans pincement au cœur, car la dernière chanson est dédiée à leur bassiste décédé dont une photo, face au public, est posée à l’endroit où il aurait dû se trouver en leur compagnie ….

 

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Un peu secoué, mais toujours dans la bonne énergie transmise par Port Noir, on entame la seule et unique pause de la soirée, deux groupes à l’affiche ce n’est pas si habituel, mais on en profite tellement plus !

Je bataille un peu pour me frayer une place vers le bar et pour me replacer en faisant attention de ne renverser mon verre sur personne. Oui comme je l’ai dit, c’est serré ! Je rentre le ventre, déambule de droite à gauche et me voilà de retour à mon point de départ côté gauche de la scène… et on attend patiemment Pain of Salvation

Je ne saurais plus dire depuis combien de temps ils ne sont pas passés en France, mais ce groupe a vécu beaucoup de choses ces dernières années, maladie, départ de membres, rien de très facile, mais qui a priori n’enlève jamais le sourire du visage de Daniel Gildenlöw ! J’ai croisé des gens ayant d’ailleurs fait la date de Lyon le 7 avril dernier et qui attendaient leur retour avec une impatience rare .

Leur set débute sur les chapeaux de roues avec une technique qui leur est propre, du prog comme le Divan le réclame ce soir. L’énergie positive est juste dingue, ce chanteur pieds nus en jean, t-shirt, se met à tourner un peu dans tous les sens accompagné par Ragnar Zolberg au look (oserais-je dire) un peu plus glam ! On repèrera Léo Margarit le Français à la batterie caché derrière ses fûts affichant une joie non dissimulée et le sourire quasi permanent des membres du groupe avec leurs looks très différents, enchaînant les morceaux avec vigueur malgré la chaleur montante dans la salle. C’est certain, le chanteur a fait le meilleur choix vestimentaire du monde !  Nous avons eu le droit à un grand show et les fans affichent tous le même sourire que leurs idoles ce qui est probablement la meilleure façon de les remercier. Une fausse dernière chanson est annoncée, un petit rappel qui débute avec Daniel seul sur scène offrant un côté calme et reposant à tout le monde. Les dernières 15 minutes de set passent donc très vite, sous les cris et manifestations de joie du public. Je regrette simplement un manque de lâcher d’une petite culotte qui aurait très bien pu amener un point final à cette soirée ! Tout ce beau monde quitte la scène avec le même VRAI et indémodable sourire… on les reverra au Hellfest 2017.

Setlist : 1- Full Throttle Tribe, 2- Reasons, 3- Meaningless, 4- Linoleum, 5- A Trace of Blood, 6- Rope Ends, 7- Beyond the Pale, 8- Ashes, 9- Silent Gold, 10- On a Tuesday, 11- The Physics of Gridlock… 12- The Passing Light of Day.

 

Texte et Photos : © Lykh'Arts

 

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