Powerwolf / Epica

Organisateur : VERYSHOW Productions - Nuclear Blast - Le Zenith (Paris) le 4 février 2017

 

Soirée mémorable au Zénith de Paris !

Les Allemands de Powerwolf, rois du Power Metal speed saupoudré de heavy, apparaissent après diverses ombres chinoises, le rideau noir tombe sous les yeux ébahis des spectateurs du Zénith de Paris. Nous allons assister à une véritable identité aussi bien visuelle que musicale. La mise en scène est magistrale, les décors se succéderont durant le set, grande cathédrale en ruine, champ de bataille orné d’une figure de loup-garou et vitraux colorés. Les effets de pyrotechnie ne seront pas en reste, jets flamboyants de fumées, de lumières et feux recouvrant la scène, une estrade au décor de vieux mur où le claviériste Falk Maria Schlegel s’accorde deux synthés en forme de phénix gigantesques lui permettant d’interagir sur toute l’immensité des planches et de réaliser de nombreuses descentes théâtrales en avant-scène, sans oublier la batterie plutôt classique dans cette affluence de décors. L’entrée des loups s’opère sur l’intro « Lupus Daemonis » du mythique album « Lupus Dei ». Comme à l’accoutumée, l’entrée des cinq membres se fait sous un flot d’applaudissements, sans conteste beaucoup se sont déplacés pour ces gothicos furieux. Aimer ou non leur musique, voir Powerwolf est assurément plus que cela, costumes aux sources indéfinissables, maquillages blafards, pyrotechnie, tout est là pour penser la musique différemment et s’approprier la chaleur ambiante. Comme par magie, le public chante en harmonie, les bras levés avec cornes du diable et quelques slams timides. Attila Dorn au chant et en maître de cérémonie, tiendra en gourou le Zénith à l’unisson avec de nombreux jeux de voix participatifs. Le meilleur exemple sera sur « Armata Strigoi » durant plus de trois minutes en début de morceau pour reprendre le jeu en fin de titre et de s’exclamer au public « Fantastique ! » par tant d’osmose. De nombreux « Mes amis, mes amis ! » engendreront des cris de satisfaction lors de cette grand-messe. Matthew Greywolf avec ses leads de guitare nous ravit avec ses nombreuses grimaces et interagit efficacement avec les premiers rangs, sans oublier Charles Greywolf en binôme efficace. Un régal pour les yeux et les oreilles avec un son à la hauteur au travers des contes et légendes de loups-garous et d'histoires religieuses. Comme le dit si bien Attila Dorn en fin de set « Etes vous possédés, êtes vous possédés ! » oui nous le sommes ! « Fantastique ! »

Setlist POWERWOLF : 1. Blessed & Possessed, 2. Army of the Night, 3. Amen & Attack, 4. Coleus Sanctus,  5. Dead Boys Don't Cry, 6. Sacred & Wild, 7. Armata Strigoi, 8. Let There Be Night , 9. Resurrection by Erection, 10. Werewolves of Armenia, 11. We Drink Your Blood, 12. Sanctified With Dynamite, 13. In the Name of God (Deus Vult), 14. Lupus Dei


Deuxième salve de la soirée, les très attendus Néerlandais d’Epica investissent les planches avec leur Metal Symphonique pour la dernière date de leur tournée européenne promotionnelle de leur album « The Holographic » dans un Zénith sold out. Le set s’ouvre sur l’intro « Eidola » sous des lights bleus suivi par « Edge of the Blade » sous les jets de flammes, de fumées et les hostilités débutent sous les cris hystériques de la foule qui redoublent lors des premières notes de Simone Simons toute habillée de noir pour ce début de concert. On ne va pas se mentir, l’entrée en matière scénique au niveau des décors reste en dessous de Powerwolf, mais nous serons vite rassurés sur la suite du spectacle. Epica nous servira huit titres du dernier album traitant des différences entre réalité virtuelle et réalité. Le combo à coups de headbanging portera leur musique au plus près des fans médusés par la leader à la chevelure rouge et par sa performance vocale un peu endeuillée sur les premiers titres par apparemment des petits problèmes techniques.  Mais tout s’arrangera, la complicité, l’osmose est totale comme à son habitude entre les musiciens très mobiles à l’exemple de Simone s’approchant de chacun amoureusement et les échanges de sourires ne pourront nous faire dire le contraire. La maîtrise et les growls de Mark Jansen sont un véritable bonheur venant contrer, appuyer la voix fluide de Simone et Isaac Delahaye en virtuose avec ses solos de guitare jouissifs arpente la scène avec frénésie. On notera parmi cette prestation magistrale, la traditionnelle mer de lumière à la demande de Simone simulée grâce aux flashs des téléphones portables sur « Once Upon a Nightmare » et balancés de droite à gauche à la demande du claviériste Coen Janssen en début de titre avec son célèbre clavier en arc de cercle en bandoulière, très joli moment de partage. Petite introduction de la Marseillaise sur « Sancta Terra » reprise en cœur instantanément par le public du Zénith. Une explosion de paillettes en avant-scène en fin de spectacle sur « Consign to Oblivion » recouvrira un public fidèle et comblé par tant de communion et de bonheur. Epica reste une des meilleure représentation d’un metal symphonique à son apogée. Une soirée à la réussite incontestable avec ces deux groupes à l’envergure internationale et au spectacle visuel complet. Merci à Veryshow et à Nuclear blast pour cette affiche et son concert mémorable au Zénith de Paris.

Setlist EPICA : Intro. EIDOLA, 1. Edge of the Blade, 2. A Phantasmic Parade, 3. Sensorium, 4. Universal Death Squad, 5. Divide and Conquer, 6. Storm the Sorrow, 7. The Essence of Silence, 8. The Obsessive Devotion, 9. Ascension - Dream State Armageddon, 10. Dancing in a Hurricane, 11. Unchain Utopia, 12. Once Upon a Nightmare, 13. Sancta Terra, 14. Beyond the Matrix, 15. Consign to Oblivion

 

Textes et Photos : © Hugues Chantepie

 

 

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