The Amity Affliction / Report Live

Le Trabendo le 9 octobre 2018 avec Roadrunner



Direction Parc de la Villette à Paris pour atteindre la salle du Trabendo pour la tournée européenne de The Amity Affliction. La soirée risque d’être un peu longue avant le groupe vedette et les discours vont bon train sur les trop « cool »TAA ! Mais avant d’accueillir les Australiens, il faudra passer par trois jeunes formations que vous allez pouvoir découvrir en images :


Dream State et leur chanteuse CJ Gilpin, venus du Pays de Galles, mélangent Rock alternatif et Post-hardcore. La prestation est basique, mais efficace et confirme le succès d’estime qu’ils obtiennent sur les réseaux sociaux. CJ Gilpin est très mobile, harangue la fosse avec l’envie de réveiller les morts et un frémissement apparait auprès du public ce soir. Allez donc écouter leur nouvel EP « Recovery » et leur dernier single en ligne « New Waves ». Tout le monde parle d’un groupe « prometteur », je vous laisse donc vous faire votre propre jugement.


Endless heights a déjà inscrit son empreinte sur la scène australienne et dispose aujourd’hui d’une belle renommée nationale. Le temps est donc à l’export pour ce combo, son leader Joël Martorana et leur Metalcore / Rock alternatif. Armé de son nouvel album « Vicious Pleasure », le groupe combine avec dextérité lourdeur et habilité mélodique sur scène. Joël joue de ses cordes vocales avec conviction et maîtrise, mais son expression corporelle paraît bridée par l’étroitesse des planches du Trabendo. Ce groupe a incontestablement besoin de respirer avec plus d’espace pour s’exprimer corporellement ! Mon petit coup de cœur de la soirée !

Les Américains de The Plot In You (Metalcore / Rock alternatif) reviennent pour défendre un quatrième opus «Dispose » aux accents beaucoup plus pop. Un chant screamé, des riffs acérés, des samples et des ballades à l’accent pop donnent hélas un sentiment de déjà-vu. Malgré tout la prestation est bien calée et le chanteur, Landon Tewers, exécute ses compos sans faiblir et permet au set de prendre de l’ampleur. La salle paraît conquise et enfin prête à accueillir TAA… mais on ne va pas se mentir, quatre groupes pour une soirée avec les changements de plateau, c’est très très long parfois !

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Le combo australien investit les planches pour leur tournée européenne face à un Trabendo peu rempli, mais sous une ferveur enthousiaste des véritables fans venus découvrir en live Joel Birch au chant, Ahren Stringer à la basse et Dan Brown à la guitare. The Amity Affliction ouvre donc le bal sur « Drag The Lake » tiré de leur dernier album Misery. Malgré une formation ayant désormais des kms au compteur (formation 2003), le public reste très jeune et les beaux gosses font encore de l’effet face à l’adolescence présente pour leur physique et leur Post-Hardcore / Metalcore plutôt sage ! Six titres seulement du dernier opus sur douze feront partie de la setlist, peut-être un peu léger pour défendre un nouvel album un peu différent, sachant prendre enfin des risques, sur une tournée européenne. Qu’importe, les fans n’ont pas l’air d’être perturbés par l’orientation musicale plus Pop, Heavy rock des derniers morceaux en date donnant le tournis à bon nombre de jeunes demoiselles agrippées aux barrières du pit photo, les freinant dans leur ardeur à vouloir faire de gros câlins ! Le set est carré et millimétré manquant d’un peu de fantaisie, mais la setlist nous fait voyager à travers les meilleurs titres de 13 ans de carrière tels que « Chasing Ghosts » de 2012, en passant par « The Weigh Down » de 2014 ou bien « This Could Be Heartbreak » de 2016. Joel Birch au fil des années a pris une assurance certaine, aussi bien dans son jeu scénique que par sa voix claire ou growlée désormais assimilée en live. Une petite pause douceur avec le tube « All Fucked Up » déclenchant un chant à l’unisson au sein du Trabendo. N’oublions pas le rôle toujours aussi important d’Ahren Stringer à la basse dont les parties vocales sont parfaites et rajoutent un volume, une épaisseur indispensable à l’ensemble des titres. Le show se terminera sur « Pittsburgh » de 2014 dans l’échange et la communion avec l’artiste tant convoité. On pourra regretter un manque d’échange et de complicité entre les membres du groupe, retirant un peu de chaleur au show que l’on attend plus familial à la taille d’une salle à moitié remplie ou vide ! Un set plutôt réussi, sans tache, ni bavure de bière ! The Amity Affliction maîtrise son sujet, peut-être dans un créneau musical pour anciens adolescents devenus adultes depuis. Un mini virage est amorcé pour Joel Birch et ses acolytes avec Misery, mais lorsqu’un public grandit, la chose est difficile… À suivre… Nos Australiens tiennent leur futur dans la longueur du saut à venir, tel le Kangourou, leur avenir est dans leur poche !…

Textes et photos : © Chantepie Hugues / Merci à Valentin de Roadrunner

Setlist : 1- Drag The Lake, 2- Chasing Ghosts, 3-Shine On, 4- This Could Be Heartbreak, 5- Don’t Lean On Me, 6- D.I.E, 7- All Fucked Up, 8- Feels Like I’m Dying, 8- Holier Than Heaven, 9- Open Letter, 10- The Weigh Down, 11- Set Me Free / Encore : 12- Ivy (Doomsday), 13- Pittsburgh.

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