TRIVIUM + SIKTH + SHVPES

Accréditation : Warner Music Group - Le Cabaret Sauvage (Paris)

 

Me voilà sur le chemin en direction du Cabaret Sauvage, salle atypique créée par Méziane Azaïche située dans le parc verdoyant de la Villette et en bordure de l'eau, ça a beau être sympa, ça reste le bout du monde ! Mais que ne ferions-nous pas pour assister à un concert de Trivium, groupe de Trash/Heavy Metal Américain depuis 2000, aujourd'hui adulé avec son leader charismatique Matthew K. Heafy, l'homme à la langue bien pendue ! Ils seront accompagnés en première partie par les combos SHVPES (Metal/Metalcore) dont le leader Griffin n'est autre que le fils d'un certain Bruce Dickinson (Iron Maiden!) et SIKTH (Metal/Metal progressif) construit autour de deux chanteurs Mikee Goodman et Justin Hill. L'entrée au Cabaret Sauvage reste toujours à ce jour magique, sous le chapiteau habillé de rouge, un univers circulaire nous invite dans un tourbillon, tables, banquettes en velours, parquet avec piste de danse invitant le public à créer lui-même le spectacle…

Bonsoir Messieurs Dames, le spectacle peut commencer !

Apparition sur les planches de SHVPES, même si Griffin est le fils de, force est de constater que ce Monsieur sait envoyer le bois, sa révolte, son engagement et son énergie sont impressionnants tel un Zébulon sautillant dans tous les sens sur une scène assurément trop petite pour lui. A l'oreille, beaucoup de similitudes avec Zack de la Rocha (Rage Against The Machine) dans le phrasé, ce qui est plutôt plaisant à l’oreille pour un photographe de ma génération. L'ensemble reste plutôt classique et les musiciens accompagnant cette petite bête de scène sont un peu en deçà de la performance. Mais force est de constater, en chauffeur de salle, la démonstration est plus que réussie. Le moment fort reste la descente de Griffin dans la fosse en cible centrale pour un Braveheart circulaire un peu violent sur le titre «Shapes ». La sauce est largement pimentée et les premières gouttes de sueur apparaissent lors de se set ! Retrouvons les avec plaisir au Hellfest en juin 2017 !

 

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Changement de plateau, pour donner la place à SIKTH, dans un style nommé le Djent dont Meshuggah est souvent considéré comme l'un des précurseurs. Une fois de plus, une énergie incroyable est insufflée, surtout par un certain Mikee Goodman sautillant, haranguant le public avec succès et réalisant pour l'occasion quelques sauts impressionnants sur les planches ! Le combo embarque, avec un rythme effréné, le public dans une certaine folie, grâce en partie aux cordes vocales affutées et aux échanges vocaux des deux leaders, techniquement aptes à gérer les nombreux codes vocaux du metal, du guttural au mélodique durant ce set. Impossible de se reposer et de s’apaiser ! Même sensation que lors de la prestation de SHVPES, les musiciens plus en retrait, tant la prestation des chanteurs est imposante et libère au public sous le charme un joli message de paix, vive l'humanité ! Les têtes ont bougé et les bras se sont levés ce soir sur la piste aux étoiles !

 

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Après deux premières parties loin d'être insignifiantes et ayant rempli le contrat à la perfection, force est de constater que la foule se rue vers le bar et dehors ruisselante de sueur après avoir reçu tant d'énergie positive. Bière, bière et encore bière, avant l’arrivée sur scène de la tête d’affiche ! Après une intro (“Run to The Hills” d’Iron Maiden) reprise en coeur par la foule, Trivium, aux 6 millions d’exemplaires d’albums vendus, apparaît et démarre le show sous les acclamations avec un de ses titres phare de 2005 pourtant bien pessimiste « Rain » ! Mais l’optimisme prendra le dessus et la suite du show ne fera que confirmer la puissance fédératrice du groupe et nous assisterons à un enchainement de tubes plus destructeurs les uns que les autres, mais tellement faciles d’écoute. Reprise en cœur de nombreux titres par de véritables fans ! L’alternance entre riffs speed et heavy donne une fois de plus de la richesse musicale à l’ensemble. Trivium aime Paris et le prouve avec brio, Matthew K. Heafy semble avoir un problème avec sa langue tellement celle-ci se retrouve en érection face à ce public en plein orgasme, Paolo Gregoletto et Corey Beaulieu joueront également un peu avec le public en front de scène avec des gestes de motivation. Le job est accompli par l’ensemble du groupe heureux d’être sur les planches, même s’il manque, à mon goût, un échange chaleureux entre les musiciens. Moment fort en fin de set sur « In Waves », Matthew fait accroupir le public avant de lancer le titre pour une levée de la foule en folie dès la première note et une fois de plus pogos, hurlements, bras levés et chant à l’unisson. La mélodie de Trivium reste au centre de leurs compositions et les fans ne s’y trompent pas en chantant à tue-tête, un véritable atout pour un sentiment de fête et de bien-être, merci Trivium pour ce cirque d’1h30 !

Setlist : Rain / Forsake Not The Dream / Down From The Sky / Rise Above The Tides / Entrance Of The Conflagration / The Deceived / Dying In Your Arms / Strife / Dusk Dismantled / Throes Of Perdition / Silence In The Snow / Pillars Of Serpents / A Gunshot To The Head Of Trepidation / Until The World Goes Cold / Pull Harder On The Strings Of Your Martyr / In Waves

 

Texte et Photos : © Hugues Chantepie

Merci à Valentin de Warner pour l'accréditation.

 

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