Report live The Melvins

2 Octobre à l'Alhambra avec L.A Factory



Ce soir direction l’Alhambra dans le 11ᵉ arrondissement pour les légendaires américains The Melvins en action depuis 1983 – ayant influencé toute la mouvance grunge - et leur leader charismatique Roger « Buzz » Osborne alias King Buzzo à la coiffure improbable à la Robert Smith. Leur dernier album « Pinkus Abortion Technician » est disponible depuis avril et apparait toujours aussi déjanté, ce qui nous promet un set entre punk dément, rock déjanté, noise ou Sludge metal, le tout à la vitesse d’un TGV les fenêtres ouvertes. Dès l’entrée en scène, la fosse de l’Alhambra s’exprime à gorge déployée lors de l’apparition de King Buzzo, l’animal n’a pas l’air très aimable, mais prêt à en découdre avec son instrument. Affublé de sa robe de bure verte entre prêtre et gourou de secte, dès les premières notes balancées, le zébulon King Buzzo sautille comme un cabri. L’animal est libéré et la cage me paraît bien petite par rapport au déploiement d’énergie s’exprimant sur les planches. L’esprit punk est bien présent en ce 2 octobre 2018 et ça groove à tout va. Le lion agite sa crinière, sort ses griffes et le concert explose comme une charge de dynamite sous le son lourd des deux basses présentent à la droite et à la gauche du père en la personne de Steven Shane McDonald au costard motifs rideaux de salon et Jeff Pinkus ancien membre du groupe punk américain Butthole Surfers. Ce sera donc un spectacle très énervé, plein de distorsions et de lourdeur groovy dans un Alhambra blindé en extase devant 35 ans de carrière revisitée en technicolor. À travers cette boulimie de sons nous pourrons apprécier "Honey bucket" grand classique tiré de l’album Houdini de 1993, les bras et les verres de bière sont tendus vers la bande de King Buzzo avec un sentiment de satisfaction. Deux basses sur les planches, ça gronde, résonne avec gravité et lourdeur aux oreilles, la guitare de King Buzzo crisse et les fûts et cymbales de Dale Crover martelés à tout va s’expriment avec force dextérité comme sur le titre « Evil New War God » (album The Bride Screamed Murder de 2010). La folie est à son paroxysme à travers slams et pogos. La jeune suédoise Åsa Söderqvist de Shitkid viendra conclure le show des Melvins avec le titre « Rebel Girl » (Bikini Kill cover) et s’offrira un slam pour la fin du show. Le best-of est terminé, la sueur ruisselle et les pieds collent, mais comme à son habitude, The Melvins a prouvé qu’il tient la barre haute après 35 ans de carrière et pas étonnant que ce combo d’exception était la référence d’un certain Kurt Cobain !

Texte et photos : © Chantepie Hugues

 

Merci à Charlotte de L.A Factory pour l’accréditation

 

 

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