Report live Papa Roach

l’Olympia / Vendredi 13 Octobre 2017


Retour à l’Olympia ce soir, armé de mon appareil photo pour les Californiens de Papa Roach, son charismatique chanteur Jacoby Shaddix et leurs millions d’albums vendus dans le monde. Une belle affiche pour conjurer un certain vendredi 13 parisien.
Le concert restera dans la veine de ce que sait faire de mieux le combo, un rock alternatif dans la pure tradition d’un Limp Bizkit ou d’un Linkin Park aux influences Hip Hop. Entre d’abord en scène le combo Waxx, qui réalisera une performance mitigée, malgré les efforts continuels du guitariste Benjamin Waxx pour affoler la foule. Mais peut-être n’étions-nous pas encore prêts à découvrir ce garçon au look certain, multi-instrumentiste et multifacette : sans mauvais esprit, nous avions plus le sentiment de participer à un bal de fin d’année d’une école traditionnelle américaine. Ou bien la prestation était-elle trop décalée pour la première partie de Papa Roach… Malgré tout, suite à Waxx, pause bière incontournable dans la moiteur de la salle avant la grand-messe tant attendue par un Olympia impatient et resté quelque peu sur sa faim. A l’entracte, un rideau à l’effigie de la pochette du dernier album « Crooked Teeth » masque la scène et les cerveaux sont en ébullition face à l’incertitude du décor à venir.

Waxx

Waxx

Waxx

Waxx


C’est enfin l’heure du tomber du rideau : apparition sous les hurlements d’une scène assez minimaliste avec une simple tenture Papa Roach en fond de scène et un mur de gros projecteurs qui nous apparaîtront par la suite aveuglants par moments face à un public trentenaire survolté. Une marche est installée sur le devant de la scène et donnera une position dominante à Jacoby pour une communication plus intense avec son public. Le chanteur impose dès les premières notes une présence impressionnante et confirme qu’il est bien le front man incontestable depuis 1993 de ce combo toujours survitaminé. Pourtant le concert prendra de l’intensité et de la justesse au fil des morceaux pour une fin de show aux saveurs de perfection. Jacoby assure seul toute l’animation scénique, le fait très bien et les tubes (voir set list) vont s’enchaîner à la vitesse grand V, tel « Getting Away With Murder », tube incontestable du set, et il suffit de voir le public balancer, lever les bras à l’invitation de Jacoby pour comprendre le lien si particulier entre le combo et ses fans. La salle bénéficie d’un son clair et puissant et agrémenté d’un joli travail de light multicolore et de stroboscope. On peut sentir l’émotion de Jacoby lors du titre « Forever », qu’il enchaîne sur « In The End » de Linkin Park en hommage à Chester Bennington : bras et micro tendus vers le ciel, il entre en communion avec son auditoire pour un moment d’émotion à fleur de peau ; en chef d’orchestre classique il fera chanter la foule en liesse à tue-tête.
Anecdote : lors du titre « Traumatic », Jacoby nouera son foulard autour du front en guise de bandeau et petite blague gestuelle du crane kick (coup de pied de grue) en référence au film « Karaté Kid » ! Et en fin de morceau fera agenouiller la foule avant une remonter pour un bond magistral suivi de sautillements de bonheur. Une prestation au millimètre ce soir pour un groupe prenant de la bouteille et emmenant avec lui ses premiers fans à travers une musique joyeuse et pleine de mélancolie. Bravo Mr Jacoby (Dakota) Shaddix pour votre énergie à la fleur de l’âge de vos 41 ans !

 

Texte & photos : © Hugues Chantepie pour boosteleson.com

Merci à Olivier de Réplica Promotion / VeryShow

 

Papa Roach : Setlist : 1- Crooked Teeth, 2- Getting Away With Murder, 3- Between Angels and Insects, 4- Face Everything and Rise, 5- Geronimo, 6- Born for Greatness , 7- She Loves Me Not, 8- Scars, 9- Periscope, 10- Gravity, 11- Song 2 (Blur), 12- Traumatic, 13- Forever (with a snippet of "In the End" by Linkin Park), 14- American Dreams, 15- Lifeline, 16- Help, Encore :17- None of the Above, 18- Blood Brothers, 19-Dead Cell, 20- Last Resort, 21- ...To Be Loved

 

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