Report live Pleymo / Pogo Car Crash Control

Le 31 mars 2018 à l’Olympia avec W Spectacle


Pleymo est de retour, Pleymo est dans la place et la jeunesse ayant un peu vieilli va tout de même tout « Péta » ce soir, souvenir oblige. Le combo investit deux soirs sur la capitale pour fêter ses 20 ans d’existence, malgré une inactivité entre 2007 et 2017 ayant laissé orpheline toute une génération s’étant reconnue à travers la Team Nowhere et leurs potes d’Enhancer, Wünjo ou AqME. Après les avoir vus au Trianon pour le plaisir avec ma fille pour nous remémorer des souvenirs complices d’il y a plus de dix ans, je me dirige donc vers l’Olympia pour leur deuxième date parisienne et figer quelques souvenirs avec mon fidèle complice, Mr Canon ! Une fois arrivé devant la salle mythique, la ferveur des années 2000 n’est pas de rigueur, mais je ne suis pas inquiet car les adolescents ont grandi et sont moins adeptes à passer des heures devant les grilles ! J’entre donc dans le long couloir me menant dans les entrailles de l’Olympia pour retrouver les membres originels de Pleymo au complet, un peu vieillis, mais toujours avec autant de ferveur et de niaque. J’approche donc du Pit, la salle est presque vide et après la date furieuse au Trianon je suis tout de même un peu inquiet du peu de monde en ce début de soirée. Ce soir en première partie, je suis un peu déçu de ne pas pouvoir revoir Vegastar afin de me faire un kiff photo avec cette petite madeleine de Proust me rappelant de nombreux souvenirs dont vous vous foutez totalement ! Nous aurons donc droit en remplacement à un groupe de jeunes loups qui monte Pogo Car Crash Control et leur Punk Garage vénère, le tout en Français. Les premières notes de l’Olympia seront donc interprétées ce soir par Olivier au chant / guitare, Louis à la batterie, Simon à la guitare et Lola à la basse accompagnés de leur dernier opus « Déprime hostile », tout un programme. C’est parti pour un set surexcité, énervé, bruyant, saturé sans temps mort et dans l’urgence. Le tout est un peu brouillon, l’énergie punk est bien là, mais n’est-il pas trop tard ? Non, apparemment pour une certaine jeunesse ayant l’air d’adhérer à ce bouillonnement musical chargé d’histoire, mais un peu trop théâtral. L’Olympia ne sera pas en furie ce soir pour ce set énergique, Olivier fera pourtant une tentative d’approchement à la barrière sans grand répondant et tentera de tendre le micro pour une reprise en cœur, mais la jeunesse dans l’arène pour tout péta de Pleymo a visiblement pris un coup de vieux sur la caboche et reste ancrée dix ans en arrière ! Pogo Car Crash Control sera tout de même salué comme il se doit par ce « vieux » public aimant les madeleines et Proust !


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Petite pause, petite bière pendant le changement de plateau avant d’attaquer les véritables hostilités. Stupéfaction, désormais l’Olympia est archi blindée pour cette deuxième date, retour réussi pour le combo ayant assurément marqué par leur musique toute une génération. Je suis donc prêt avec Mr Canon au sein du pit photo et derrière moi ça ronronne dangereusement ! La sécu s’installe pour parer aux premiers slams. Extinction des feux, la lumière se fait sur Davy Portela à la guitare pour les premières notes de « United Nowhere » (Episode 2: Medecine Cake / 2002), suivra Benoît Julliard à la basse et Mark Maggiori apparaît enfin, le titre est désormais lancé, il aura fallu 30 secondes pour que l’Olympia ressemble à un gigantesque trampoline, hurlant de plaisir retrouvé. Les souvenirs sont bien présents dans la tête de chacun et tous ont rajeuni de 15 ans en l’espace de quelques secondes, vraiment plus efficace qu’un lifting ! Les premiers slams et pogos font leur apparition, sans aucun doute Pleymo déclenche toujours autant de ferveur parmi ses fans. Comme à son habitude Frank Bailleul aux platines descend mettre le feu en front de scène, épaule Mark au chant et harangue le public pour encore plus de ferveur. Le set reflète à merveille les quatre albums de Pleymo (Voir setlist) et que dire du choix des titres, pas grand chose pour tout fan du combo, rien à jeter, tous sont à vivre et à chanter. On peut tout de même signaler la folie furieuse qui s’instaure dans l’arène avec le titre phare de 2002 « Tout Le Monde Se Lève » et ce refrain mythique aux paroles encore d’actualité ce soir au vu du déchainement incontrôlable de tous ces trentenaires « Ah ah tout le monde se lève / La génération hardcore prend la relève / Ramène toi, avec les tiens gars / P.L.E.Y.M.O. fou le barda ». C’est vrai, c’est juste le gros bordel comme à la grande époque et c’est tellement bon de pouvoir à nouveau exorciser sans violence ses pulsions bonnes ou mauvaises dans un esprit bon enfant et fraternel, l’esprit Team Nowhere est bien de retour pour reformer une grande famille. Pas besoin d’énumérer chaque titre, ça bouge, ça saute, ça hurle, ça chante aussi bien sur scène que dans la salle et l’effet miroir est surprenant. Avant le rappel, la surprise du chef, petit duo avec Enhancer et l’un de ses titres phares « Hot » (Album « Electrochoc » d’Enhancer de 2006), ambiance potes et partage à volonté en prime ! Suite à une courte pause, le retour sur les planches se fait avec « Blöhm » issu de ((Keçkispasse?) de 1999 et un mystérieux rituel va se mettre en branle, pièce maîtresse des concerts de Pleymo, le fameux Braveheart pour le plus grand bonheur des « vieux » fans et une fois de plus la sueur dégouline et mouille la moquette ce soir ! Notre machine à remonter le temps terminera son effet magique sur le titre « Zephyr » judicieusement choisi à l’écoute de ces simples mots, pourtant de 2006, mais aux résonnances tellement actuelles : «…Quand le monde te hait… Debout! Tiens toi debout… / Prépare le compte à rebours / Des rafales t'encouragent à dire "non!"… / Serre les poings, casse les liens / Et tiens toi / Debout! Tiens-toi debout… ». Et si l’on prenait de nouveau la relève en se tenant debout, Pleymo est revenu dans la place alors Messieurs ne nous laissez pas tomber de nouveau pendant dix ans !

Texte et photos : © Chantepie Hugues / boosteleson.com / Merci a Cyrielle de W Spectacle

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