Report live Tambours du Bronx / Acyl

Le mardi 20 mars 2018 à la Machine du Moulin Rouge (Paris) avec ACCESS LIVE  


Bienvenue à Ostara, fête païenne ou Pagan célébrant l’équinoxe du printemps, le début des bourgeons ou la sève qui monte… mais ce soir à la Machine du Moulin Rouge (Paris) ce ne sera pas le domaine de Wicca, mais bien celui d’Acyl (Metal Ethnic / Franco Algérien) et des Tambours du Bronx (Percussions Urbaines / Français).

19h00 précises, c’est l’ouverture des portes, nous avons 30 minutes avant que le premier groupe ne fasse son apparition. En quelques minutes, on se rend compte d’une chose, la population de ce soir n’est pas coutumière des concerts METAL parisiens. La salle se remplit par les côtés dans un premier temps et la fosse de la machine (plus communément terrain de guerre pour pas mal de concerts) apparaît plus comme une piste de danse où les gens s’installent sans trop se serrer et sans se bousculer. On ne va pas se mentir pour le coup ça m’arrange. Je vais pouvoir me faufiler à travers la foule sans trop de difficultés et cela m’évitera de faire du sport. J’en profite donc pour me balader à travers la salle sans être obligé d’être cantonné dans le coin habituel des photographes, côté gauche des escaliers près du bar ! Je deviens pénible avec mes explications, mais j’essayais de vous dépeindre le décor au mieux ! Parlons enfin musique !
19h55 Acyl entre en scène (les plus attentifs auront remarqué le time lapse de 20 min, mais bon quitte à être saoulant !). Le décompte habituel est projeté sur le fond de cette grande scène et l’on sent grandir l’impatience de la foule qui ne sera clairement pas déçue de ces 45 minutes de musique, de voyage et de fun. Il faut dire que les membres d’Acyl sont sympas - Hé oui, même le grand chauve - la communication, les échanges, les sourires et les quelques blagues ayant ponctué le set me font dire que c’est l’une de leur meilleure performance à ce jour. Malgré quelques soucis techniques qui vont les faire râler, hé oui, ça arrive ! Mais tout cela ne les a pas empêché d’atteindre leur but et nous en avons profité un maximum ce soir. Un partage entre eux, nous et les karkabous ! Les karkabous - non, ce n’est pas une insulte pour ceux qui auraient entendu caribou ou autre similarité auditive - ce sont les instruments de percussion idiophones du Maghreb (les castagnettes en métal !). Après les quelques pas de danse et les derniers rires de la foule (suite à la présentation des chevaliers du Bronx) Acyl quitte la scène en sueur et avec le sourire.

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La foule se meut doucement le long des escaliers pour atteindre le stand de ravitaillement, merch, boissons. Ils nous faut attendre jusqu’à 21h20, changement de plateau oblige, pour entendre gronder les tambours. Depuis 1987, ces gaillards de Nevers nous font vibrer les tympans et le coeur au rythme de leurs percussions tribales. Alors inutile de vous dire qu’avec autant d’expérience ils possèdent les compétences pour nous épater une fois de plus et nous en mettre plein les esgourdes !! « Weapons of Mass percussions » le nom de leur nouveau show me met presque la larme à l’oeil tellement le jeu de mots est bien trouvé entre guérilla urbaine et l’ampleur de ce que cela nous évoque. On se dit finalement que la présence de Franky Costanza, de Stef Buriez et de Reuno est clairement loin d’être anodine.

Je préfère le dire maintenant autrement je vais m’en vouloir de terminer ce report sur une note « maussade », je regrette le manque d’un certain « EXTREME » de l’album « MMIX » de 2009 au sein de cette playlist - oui je sais nouveau show etc. - mais pour les fans de la première heure ça manquait un chouia de mélancolie historique musicale faisant appel à nos stimulis les plus enfouis et nous faire rejaillir certains souvenirs passés à leur côté dans des concerts lointains. Enfin c’est juste pour faire mon relou une fois de plus ! De plus on le placerait où ? Qu’importe nous avons eu « Pneumothorax » et « Delirium » alors CA VA ! Et j’en rajouterais juste une dernière petite couche SEPULTURA aurait pu quitter sa scène (en concert à l’Élysée Montmartre au même moment, à 500 m !) et son public juste 5 mn et venir partager avec nous l’ouverture du concert (c’est vrai j’abuse un peu et j’en suis fier !)

La chaleur est montée crescendo, alors que tour à tour, les chanteurs se démènent sur scène avec la même fougue que les « tapeurs de bidon » et Arco au clavier nous fait profiter de tout son univers. Pas de guitare à la main pour Stef buriez (Loudblast) ce soir, ce sera un ptit bonnet accompagné d’une grosse voix mais sans moins d énergie. En ce qui concerne Reuno (Lofofora) - grosse image de ma jeunesse (les gens et leurs colliers à boule, etc., eh oui un petit souvenir perso !) – il apparaît moins dynamique, mais le partage de sa voix avec le public fait l’unanimité. Nous sommes obligés de profiter de chaque seconde tant ce show est bien monté, rythmé, structuré et avec de nombreuses ambiances musicales. Ça ne se raconte pas, Il faut le vivre tout simplement ! D’ailleurs nous sommes déjà au moment du rappel, les mailloches quelques peu abimés sont alors envoyés bouler comme des malpropres sur un coin de la scène, tandis que toute la troupe (+/- 18 personnes) quitte la scène en narguant la foule avec l’instrument de mesure du bruit affichant 99db et en lui faisant comprendre que le groupe pouvait clairement faire plus. À leur retour en s’en prend plein la tronche avec un duo de morceaux « Prodige » / « Rob zombie » terminant cette soirée ayant dégagé tellement de testostérone, de sueur et d’énergie au cm2 et pour une des rares fois où cela arrive, on quitte le concert avec le sourire et une patate de « ouf » ! Ouais, ce terme n’est pas évident à comprendre, mais parfois on a juste plus de mots !

Texte et photos : © Béranger Bazin pour Boosteleson.com
Merci à Manu et Cyril pour l’accréditation d’Access Live

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