Report live Psykup + Atlantis Chronicles…

Le 23 février au Trabendo / Paris


Voilà une soirée qui s’annonce riche en émotions. Malgré une tentative avortée de concert en décembre dernier pour raison médicale, les Psykup sont enfin de retour à Paris. Après avoir affronté le froid glacial de cette fin février, le public commence gentiment à se regrouper dans l’enceinte du Trabendo. Ce soir, trois groupes vont se partager la scène, trois ambiances, et trois styles différents.


Les premiers à ouvrir les hostilités sont les Parisiens de Dysfonctionnal By Choice qui ont répondu présents à l’invitation de Pykup. Formé en 1995, le groupe revient cette année avec un nouvel album « Atomic Clock ». Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils mettent une belle énergie à le défendre. Leur Metal Alternatif bouscule les codes et va chercher du côté de Tool et Faith No More pour ne citer qu’eux. Ils cultivent avec brio une certaine idée du Metal Expérimental. C’est souvent lourd et mélodique, mais aussi plus Punk à d’autres moment. Le public commence à peine à se réchauffer que les quatre laissent la place aux Franciliens d’Atlantis Chronicles.


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Changement d’ambiance donc pour le show des Seine et Marnais. Atlantis Chronicles balance son Modern Death Metal coloré à pleine puissance. Le public commence à être de plus en plus dense et la température a clairement monté d’un cran. Pour son dernier concert sur Paris avec Antoine au chant (il a annoncé son départ il y a peu de temps), le groupe n’a pas pour autant l’intention de se la jouer triste. C’est avec une énergie et une rage de tous les instants qu’ils ont l’intention de retourner le Trabendo. Et cela fonctionne plutôt bien. Alex et Julien sont impériaux à la guitare, Simon se déchaîne sur sa basse, quant à Sydney, il reste bluffant de facilité derrière ses fûts, et même Antoine, que je trouve habituellement un poil monocorde, arrive à trouver des variations dans sa voix qui transcendent les morceaux. C’est propre et carré, il n’y a rien à dire, et je reste fasciné par le décalage entre leur banane sur scène et la violence de leur musique. En trente minutes, ils se sont mis le Trabendo dans la poche.

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Nouvelle pause bière et le concert de Psykup va commencé… Ou pas ! Un petit problème technique avec la musique d’intro va contrarier l’arrivée des Toulousains. Mais qu’importe, il en faut plus aux trublions du Metal pour se déconcentrer, et c’est armé de chemises hawaïennes et de lunettes de soleil que le gang envahit la scène. Et cela commence sur les chapeaux de roues avec « Violent Brazilian Massage » premier titre de leur excellent dernier album « Ctrl + Alt + Fuck ». Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, c’est un joyeux bordel qui envahit le Trabendo. Ça slame, ça pogote, dans tous les sens, et il devient difficile de pouvoir s’approcher de la scène pour faire des photos. À l’audace de leur mélange des genres, les Psykup ajoutent un sens de la dérision et une volonté farouche de ne surtout pas se prendre au sérieux. Les vannes fusent aussi vite que le pet de l’hippopotame sur la pochette de l’album. Visuellement, les lights sont juste magnifiques et peu habituelles pour un concert de ce type. On en prend pleins les yeux et plein les oreilles. La proximité avec le public fait plaisir à voir. C’est un réel échange entre les fans et le groupe. Avec leur nouvel album, les Psykup reviennent en forme et ont bien l’intention de tout retourner sur leur passage sans trop se prendre au sérieux. Et vu le spectacle proposé ce soir, et l’état liquide du public (et du groupe) à la fin du concert, il y a de grandes chances pour que la formule soit la bonne. Alors si vous voulez passer une bonne soirée, surveillez s’ils ne passent pas du côté de chez vous.

Texte et photos : © Christophe Favière / boosteleson / Merci à Atlantis Chronicles pour l’invitation

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